vendredi 31 décembre 2021

Bonne année 2022

 

Los ciutadins souhaitent à tous les lecteurs du blog " Los Ciutadins" une Bonne année 2022 faite de bonheur et de joie et surtout que cette année qui arrive voit la disparition progressive de cette pandémie qui nous affecte depuis de trop longs mois.


Amicalement Anton

dimanche 19 décembre 2021

Samedi 18 décembre à la Cité de Carcassonne

 

Le Préau à la cité décoré, certes, mais avec peu de goût, un podium est toujours en place il devait probablement servir pour les officiels de la descente aux flambeaux qui fut hélas annulée pour cause de covid. Le contraste est saisissant entre les illuminations de la Bastide et celle du pôle touristique Carcassonnais.


Article de la Dépêche du Midi 18/12/21



Il est vrai aussi que les touristes en en cette fin d'année sont peu nombreux entre les murs de notre Cité.


La crèche de la Basilique Saint Nazaire à la Cité


lundi 29 novembre 2021

Sortie Citadine chez le Seigneur des Albarels

 

Une fois encore "Los ciutadins" se sont retrouvés chez leur ami citadin Jean Claude Loupia qui nous avait proposé un civet de lièvre et un lièvre à la broche. Comme d'habitude c'est avec grand plaisir que les amis d'enfance se sont réunis pour parler de tout et de rien,  pour passer un agréable moment de détente, de bonne humeur, oublier pour quelques heures les tracas quotidiens, pour le plaisir simplement d'être ensemble.




Tandis que les "hommes" s'occupent du feu et de la cuisson du lièvre, dehors, malgré le froid et la pluie, les Dames, elles prennent l'apéritif après avoir préparé la table, mis le couvert, fait cuire les tagliatelles, et  le civet.


Et l'apéritif fut conséquent.




 
Le maître des lieux, l'inénarrable Jean Claude, toujours heureux d'avoir une tablée importante d'amis, nous fait toujours des récits de son enfance passée dans l'épicerie familiale du grand puits. Dieu! que cela fait du bien de se remémorer cette période des années 50/60  où la vie était, quoi que l'on dise, bien différente de celle que nous vivons. Les personnages décrits de ce quartier avaient quelque chose d'émouvant et d'attachant, semblables aux personnages de M.Pagnol, que seuls les Citadins de cette époque peuvent connaître.








vendredi 26 novembre 2021

mercredi 10 novembre 2021

Les armes de siège offensives

 


III. LES ARMES DE SIEGE OFFENSIVES

LA BALISTE - L’HÉRITAGE DE LA LÉGION ROMAINE

Les armées romaines avaient développé des engins principalement, mais non exclusivement*, destinés à la guerre de siège. Certains ont perduré pendant le Moyen Âge, mais leur conception à base de tension et de torsion les rendait fragiles aux aléas climatiques, de sorte qu’ils n’ont été principalement utilisés que sur les théâtres d’opérations méridionaux et orientaux.

LA BALISTE a connu différentes versions permettant de lancer de lourdes flèches, des projectiles sphériques ou des quartiers de roche, chacune d’elles baptisées d’un nom particulier : catapulte, onagre, scorpion, …




Son fonctionnement est basé sur une combinaison de ressorts à torsion et de ressorts à tension (arc) agissant sur un fléau (verge). La course du fléau, bloquée brutalement en position verticale par une traverse, accroît la force de propulsion. Le tir est réglé par des amortisseurs de peaux ou de fourrures placés contre la face interne de la traverse. Plus le fléau atteint la verticale, plus le tir est tendu. La baliste, sauf dans sa version arbalète à tour, est définitivement supplantée au XIII° siècle par les engins à balancier.

* La légion romaine utilisait son artillerie en défensive comme en offensive, y compris sur les champs de bataille.


LES ENGINS À BALANCIER

 



Sous l’influence des Sarrazins lors de la ‘’Reconquista’’ en Espagne, puis lors des Croisades, l’artillerie médiévale se développe à partir de systèmes à balancier, rustiques mais puissants, autorisant le tir plongeant, par-dessus les murailles, tout autant que le tir tendu pour les abattre. Ils combinent effet de levier et effet de fronde.

