dimanche 28 juin 2009

Samedi 27 juin 2009

" Los Ciutadins" ont célébré la Saint Jean d'été dans les jardins, entourés de vignes, de leur ami Jean Claude Loupia Grand Chambellan de l'Association.

Après l'apéritif pris près de la piscine....

les convives ont dégusté un savoureux couscous, l'un des meilleurs autour de la méditerranée , du sieur Jean Michel Brincourt dont l'échope se trouve route de Narbonne. Les excellentes pâtisseries avaient été préparées par Labrube, Maître Patissier membre actif de l'association.

et tard dans la nuit ont raisonné les chants passionnés, accompagnés par notre barde, le célèbre et néanmoins modeste guitariste Claude Grandjean, qui a su s'adapter avec un rare talent à toutes les tonalités.

Sur le visage se lit toute la souffrance de l'artiste inspiré.

vendredi 26 juin 2009

mardi 23 juin 2009

4ème épisode Histoire ou légende


Grâce à la vente de la terre, Antoine Cassagnol était devenu un homme d'affaires et sa vie était un enfer. Assis confortablement dans un fauteuil voltaire, il fumait une pipe en écume bourrée, elle aussi, d'un tabac odorant, venu des Pays Bas, transporté par courrier spécial jusqu'au Grand Puits. Les volets étaient clos, seule la lumière d'une grosse bougie éclairait la pièce. Le menton appuyé sur la main droite, tel le penseur de Rodin, Antoine réfléchissait. Il devait sortir, marcher, évacuer ce stress, difficile d'être riche quand on a connu la misère, malaise. Ses voisins, ses voisines , ces pauvres gens , eux aussi ne sont jamais contents. 70 heures de travail par semaine, un jour de repos le dimanche avec l'autorisation d'aller à l'Estaminet de 11 heures à midi, pendant que femme et enfants vont écouter le sermon de leur curé que veulent ils donc de plus?

ils sont toujours entrain de se plaindre. Adolfi, le contre maître, pensait qu'il fallait réagir, ne pas attendre, sinon le pays courait à la catastrophe, car bientôt cette bande de fainéants demanderait les 40 heures et pourquoi pas les 35 heures par semaine. Ces petites gens qui parlaient Languedocien, ces perdants, ces vaincus, ces gagne petits, l'exaspéraient, lui avait un accent parisien à te crever un oeil, à l'évidence de tels propos n'étaient pas pour plaire à Antoine. Il sortit avec un cache nez, tissé par le meilleur Tisserand de la Cité, un bonhomme végétarien, un cathare probablement, le cache nez comme son nom l'indique cachait le nez et la moitié du visage, et de grosses lunettes noircies au feu d'une lampe à pétrole, pour protéger ses yeux fragiles, avec un pas de sénateur Romain, il se dirigea vers la cathédrale, pour se recueillir et parler avec Monsieur le Curé,

un homme avisé et de bons conseils. Arrivé devant la Taverne " aux deux chiens", il fut plaqué violemment au sol par deux gendarmes habillés de noir. Antoine ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait, face contre terre, lunettes brisées,les bras tenus fermement dans le dos un genou dans les omoplates, il avait peine à respirer, l'un des gendarme lui demanda son nom et lui rappela que le pouvoir des occupants français interdisait officiellement, sous peine d'une amende, le port d'une cagoule ou de tout autre objet dissimulant le visage. ces gendarmes vêtus de noir et cagoulés étaient impressionnants. lorsqu'il déclina son nom, les gens d'armes se répandirent comme des camemberts coulants de mille excuses.
Antoine fut ébranlé par cette altercation violente. Les tracassés chroniques de l'ordre nouveau français s'affirmaient de jour en jour depuis que le Bon Roy Louis avait imposé le port de cette jolie étoile à certains croyants, l'ordre régnait à la Cité .

