jeudi 30 juin 2011

Les Cathares




Vous avez dit Cathare……


Le mois de juillet est là, vite fuyons, les hordes de gens pâles vont déferler par vagues successives sur notre Cité, sur notre littoral et sur notre département, il est grand temps de se mettre à l’abri du tumulte , du bruit généré par ces gens du nord de Toulouse ou d’ailleurs qui, conquérants, vont envahir ce département dit Cathare. Tels des indiens nous leur proposerons des produits cathares. Le cathare est mis et mangé à toutes les sauces, il y a des poulets cathares, des veaux cathares, dans l’Aude tout est cathare, de nombreux lieux et sociétés sont cathares, des pompes funèbres !, des épiceries !, des châteaux sont cathares, des croix sont cathares, des vins sont cathares ….le comble : lors des dernières élections régionales le commentateur expliquait avec le plus grand sérieux que le résultat dans l’Aude était compréhensible parce que le département était cathare. Voulant me faire une idée de l’étendue des dégâts je suis allé « surfer sur le Web » et là des centaines de sites dits cathares s’offrent à votre curiosité. Certains sont rigolos et farfelus, certains sont désolants et stupides certains sont gratuits et certains mêmes réclament une carte bancaire .
Mans de Breish dans cette très belle chanson Pregaria Catara exprime mieux que je ne peux le faire sa colère et son indignation,



« Pus pauvre encore que les pauvres                                  
Sans souliers sur la pierre nue
Par les chemins qu'un vent aiguise
Ma foi , seule, incommensurable,
Seul m'effrayait le pêché
quand me laisserez vous en Paix?

Je ne demandais rien à personne
l'eau, le pain pour toute richesse
et la mort au bout du voyage
Je ne convoitais que la Lumière.
Mais la faux est dure au blé
Quand me laisserez vous en Paix?

La curetaille comme la peste
Tomba sur le pays sans pitié
Elle laboura les semis
Même ceux qui avaient trahi,
Ils nous ont chassés comme des rats,
Quand me laisserez vous en Paix?

Ils m'ont brûlé un matin d'hiver
Ma fumée parmi la rosée
Ma tombe n'est pas ouverte
je suis enterré dans la Lumière.
Vous dansez dans mon pré.
Quand me laisserez vous en Paix?

Il n'y a ni Dieu ni Diable
seule la vie et seule la mort.
Le chiendent étouffe mon jardin
Notre croix tombe en poussière.
Nous sommes morts sans consolamentum
Quand me laisserez vous en Paix?

Des livres racontent notre histoire                                    Pauvres hommes de ce siècle
Il s'en écrit chaque jour un peu plus                                  Sans Foi ni oeuvres ni idées
C'est l'argent qui gouverne, qu'importe                             Vous vous parez de nos quenilles
A moi la peine, à eux la gloire                                           Et même de notre nom : Cathares
Chacun invente sa vérité                                                   Une fois de plus vous m'avez tué
Quand me laisserez vous en Paix?                                    Quand me laisserez vous en Paix?




 C’est dans cette nature, dans ces paysages de la Piège , dans ces chemins qui furent réellement foulés par ces marcheurs ,ces Bons Hommes que loin du monde vacancier et festif, je vais me ressourcer et oublier pour quelques jours qu’une partie de notre beau département est devenu centre de loisir et que notre belle Cité ressemble de plus en plus à un super marché aux souvenirs mais il est vrai que les touristes en redemandent alors ?
 pourquoi se priver ? nous sommes tous cathares !!!

samedi 25 juin 2011

Fontaines d'hier et d'aujourd'hui


Au départ cet ancien bassin situé sur l'emplacement d'une chapelle distribuait l'eau aux fontaines publiques aujourd'hui pour la plupart oubliées.
Cette fontaine fut fonctionnelle en 1771  portant côté nord les armes de la ville, côté sud les armes de France, sur la face orientale une inscription latine dont la traduction est la suivante:" comme fuit cette eau qui passe, ainsi s'enfuient les dons si précieux de la fortune aveugle"



Fontaine près de la cathédrale St Michel avec un panneau necessaire mais malheureux.
Fontaine à l'angle du collège André Chenier

Fontaine Portail des Jacobins



fontaine angle de la rue Jules Sauzède


Pour les festivités organisées lors de la visite du Duc d'Orléans et de son épouse, en 1839 , la fontaine de l'ancienne Grande Place, devenue par la suite place Carnot, fut alimentée de vin rouge
est ce possible de nos jours?


Cette magnifique fontaine d'aujourd'hui inaugurée sous le mandat de M.Raymond Chesa, ornée de chaque côté de parterre de fleurs agrémente le portail des Jacobins .


Dans le jardin André Chenier 3 belles fontaines asséchées.

mardi 21 juin 2011

Guillaume Besaucele




Le 87 rue de Verdun,  immeuble occupé aujourd'hui par l'Amicale Laïque, G.R.A.ph  , fait parti de ces immeubles, Hôtels de nos riches drapiers du 18ème siècle.
 Il ya quelques jours j'avais vu la tombe de Mgr l'Evêque Besaucèle qui avait été élu " Evêque du Département" par l'assemblée des prètres assermentés en 1791 dans l'Eglise Saint Michel et je m'étonnais de voir que sa tombe était pratiquement à l'état d'abandon ,et que seule une plaque de quelques centimètres carrés permettait de la reconnaître. J'ai voulu en savoir un peu plus sur ce personnage qui m'a tout de suite paru sympathique.

il s'avère que j'ai retrouvé la trace de" cette famille de grands notables qui était issue d'une lignée de notaires de Saissac qui donnèrent dès le XVII siècle des Conseillers au Présidial de Carcassonnes , députés aux Etats"

dans l'excellent livre de Claude Marquié L'Industrie Textile Carcassonnaise au XVIII siècle.
Cette famille faisait partie de ces riches drapiers,qui pour la plus part possédaient de luxueux hôtels dans notre Ville, L'auteur donne une liste de 35 marchands fabricants en 1780 avec de nombreux points de détails concernant leur vie intellectuelle et artistique ainsi que de leur vie privé.

