I.III - L’ARBALETE (apparut au XIe siècle)
L’arbalète date du 5e siècle avant J-C et fait sa
première apparition dans la Chine ancienne. Le principe même de l’arbalète est
similaire à celui de l’arc, la principale différence est que la corde n’est
plus maintenue par la force physique de l'arbalétrier, mais par une pièce
rigide appelée arbrier.
L'arc de l'arbalète
était tenu en position horizontale et le tir était déclenché par une détente
qui permettait de relâcher le ressort. Pour la charger, l'arme devait être
pointée vers le sol et maintenue en place avec le pied. Le ressort devait alors
être tiré vers le haut et vers l'arrière à deux mains ou à l'aide d'un cric.
Différents mécanismes
pour bander l'Arbalète.
Un bon archer pouvait
décocher une dizaine de flèches par minute.
Un arbalétrier, pendant le même espace de temps, n’envoyait guère
que deux carreaux ; obligé d’adapter le cranequin à son arme après chaque coup,
pour bander l’arc, non seulement il perdait beaucoup de temps, mais il perdait
de vue les mouvements de l’ennemi et était obligé, une fois l’arme bandée, de
chercher son but et de viser, mais sa flèche pouvait tuer à grande distance,
soit à 75 m. Son avantage résidait donc dans sa portée et dans sa puissance,
supérieure à celle de la plupart des arcs.
Mesures approximatives : longueur : 86cm,
largeur (arc) :58cm, poids 1.850 g
Le projectile lancé par
l'arbalète était une flèche spéciale*), plus courte que celle
utilisée par les archers. Cette flèche était équipée de quatre ailerons de
plume qui garantissaient sa stabilité et possédait une pointe métallique
acérée.
Au combat, les arbalétriers
portaient généralement un pavois destiné à les protéger pendant qu'ils
rechargeaient leur engin. Le pavois était un bouclier de grande taille
possédant des renforts en bois.
*) Les traits étaient appelés aussi
carreaux, en raison de la section carrée de leur pointe. Lorsqu’ils étaient
empennés, on les appelait VIRETON à cause de la rotation que l’inclinaison des
plumes leur imprimait pendant l’envol. Les carreaux mesuraient 30 à 32 cm de
longueur. Le fer était long de 75 mm Le diamètre du fut était de 17 à 18 mm
près du fer et de 12 mm au talon. Leur poids variait autour de 70 grammes. L’empannage
était composé de trois plumes disposées à 90° pour éviter le frottement sur l’étrier.
Source : L'arbalète
(mrugala.net) article JP Oppinger
I.IV -
L’ARC
Différents types d'arc
furent utilisés au cours du Moyen Âge : petit arc, arc composite et grand arc. Le
petit arc, assez maniable et facile à fabriquer, mesurait entre 90 cm et 1 m
20 de long. C'était le type le plus largement répandu et sa portée, sa
puissance et sa précision étaient assez moyennes. Un emploi véritablement
efficace exigeait une expérience et un entraînement non négligeables.
Un archer était muni d’un sac de cuir contenant deux ou trois
douzaines de sagettes ; au moment du combat, il laissait son sac ouvert à
terre, et gardait sous son pied gauche quelques flèches, le fer tourné à sa gauche
; sans les voir il les sentait ainsi, il pouvait les prendre une à une en abaissant
la main, et ne perdant pas le but de vue (point important pour un tireur) ;
un bon archer pouvait décocher une dizaine de flèches par minute.

Le grand arc (évoquant le "long bow" anglais)
en bois d'if*, d'érable ou de frêne portant à plus de 200 m. Il s'agissait
d'une arme d'une seule pièce de bois qui pouvait mesurer entre 1m70 et
2m10 et qui expédiait des flèches longues de 80 cm. Ces projectiles
possédaient une pointe large lorsqu'ils étaient utilisés contre l'infanterie
(il fallait transpercer et déchirer des armures de cuir) et une tête étroite
lorsqu'ils visaient des combattants en armure (il fallait dans ce cas
transpercer la cotte de mailles ou le métal des armures). Les hommes les plus
habiles pouvaient tirer six fois à la cible à la minute. L’arc était couramment
tiré avec des puissances de 45 à 54 kg, son usage était essentiellement pour
les guerres.
Les largeurs sont de 1,8
à 3 cm en tête de branche, de 3 à 4 cm en milieu de branche et de 5 à
6 cm au niveau de la poignée.
Sa section est circulaire au niveau de la poignée et en
forme de D aux extrémités.
* L'arc en If
présente cette particularité paradoxale d'être un arc simple,
façonné dans un matériau d'une seule pièce, et de se comporter comme un arc
composite. En effet, l'if est mis en forme de telle sorte qu'il comprend une
partie d'aubier au dos et une partie de cœur. L'aubier travaille en extension
et le cœur en compression. Leurs propriétés se complètent et confèrent à cette
arme des qualités balistiques bien supérieures aux arcs simples tirés d'autres
essences.
D’autres bois d'arc de substitution (par efficacité
décroissante : orme, frêne, noisetier, voire chêne) peuvent être utilisés,
mais au prix d’une perte notable d’efficacité.
La corde est un élément noble, elle est tressée en
lin, en chanvre ou en soie pour les plus sophistiquées. Il avait aux deux
extrémités de l’arc des poupées taillé dans le bois ou en corne rapporté pour
faire passer la corde d'arc.
Liens :
- Archerie
Médiévale (pagesperso-orange.fr)
- Les
archers du moyen age (archers-longwy.fr)
- l'arc
au moyen age - compagnie Sainte Hermine (over-blog.fr)
- les
armes du moyen age (alaporte.net) article JP Oppinger