Le levier est un fléau de bois (verge) qui, redressé brutalement sous une traction humaine et/ou l’effet d’un lourd contrepoids, entraîne dans sa rotation le projectile placé dans une fronde. Le fléau se termine par un système d’étriers articulés qui libère automatiquement les brides antérieures de la fronde lorsque la charge est positionnée dans le prolongement de la verge sous l’effet de la force centrifuge (dans l’axe du rayon de rotation).


 LES ENGINS A CONTREPOIS

III.I - LE MANGONNEAU

Il est apparu dans la première partie du XII° siècle. C’est une pièce qui combine contrepoids (huche fixe à l’extrémité de la verge) et traction humaine. Il disparait au XV° 




Le réglage du tir s’effectue par la traction plus ou moins vigoureuse des servants sur le contrepoids. Une traction forte augmente la force centrifuge appliquée au projectile et entraine l’ouverture plus rapide de la fronde. Le projectile s'élève plus haut pour une portée moins grande. Le projectile tombe à l’intérieur des murailles.

Une traction faible ou l’absence de traction entraine l’ouverture plus tardive de la fronde. 

Le tir plus tendu et de portée maximale permet de battre la muraille. Le groupement des tirs par un ou plusieurs engins sur un même point peut provoquer l’écroulement de celle-ci.


Dimension au sol

4,4 x 4,5 m

Hauteur

8,4 m

Poids total

< 10 tonnes

Portée

160 m

Projectiles

jusqu’à 100 kg

Cadence de tir

2 tir/h

Servants

12 + artisans

Le contrepoids fixe, dans le prolongement du mât, passe de l'horizontale à la verticale avec un déplacement irrégulier et brusque de la charge et la masse de terre ou de pierre contenue dans la huche du contrepoids finit toujours par se déplacer
provoquant des à-coups et des vibrations, ce qui influe défavorablement sur la précision du tir.

Pour remédier à ce défaut, les « ensgeniors » de l'époque ont articulé le contrepoids, appelé aussi huche, qui peut contenir jusqu'à 10 tonnes de terre ou de pierres :

III.II - LE TRÉBUCHET

Il est la première pièce à contrepoids articulé, apparu au XII° siècle.


L’emploi d’une huche articulée le rend beaucoup plus précis et stable que les autres engins. Il ne disparaitra qu’au cours du XVI° siècle, longtemps après l’apparition des bouches à feu. Deux ressorts (arcs de bois) bandés par le treuil arrière soulagent l’effort des servants

Dimension au sol

9,9 x 4,5 m

Hauteur

16.5 m

Poids total

15 à 20 tonnes

Portée

220 m

Projectiles

80 à 140 kg

Cadence de tir

1 à 2 tir/h

Servants

60 (art.inclus)

pour abaisser la verge avec le treuil avant. La portée et la trajectoire du projectile sont déterminées par la longueur des brides de la fronde et la longueur du sous tendeur, corde double reliant la fronde à la verge destinée à ouvrir la fronde lorsqu‘elle est tendue (anticipant le passage de la fronde dans le prolongement de la verge).

 

III.III - LE COUILLARD, nommé aussi biffa, apparait au XIV° siècle.


C’est une variante plus petite et plus compacte du trébuchet dont le contrepoids est constitué de deux huches articulées, d’où son nom. Les huches articulées facilitent le 


service de l’arme et permettent d’augmenter la cadence de tir.

 Dimension au sol

2,50 x 5m

Hauteur

8,40 m

Poids total

< 3 tonnes


Portée

180 m

Projectiles

30 à 80 kg

Cadence de tir

10 tir/h

Servants

4 à 8

 

 

 

  Source : Microsoft Word - Fiche Art Moyen Age.doc (musee-du-genie-angers.fr)

 

 OBSERVATIONS :

1)      Ces engins, en particulier le mangonneau et le trébuchet, exigeaient des délais importants de construction et de préparation des plateformes de tir.

Une fois les pièces en batterie, il était difficile de les réorienter et surtout de changer de position. L’installation, comme le tir, étaient l’affaire de spécialistes, ingénieurs et artisans, car les contraintes imposées aux engins pouvaient conduire à de graves accidents en cas de fausse manœuvre (ébranlement et rupture des assemblages, chute accidentelle du projectile).

