jeudi 24 décembre 2020
vendredi 18 décembre 2020
17 décembre 2020 à la Cité de Carcassonne
Quelques jours avant Noël la Cité est toujours vide, pas de touristes, pas de visiteurs et pas de commerçants.
Les magasins sont fermés c'est à dire que la presque totalité des maisons sont closes. Pas une âme qui vive, pas un "gat", de mémoire d'homme jamais nous n'avons connu une situation pareille.
Les volets sont fermés, les rideaux sont tirés et j'arrive à plaindre tous ces petits commerçants qui paient des loyers exorbitants, certains même dépassant les 10 000 euros mensuels, le prix des loyers et des commerces sont à mon humble avis surévalués. Faut croire qu'en temps normal cela rapporte énormément mais aujourd'hui, dans cette période où l'épidémie de coronavirus n'est pas prête de disparaître, que va-t-il advenir de ces petits commerces et de leurs employés???
Une conséquence de ce manque de fréquentation c'est la nature qui reprend le dessus et une véritable coulée verte qui descend de la porte d'Aude. L'herbe hier piétinée par le passage ininterrompu de touristes, pousse allégrement entre les pavés, même dans les ruelles, nous observons ce phénomène jamais vu jusqu'à présent!!!
samedi 5 décembre 2020
4 décembre 2020 à la Cité de Carcassonne
Je suis allé me promener ce vendredi 4 décembre autour et dans la Cité. Le spectacle est désolant. Dès l'arrivée, on voit un parking qui, en cette période de fête est presque vide. Pour la Saint Nicolas nos voisins Espagnols ont l'habitude de venir profiter de la Magie de Noël, de participer à la marche aux flambeaux et déambuler dans Carcassonne en général et dans la Cité en particulier.
mardi 1 décembre 2020
René Pech
Qui ne connaissait pas René Pech ?? Bien au delà des frontières citadines, sa passion de la chasse l'avait entrainé 'tras los montes'. René était un être jovial, bon vivant, aimant la vie, la bonne bouffe, la chasse et par dessus tout la cité. Engagé politiquement il était devenu conseiller municipal d'où son appellation de 'Maire de la Cité' qu'il défendait bec et ongle.
Après la retraite, il se retira pas très loin de Carcassonne dans un petit village audois en laissant son restaurant Blanche de Castille qui fut transformé en salon de thé. Suite à la maladie qui frappe beaucoup de personnes en cette année 2020, il s'éteignit dans la maison de retraite Carmableu au pied de cette Cité qu'il aimait tant.
2020 une année que l'on n'oubliera pas. C'est avec regrets, comme beaucoup d'anciens citadins, nous n'avons pu tous nous rendre à l'office religieux de la Basilique Saint Nazaire en cette période de coronavirus et de confinement.
Plusieurs Citadins ont disparu pendant cette pandémie comme Michèle Gaillagot, Michel Adroit, Suzon Costes, Antoine Pennavayre.
lundi 23 novembre 2020
TRAVAUX A LA CITE 2020 pendant cette période de confinement
Une chaîne symbolique interdisait l'accès des lices, à droite après le pont levis, à l'endroit du départ de la calèche.
Madame, Monsieur,
A compter du lundi 16 novembre 2020, la mise en place de plots répondant à toutes ces exigences sera effectuée. La durée des travaux sera d’une semaine environ.
dimanche 22 novembre 2020
Suzon Costes
Née en 1934, Suzon était l'ainée d'une fratrie de 5 enfants. Elle passa toute sa jeunesse à la Cité dans ce village, ce quartier si particulier. A 18ans elle travaille au salon de coiffure de Mme Debat qu'elle rejoignait à pieds, matin, midi et soir en passant par le Traouquet !!!
En 1956, mariée à 22 ans avec louis Viau, elle part vivre en côte d'Ivoire, à Abidjan, où elle exerce toujours sa profession de coiffeuse, c'est le bonheur! Elle a 2 enfants, Hélène et Alain mais à 38 ans son mari âgé de seulement 41 ans décède des suites d'une maladie professionnelle.
Elle revient vivre quelques temps à la Cité, chez ses parents et est alors employée à la mairie, au CCAS jusqu'à sa retraite.
Hélas en 2016, la maladie insidieuse de Alzheimer peut être dûe au choc des décès rapprochés de sa sœur Jackie, de son frère Michel et sa belle sœur Maguy, l'obligea à devenir pensionnaire à la maison de retraite Carmableu aux pieds de la Cité.
Le 17 novembre 2020, atteinte du Covid, elle s'éteignit et fut inhumée dans le caveau familial de la Cité.
Dynamique, toujours bien habillée et surtout bien coiffée elle était très au fait de l'actualité, toujours partante pour faire un voyage avec ses amies de la chorale de St Joseph où elle aimait se retrouver le week-end pour chanter à la messe.
samedi 21 novembre 2020
TRAVAUX A LA CITE
Article paru dans la Dépêche du midi
jeudi 22 octobre 2020
Michèle Gaillagot épouse Marius
Le décès brutal de Michèle qui n'avait que 65 ans, en ce mois d'octobre maussade, se répandit comme une traînée de poudre dans la Cité, du moins parmi les nombreux amis que Michèle avait dans et hors les limites de "son château" comme elle disait.
Les Gaillagot étaient un nom et une famille connus et estimés parmi les anciens Citadins.