Antoine commençait à regretter le bon vieux temps, les cours d'Amour, les soirées à la Tête Noire, son jardin, sa vie misérable et cependant digne, un oignon, une alancado, un verre de vin et c'était le bonheur. Profil bas, Antoine rejoignit son domicile, appela son notaire et céda toute ses actions , toute sa fortune à son aîné Antoine junior qui vivait dans la Bastide loin de ces rouges. il décida de se consacrer uniquement à la recherche du Trésor des Wisigoths, de son trésor et le soir même accompagné par son anesse Belleavoir, le ballet repris à travers les ruelles du Grands Puits. Antoine creusait, creusait, creusait. Persévérant, il trouverait bien ce fameux Trésor, parole de citadin.

dimanche 21 juin 2009

Rues et ruelles 2


Rue Saint Jean

rue Notre Dame Rue du Moulin d'Avar

Rue du Petit Puits Rue Notre Dame Rue du Grand Puits

Rues et ruelles

rue du Moulin
Léon Riba dans son" livre" (polycop, Gestener) écrit :
De la Place du Grand Puits vers l'ouest s'ouvre la petite rue de la Paix, connue en 1757 sous le nom de rue Traverse de Saint Jean, sous le vocable duquel était placée la Chapelle des Penitents Gris, se trouvant dans cette rue (Mahul, tome V page 732) plus tard elle s'appela petite rue de la Paix, sans doute en raison du voisinage de la rue de la Paix, ainsi désignée- on ne voit pas trop pourquoi - par arrêté du 7 juillet 1883. Elle était connue en 1757 sous le nom de rue du Moulin du nom de la tour du moulin d'avar sur laquelle était un moulin à vent, Avar étant le nom du meunier dont des descendants vivaient encore dans le faubourg de la Trivalle en 1865.

samedi 20 juin 2009

tableau d'un "artiste" local

Tableau exposé dans le hall du Restaurant Le Salvaza : Repas de famille, mariages banquets
adresse : www.salvaza.fr Parkings gratuits P1 et P2.

jeudi 18 juin 2009

Appel du 18 juin

A l'occasion de la Saint Jean d'été

- Soirée de Gala de l'association " Los Ciutadins"
- Ciutadins réunis en Grand Chapitre.
- le 27 juin 2009 à quelques lieues de la Cité

Présence de tous indispensable et nécessaire

3ème épisode histoire ou légende.

Antoine Cassagnol, comme les Chats d'Oc qui pompaient, creusait, creusait, creusait. Tout ce qui se passait à l'extérieur ne l'intéressait pas, il ne se sentait pas concerné, pourtant une inquiétude grandissante régnait dans la province, depuis que le Connétable avait été obligé de quitter ses fonctions et ses appartements pour une sombre affaire de bulletins.

Certaines personnes de la maréchaussée étaient impliquées ainsi que d'autres personnages connus pour leurs compétences, mais on ne savait pas lesquelles. De toute façon ils étaient compétents, c'était essentiel et le peuple n'avait pas à savoir, ni connaître de quoi ni pourquoi. La colère grondait et enflait et malgré les grandes fêtes estivales, les jeux de cirque et d'arènes offertes gratuitement à la populace. Dans cette ambiance malsaine, la vie continuait malgré tout. La famine était toujours présente et le peu de travail existant se faisait dans le noir. Ca Antoine l'avait compris et il creusait, creusait, creusait. Les rumeurs de la ville ne l'atteignait pas. Il était devenu sourd aux cris de détresse de ces personnes malheureuses qui avaient perdu dans une heure, 60 minutes exactement , l'équivalent nécessaire pour nourrir sa femme et se huit enfants pendant 60 ans.