L’efficacité de l’artillerie mécanique assure généralement le succès des sièges, de sorte que la chevalerie perd progressivement sa prééminence au profit des spécialistes.

2)      Ces machines sont utilisées jusqu'au XVI° siècle alors que l'artillerie à poudre a fait son apparition au siège de La Réole au début de la guerre de Cent Ans entre Anglais et Français en 1324.

Mais si les balistes continuent d'avoir les faveurs des chefs de guerre pendant encore deux siècles, c'est que la mauvaise maîtrise de la poudre rend la précision et la cadence très aléatoires. Des résidus de poudre incandescents restent dans le tube, demandant une attente d'une heure entre chaque chargement. De plus, la poudre est très chère.


III.IV - LE BÉLIER COUVERT




Le bélier consistait en une longue poutre armée d'une tête de fer à son extrémité antérieure, suspendue en équilibre horizontalement à des câbles ou des chaînes, et mue par des hommes au moyen de cordes fixées à sa queue. En imprimant un mouvement de va et vient à cette pièce de bois, on frappait les parements des murs, que l'on parvenait ainsi à disloquer et à faire crouler.

Les hommes étaient abrités sous un toit. L'engin était posé sur des roues.

Les assiégés cherchaient à briser le bélier au moyen de poutres qu'on laissait tomber sur sa tête au moment où il frappait la muraille ; ou bien ils saisissaient cette tête à l'aide d'une double mâchoire en fer qu'on appelait loup ou louve.


III.V - LE BEFFROI




Les beffrois étaient souvent façonnés avec des bois verts, coupés dans les forêts voisines des lieux assiégés, ce qui rendait leur destruction par le feu beaucoup plus difficile.
Posé sur 4 roues et mus au moyen de cabestans montés dans l’intérieur même de l'engin, ces lourdes machines avançaient à l'aide de câbles, d'ancres ou de piquets.
Le fossé au pied des remparts étaient comblés en laissant une légère pente pour entrainer le beffroi qui s'appuiera sur la muraille. On ouvre le pont et voilà les assiégeants entrent dans la ville. 

III.VI - LE TRÉPAN

Pièce de bois ronde munie d’une pointe métallique, qu’on enfonce entre les pierres en la tournant soit à l’aide de leviers ou à l’aide d’un archet pour déceler les pierres de parement


Article de JP Oppinger







dimanche 7 novembre 2021

La Cité en Novembre


 




lundi 1 novembre 2021

Armes de siège défensives

 

II.I - LA PIERRIÈRE fait son apparition en Europe au XI° siècle.

C’est une arme défensive, à traction humaine, utilisée depuis le haut des remparts, souvent servi par des femmes.


La verge est prolongée par une fronde dont l’ouverture intervient lorsque le fléau vient frapper violemment le butoir.

Dimension au sol

2,5 x 2,5 m

Hauteur

8 m

Portée

80 m

Projectiles

 

Cadence de tir

1 tir/min

Servants

8 à 16

 

 





LA BRICOLE

est un perfectionnement apparu au XII° siècle.

Sculpture d’un chapiteau de la cathédrale de Carcassonne représentant un engin de siège. En raison de la présence d’un contrepoids, il s’agirait d’une bricole et non d’une pierrière.

Portée

50 m

Projectiles

10 - 30 kg

Cadence de tir

1 tir/min

Servants

20

Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1056644




II.II - LE CORBEAU DE CRÉNEAUX

Grande perche équipée de griffes à son extrémité et balancée de gauche à droite pour saisir un ennemi en contre bas, et l’empêcher de s’approcher ; l’engin est mobile sur le chemin de ronde, composé par un châssis équipé de roues, un mât vertical et la perche articulée par des cordes




II.III – LE LOUP

Machine montée sur un châssis équipé de roues, se déplaçant sur le chemin de ronde ; c'est une grosse poutre suspendue horizontalement par des chaînes, qu'on laisse tomber par à-coups sur la tête du bélier : les gens à l'intérieur du bélier subissent des blessures, la chaîne à l'avant peut être cassé ce qui réduit à néant la fonction du bélier