Cour intérieure de l'Ancien Hôtel de famille de Mgr Besaucèle.

détails qui ont certes leur importance ainsi nous apprenons  qu'au 87 rue de Verdun où se situait l'entreprise textile familiale de Besaucele, que la bibliothèque, dans un cabinet s'ornait de l'Encyclopédie et de 129 volumes." ce qui semble dénoter un personnage lié aux " talents" et à la" basoche"
une certitude dans ce siècle des Lumières, les fabricants avaient penétré l'Ordre dès 1740.
 Dans une célèbre loge Carcassonnaise nous retouvons le nom de Mgr l'Evêque Besaucèle , curé de Limousis puis de Saint Sernin à la Cité,  Vicaire général de Mgr de Bezons avant d'être élu Evêque du Département, il terminera  de façon misérable  ayant consacré toute sa vie à l'instruction des pauvres; En pleine Terreur il recevra un certificat de civisme et une maigre pension qui lui permettra de s'occuper de ses pauvres et de la défense de l'Eglise Constitutionnelle.

lundi 20 juin 2011

Ecole des Garçons de la Cité 1959/1960 et....




 Collection Berlendis







en partant du haut
 1er rang n°1 Catagnon..........n°4 A.Olivier n°5 Combettes
2ème rang n°2 Domingo ...n°4 Vidal...n°6 Contie n°7 Zanona
3ème rang n°1 Jalbaud n°2 Berlendis n°3 Correcher n°4 Dubois n°5 Manchon n°6 Kong

dimanche 19 juin 2011

le 18 juin 2011




Comme il est de tradition depuis plus d'une dizaine d'années Los Ciutadins fêtent la venue de l'été de la lumière et du soleil , cette année la réunion revêtait un caractère particulier c'était l'occasion de fêter l'anniversaire de Chanchou qui penêtrait dans le club citadin des sexagénaires.


Dans le domaine de Loupia , notre ami Jean claude  avait invité la fanfare " les Convers' band" . cette fanfare qui a su s'adapter  à la demande des Citadins, anima toute la soirée à commencer par l'apéritif.
dans la cave du domaine nous fûmes accueillis par le maître des lieux Philippe Pons qui nous fit déguster un chardonnay qui vaut la peine d'être connu et qui fut apprécié sans modération aucune par les festegaïres qui entamèrent un Jules Hercule et quelques pas de danse.

 
 

 
 une belle paëlla ravit les invités
qui n'étaient pas des amis de lux, des petits castors et pollux, des gens de Sodom' et Gomorrh', Sodom' et Gomorrh', c'étaient pas des amis choisis par Montaigne et La Boétie, sur le ventre ils se tapaient fort, les copains d'abord."


 

 

malgré le froid de ce jeudi soir la bonne humeur ne fut pas entamée et c'est tard dans la nuit que les Citadins quittèrent avec regrets ce lieu de fête.

 


"c'étaient pas des anges non plus, L'Evangil' ils l'avaient pas lu, mais ils s'aimaient tout's voil's dehors, toutes voil's dehors....."


vendredi 17 juin 2011

Voie rapide et bricolage



De la Tour de la Vade, où il a pris refuge, un pigeon observe un defilé incessant de voitures, dans ce qu'il faut bien appeler une voie rapide et de délestage, apparemment c'est mûrement réfléchi et accepté par les autorités, je pense qu'il faut dans ce cas être logique et interdire
soit:
1) l'accès des piétons dans les lices
soit
2) limiter la vitesse des automobiles pour éviter les dégradations et les pollutions
et
3) faire un passage clouté au niveau de la tour de la Vade ( il y a une surveillance pigeonnière).
soit
4) laisser faire et laisser braire comme aujourd'hui

mais
N'oublions pas que de nombreux bus déversent en cette fin d'année scolaire des centaines d'enfants qui avaient là un espace de liberté et qui aujourd'hui doivent se plaquer contre les remparts aux passages des divers bolides qui utilisent cette voie rapide; s'asseoir dans l'herbe n'est plus un plaisir, (d'abord il n'y a plus d'herbe) et les pique-niques  c'est pas hygiènique comme le dit mon bobo de copain, de plus ces pique-niques, Monsieur, font une concurrence déloyale aux restaurateurs alors quoi ??? passez, il n'y a rien à voir!!!.
Laisser les lices à la merci des automobilistes c'est assez scandaleux, qu'ils marchent à gauche ou à droite  et non pas sur la voie pavée, c'est encore plus scandaleux, qu'ils roulent vite c'est grave et que personne n'intervienne c'est encore plus inquiétant. Il y a parfois des choses simples pour le commun des mortels mais qui paraissent des absurdités pour d'autres c'est la vie ! comme ce rafistolage que l'on aperçoit, pour certains c'est nul et pour d'autres c'est mieux que rien comme l'a dit ce philosophe chinois bien connu dont je tairai le nom.