le seul luxe d'Antoine , c'était son Pipo et quand il jouait son esprit était musique et il oubliait pour quelques instants toute cette misère, toute cette noirceur, toute cette crasse. Jouant les yeux fermés il voyait la Lumière. Dans les soirées qu'il animait pour quelques petites pièces seulement, sa principale ressource, il imposait un certain respect.Était ce du à son aspect physique, à cette couleur de peau qui le rendait comme transparent , à son détachement envers tout ce qui l'entourait ou bien à cette force étrange qui émanait de son corps usé?. La soirée terminée, il empochait son gain après avoir bu son dernier verre de rouge, in vinas veritas, et regagnait sans dire un mot sa cave.
Il reprenait son activité. Tard dans la nuit il déversait , près de la Barbacane Notre Dame ( Carcas?) la terre tirée du sol et au petit jour il s'endormait , à l'heure où les braves gens et ceux qui ne l'étaient pas , s'éveillaient.
Il creusait, creusait, creusait. Une nuit de fatigue physique et mentale, il n'eut pas la force d'aller jeter son chargement de terre avec Belleavoir et le déversa dans un jardin. Cette terre noire, riche et souple jamais exploitée promettait une très bonne récolte; au bouts de quelques jours son jardin avait changé d'aspect et était surélevé de plus d'un mètre. Les voisins par l'odeur d'humus alléchés demandèrent à Cassagnol d'où provenait cette terre. Antoine fumait une cigarette roulée de tabac gris, sous son figuier à l'ombre de midi, avant d'aller se coucher. Il ne répondit pas. Ils le supplièrent de leur fournir quelques brouettées de cette matière à leurs yeux miraculeuses, on en mangerait, disaient ils, mais ils ne le firent pas. ils portaient cette terre à leur visage, humaient toutes narines dilatées, en fermant les yeux et dans leur tête les tomates rouges étaient aussi grosses que les courges oranges.
Devant l'insistance de ses voisins, Antoine, brave homme, bourru et silencieux , décida de vendre cette terre du sous sol par lui exploitée. Toute la famille participa à cette folle entreprise, il devint très riche tant la valeur reconnue de cette terre était grande. Il agrandit son activité en achetant un droit d'exploitation de la Barbacane Notre Dame à l'entrée Porte Narbonnaise.

Au bout de quelques mois, un fossé se dessina, s'élargit et s'agrandit au point d'abaisser considérablement le passage de cette entrée de la Cité. Le rabin Levis fit don à la ville dansante, chantante et ruinée d'un pont de bois mobile pour faciliter l'accès de ses concitoyens. Depuis le fossé est là il deviendra le terrain de jeu des jeunes gens de la Cité qui avec une vessie de porc dans les mains devaient la transporter à l'autre extrémité du terrain, tous les coups étaient permis, à une seule conditions qu'ils ne laissent pas de traces ou qu'ils soient donnés discrètement. L'hiver les chataignes remplacaient les citrons et le verre de rouge chauffé.

Il fut une époque même où les autorités eurent l'idée de le remplir avec de l'eau, ça ferait plus joli, pensaient ils ,avec des canards et des cygnes, mais très vite cette idée tomba à l'eau comme celles qui consistait à créer des bains romains à ciel ouvert, d'organiser une régate ou une compétition des planches avec une voile.

Homme d'affaires le jour, la nuit venue Antoine creusait ,creusait, creusait. Il devint un homme riche et gros, son portefeuille augmentait de volume, sa tête enflait, ainsi que ses chevilles et son foie, son liquide préféré étant toujours le rouge. Il avait épuisé toute la cave de Gaston. Le tavernier ruiné, se jeta du haut des tours de la Porte Narbonnaise devant les yeux orifiés de Marie Notre Dame, gardienne de ces lieux. Elle ne put le retenir et pria, un vol de corneille, au chant mélodieux emporta notre Gaston dans le ciel des Cieux. Toutes les jeunes filles de la Tête Noire, devenues orphelines, prirent le voile, créerent le Jid Noyeux et se vouèrent corps et âme à la rééducation de ces jeunes pubères, jetés, rejetés, abandonnés par manque ou par trop d'Amour.

Antoine la nuit, creusait, creusait, creusait, le jour vendait, vendait, vendait.
trouvera t il enfin ce trésor des Wisigoths , vous l'apprendrez peut être, dans un épisode suivant.

mercredi 17 juin 2009

Concerts à la Basilique Saint Nazaire et Celse


Les Amis de l'Orgue Basilique St Nazaire et St Celse Cité Médiévale 11000 Carcassonne

adresse email : www.estivales.org

ont publié le programme pour la saison 2009, des dimanches à 17 heures (entrée gratuite)
de plus JL Bergnes(Citadin, Directeur artistique) jouera le dimanche 21 et 28 juin 2009 à 11 heures.


lundi 15 juin 2009

Galerie tableaux de la Cité













Tableaux de peintres amateurs ou d' artiste avec autorisation de leur propriétaires

dimanche 14 juin 2009

tour de l'âne (date?)



collection de M.Delbès
sur cette photo nous pouvons reconaître Jean François Delbès, Eric Gracia tous deux dans les bras de l'inoubliable Angel.