II.IV – LA LOUVE

Engin plus important que le corbeau de rempart, équipé d’un autre type de crochet, énorme, formant un X articulé, pinces de fer ou doubles mâchoires, et servait à saisir la tête des béliers placés en dessous








dimanche 31 octobre 2021

L'arbalette, l'arc

 


 

I.III - L’ARBALETE (apparut au XIe siècle)

L’arbalète date du 5e siècle avant J-C et fait sa première apparition dans la Chine ancienne. Le principe même de l’arbalète est similaire à celui de l’arc, la principale différence est que la corde n’est plus maintenue par la force physique de l'arbalétrier, mais par une pièce rigide appelée arbrier.

 


L'arc de l'arbalète était tenu en position horizontale et le tir était déclenché par une détente qui permettait de relâcher le ressort. Pour la charger, l'arme devait être pointée vers le sol et maintenue en place avec le pied. Le ressort devait alors être tiré vers le haut et vers l'arrière à deux mains ou à l'aide d'un cric.

Différents mécanismes pour bander l'Arbalète. 



Un bon archer pouvait décocher une dizaine de flèches par minute.

Un arbalétrier, pendant le même espace de temps, n’envoyait guère que deux carreaux ; obligé d’adapter le cranequin à son arme après chaque coup, pour bander l’arc, non seulement il perdait beaucoup de temps, mais il perdait de vue les mouvements de l’ennemi et était obligé, une fois l’arme bandée, de chercher son but et de viser, mais sa flèche pouvait tuer à grande distance, soit à 75 m. Son avantage résidait donc dans sa portée et dans sa puissance, supérieure à celle de la plupart des arcs.

Mesures approximatives : longueur : 86cm, largeur (arc) :58cm, poids 1.850 g

Le projectile lancé par l'arbalète était une flèche spéciale*), plus courte que celle utilisée par les archers. Cette flèche était équipée de quatre ailerons de plume qui garantissaient sa stabilité et possédait une pointe métallique acérée.

Au combat, les arbalétriers portaient généralement un pavois destiné à les protéger pendant qu'ils rechargeaient leur engin. Le pavois était un bouclier de grande taille possédant des renforts en bois.

 

*) Les traits étaient appelés aussi carreaux, en raison de la section carrée de leur pointe. Lorsqu’ils étaient empennés, on les appelait VIRETON à cause de la rotation que l’inclinaison des plumes leur imprimait pendant l’envol. Les carreaux mesuraient 30 à 32 cm de longueur. Le fer était long de 75 mm Le diamètre du fut était de 17 à 18 mm près du fer et de 12 mm au talon. Leur poids variait autour de 70 grammes. L’empannage était composé de trois plumes disposées à 90° pour éviter le frottement sur l’étrier.

 

Source : L'arbalète (mrugala.net) article JP Oppinger


I.IV - L’ARC

Différents types d'arc furent utilisés au cours du Moyen Âge : petit arc, arc composite et grand arc. Le petit arc, assez maniable et facile à fabriquer, mesurait entre 90 cm et 1 m 20 de long. C'était le type le plus largement répandu et sa portée, sa puissance et sa précision étaient assez moyennes. Un emploi véritablement efficace exigeait une expérience et un entraînement non négligeables.

Un archer était muni d’un sac de cuir contenant deux ou trois douzaines de sagettes ; au moment du combat, il laissait son sac ouvert à terre, et gardait sous son pied gauche quelques flèches, le fer tourné à sa gauche ; sans les voir il les sentait ainsi, il pouvait les prendre une à une en abaissant la main, et ne perdant pas le but de vue (point important pour un tireur) ; un bon archer pouvait décocher une dizaine de flèches par minute.


Le grand arc (évoquant le "long bow" anglais) en bois d'if*, d'érable ou de frêne portant à plus de 200 m. Il s'agissait d'une arme d'une seule pièce de bois qui pouvait mesurer entre 1m70 et 2m10 et qui expédiait des flèches longues de 80 cm. Ces projectiles possédaient une pointe large lorsqu'ils étaient utilisés contre l'infanterie (il fallait transpercer et déchirer des armures de cuir) et une tête étroite lorsqu'ils visaient des combattants en armure (il fallait dans ce cas transpercer la cotte de mailles ou le métal des armures). Les hommes les plus habiles pouvaient tirer six fois à la cible à la minute. L’arc était couramment tiré avec des puissances de 45 à 54 kg, son usage était essentiellement pour les guerres.


Les largeurs sont de 1,8 à 3 cm en tête de branche, de 3 à 4 cm en milieu de branche et de 5 à 6 cm au niveau de la poignée.

Sa section est circulaire au niveau de la poignée et en forme de D aux extrémités.

* L'arc en If présente cette particularité paradoxale d'être un arc simple, façonné dans un matériau d'une seule pièce, et de se comporter comme un arc composite. En effet, l'if est mis en forme de telle sorte qu'il comprend une partie d'aubier au dos et une partie de cœur. L'aubier travaille en extension et le cœur en compression. Leurs propriétés se complètent et confèrent à cette arme des qualités balistiques bien supérieures aux arcs simples tirés d'autres essences.

D’autres bois d'arc de substitution (par efficacité décroissante : orme, frêne, noisetier, voire chêne) peuvent être utilisés, mais au prix d’une perte notable d’efficacité.

La corde est un élément noble, elle est tressée en lin, en chanvre ou en soie pour les plus sophistiquées. Il avait aux deux extrémités de l’arc des poupées taillé dans le bois ou en corne rapporté pour faire passer la corde d'arc.

 

Liens :

- Archerie Médiévale (pagesperso-orange.fr)

- Les archers du moyen age (archers-longwy.fr)

- l'arc au moyen age - compagnie Sainte Hermine (over-blog.fr)

- les armes du moyen age (alaporte.net) article JP Oppinger




mardi 26 octobre 2021

Les armes du Moyen Age

 

 

Les Armes du Moyen Age

Nous avons parlé des sièges de la Cité, parlons maintenant un peu des armes dont se servaient les combattants de l’époque.

Commençons avec les armes individuelles (I) pour arriver plus tard aux armes de siège défensives (II) et offensives (III).


I.I - LA DÉFENSE INDIVIDUELLE

L’armure

L'armure est l'ensemble des armes défensives qui protègent le corps et les membres.


Le cuirassement reparaîtra avec la broigne carolingienne, tunique de cuir cloutée, puis aux X° et XI° siècles avec l'adoubement, vêtement renforcé d'écailles métalliques qui donnera naissance aux hauberts, ou cottes de mailles, longues chemises faites d'anneaux de métal assemblés et couvrant tout le corps.



Dessous, on porte le gambison, un vêtement comportant plusieurs épaisseurs d'étoffe — voire de cuir épais — auxquelles on ajoute parfois une bourre de coton de soie. Ce vêtement avait la forme d'un justaucorps à manches.




Seul, il n'arrêtait pratiquement aucune arme, flèche, lance ou épée, mais la plupart des simples soldats devaient s’en contenter vu le coût d’un haubert.



Le casque

C’est d’abord le chapeau de fer ou cervelière (consiste en un timbre arrondi, muni d'un large bord plat disposé horizontalement ou rabattu, attaché quelquefois sous le menton par une jugulaire), apparu dans la première moitié du VIII siècle.

 



Le casque à nasal se repend en France dès le IX° siècle et y sera fort utilisé jusqu’à la fin du XII° siècle.

Le passage du casque à nasal au heaume du XIII° s. s'est fait par l'ajout sur le casque d'une vaste plaque recouvrant tout le visage. On voit également un couvre-nuque qui fait son apparition, pour laisser place par la suite aux heaumes complets.

Le bouclier (ou écu)

Le dessin des boucliers à travers les âges connaît d'innombrables variations pour s'adapter aux diverses formes de combats pratiqués ainsi qu'aux techniques de fabrication. Il s'en dégage cependant une constante, puisqu'il est presque toujours bombé, permettant aux traits de ricocher plus facilement sur sa surface sans pénétrer et donnant aussi l'avantage d'être plus enveloppant pour le combattant, lui assurant une meilleure protection des flancs.



Le bouclier a naturellement suivi le développement de l'armure, si la broigne d'écaille et la maille protégeaient bien des coups de taille, elles restaient très vulnérables aux armes d'estoc et aux flèches. Le grand bouclier était donc le complément indispensable de l'équipement militaire car le pire à craindre à cette époque sans asepsie était la blessure ouverte, l'infection tuait plus sûrement que la gravité de l'atteinte.


La forme initialement ovale des boucliers (en bois dans les légions romaines) reste en longueur (pour protéger aussi les jambes) jusqu'à la fin du XII° siècle ; après, en passant du bois au fer, ils sont plus petits et ronds. Finalement ils rétrécissent encore pour une forme plus maniable à pied comme à cheval et aboutissent à l´écu de forme triangulaire très légèrement plus haut que large … et ils seront armoriés à partir du XIII° siècle.

        I.II - L’ÉPÉE

L’épée à une main à double tranchant européenne (poids environ 1kg !)

              

La lame est construite d’une pièce, se terminant par la soie, une barre

d’acier de forme triangulaire. La fusée est la pièce, souvent faite de bois recouvert de cuir, qui sert ensuite de « poignée » et sur laquelle on place la main droite. La garde et la fusée sont toutes deux percées d’une glissière pour venir se placer sur la soie.

L’acier utilisé pour fabriquer une épée est à forte teneur en carbone, et doit être relativement souple. Selon le modèle, glaive, épée, épée à deux main, l’acier ne sera pas le même. Une lame courte peut être fait d’acier plus rigide qui améliorera la coupe, mais une épée longue doit être faite d’un acier plus souple car du fait de la longueur de la lame un acier rigide finirait par casser. L’acier du tranchant et celui du corps de lame peuvent aussi différer, avec un acier doux pour le cœur et un acier dur sur le fil.

L’épée européenne n’est pas un modèle apparu tout d’un coup, mais provient de l’évolution plusieurs armes existant auparavant, cela remontant à l’âge de bronze. On peut citer comme généalogie le glaive, mais surtout la spatha, l’épée longue romaine (La spatha est une arme qui s’inspire d’armes germaniques, et est surtout employée pour la taille. Elle apparaît au début du IIIe siècle et a été utilisée jusqu’au VIIe siècle).

Par la suite, ce type d’épée a été utilisé entre le VIII° et le XI° siècle suivant l’évolution en différents modèles (formes de pommes, de la garde et type de lames). Cette épée à une main est aussi la plus répandue du XI° au XV° siècle.

Cela s’explique très bien par le fait qu’elle peut être utilisée en combinaison avec un bouclier. Cette combinaison reste la plus efficace sur le champ de bataille, proposant protection et capacité d’attaque efficaces. Même lorsque l’armure évolue pour intégrer des pièces de plates, à partir du XIVe siècle, rendant les coups de taille bien moins efficaces l’épée à une main reste une arme usuelle. Selon les modèles sa longueur totale est autour de 1m (plus ou moins 5cm), pour un poids autour de 1kg (plus ou 0,2kg).

 


                                                                                                                      L’épée ci-dessus est une épée mérovingienne, datée du VIe ou VII°siècle    L'épée ci-dessous est une épée allemande, attestée comme datant de la fin du XVe° siècle.

 



Tout d’abord, l’épée mérovingienne est plus courte que sa descendante puisqu’elle mesure 85cm contre 120cm pour l’épée allemande. Autre point important, la garde de l’épée mérovingienne est faite pour une prise à une main, ce qui est cohérent avec sa longueur, alors que l’épée allemande est une épée dite bâtarde, tenue à deux mains avec la possibilité de porter des coups avec une seule main.

 

L’utilisation visée de ces épées est également bien différente.

La mérovingienne est une épée de taille, avec une lame large, que l’on va utiliser pour couper donc trancher un membre, car les deux armes une fois affûtée peuvent trancher, mais seule la mérovingienne va permettre une frappe efficace et mortelle.

L’épée allemande, par la finesse de sa lame et de sa pointe est faite pour l’estoc, le but étant de venir planter la pointe dans l’adversaire.

 

Le changement dans l’utilisation de l’épée est justifié par une évolution des techniques de combat, de l’équipement et surtout de l’armure.

 

Source : L’Epée au Moyen-Âge, première partie | Brèves Médiévales (wordpress. fin du XVe° siècle.Article de JP Oppinger.