Ils participèrent à la vie de ce village du temps où le tourisme de masse n'avait pas encore envahi les murailles de cette magnifique Cité.
Michèle avait travaillé près de 30 ans soignante à l'hôpital de Carcassonne, par la suite elle aida son mari dans leur restaurant de la Marquière. Toujours souriante, aimable, aimant plaisanter et rigoler elle venait régulièrement dire bonjour à ses amis citadins Guitou et Zabeth au bureau de tabac, c'est là que je la rencontrais, nous échangions quelques blagues puis elle partait saluer d'autres personnes.
Profondément humaine et sociable elle s'occupa entre autre de Jeannot, malade et isolé et prit soin de son linge et de ses repas tout le long de sa maladie.
Ce petit bout de chou aux yeux bleus était une grande dame.
Nous présentons nos sincères condoléances à son époux, ses enfants et petits enfants et leur témoignons toute notre affection.
Los Ciutadins.
Travaux à la Basilique Saints Nazaire et Celse 2020
Quelques photographies d'une nouvelle restauration de la Basilique Sts Nazaire et Celse.
Photo Aribaud
jeudi 17 septembre 2020
Jacques Blaise Théophile Marcou
Théophile Marcou, cet homme que j'ai appris à connaître lors de recherches effectuées sur l'approvisionnement en eau de la Cité de Carcassonne, est né le 18 mai 1813 et décédé le 7 juillet 1893.
Photgraphie "Les Audois"Cet homme a eu son nom donné, à juste titre, à un boulevard Carcassonnais et à une place Citadine. A l'heure où l'on déboulonne des statues il serait bon d'en ériger pour des personnages tel que Théophile Marcou dont l'action pour la démocratie dans le département de l'Aude fut exemplaire.
Lors de l'annonce de son décès alors qu'il était sénateur, la Mairie de Carcassonne fit un vibrant hommage pour cet homme qui fut successivement Conseiller Municipal, Maire, membre du Conseil Général, Président du Conseil Général, Député et enfin Sénateur de l'Aude.
Quelques extraits de l'hommage rendu le 9 juillet 1893:
" Celui que nous pourrions appeler l'émule et le digne continuateur du héros, du Bayard de la Démocratie, de Barbès, que Marcou pleura toujours et qu'il ne cessa de considérer comme son modèle.......
Comme Maire c'est lui qui, le premier a doté la Cité de fontaines publiques et c'est à juste titre que son nom restera gravé sur le château d'eau élevé par lui dans l'enceinte de nos vieilles tours..........
Collection Guitou BMarcou, je le répète, a été le vrai, on pourrait dire le seul fondateur de la République dans l'Aude Tout le monde a présent dans la mémoire les brillants et virulents articles dont il flagellait l'Empire dans son vaillant et glorieux journal La Fraternité......
Un rappel c'est sous l'administration de Mr Marcou, Maire de la Ville qu'il a créée et installée à Carcassonne la première école Laïque......"
La gloire est éphémère et que reste-t-il des discours grandiloquents des bons sentiments à l'égard d'un homme qui toute sa vie durant a œuvré pour la République, pour les laissés pour compte, pour les petites gens, pour les ouvriers et qui a été emprisonné en défendant leur cause et qui a été exilé en Espagne sans jamais renier ses idées, son idéal républicain?
Trente ans après, les figures en bronze réalisées pour édifier un monument à sa gloire sont oubliées dans les magasins Barbedienne à Paris.......
mardi 8 septembre 2020
samedi 5 septembre 2020
Approvisionnement en eau de la Cité de Carcassonne
Suite des précédents articles portant alimentation en eau de la Cité.
Depuis la nuit des temps l'approvisionnement en eau de la Cité, qui, située sur un éperon rocheux domine la Bastide St Louis, est un problème récurent depuis l'époque romaine jusqu'au début du 20ème siècle.
Des projets, des commissions se sont succédés pendant des décennies. Les habitants, la plupart du temps misérable travaillaient dans des conditions qu'au 21ème siècle nous ne pouvons pas imaginer. Les révoltes étaient sévèrement réprimées et la Cité en particulier était un foyer des plus virulents.
Autre obstacle important, le ministère de la guerre était le propriétaire de la forteresse si bien qu'en 1835 Monsieur le Directeur des Fortifications demande la démolition d'un mur de soutènement de la fontaine de la Cité fait par la ville, le mur étant situé dans la zone de prohibition.
Heureusement le Ministre de la guerre autorise la ville à conserver ses travaux et autorise même la construction d'une autre partie du mur de soutènement sous condition d'une éventuelle démolition si une autre demande était faite.
En 1849 une commission est créée pour commencer des fouilles à faire à la Porte de Fer afin "de donner l'assurance aux habitants de la Cité que l'on s'occupe d'eux", un nouveau projet pour monter l'eau à la Cité voit le jour.
Les personnes compétentes avaient étudié et donné l'assurance qu'il y avait une possibilité d'amener l'eau à la Cité sans recourir à la machine hydraulique en établissant un bassin ou un réservoir à la porte de Fer.
"En 1854 Une pétition est adressée au Prince Président par les habitants de la Cité pour demander qu'il soit donné suite aux études entreprises dans le temps pour dériver de la rivière les eaux nécessaires à l'alimentation en eau de cette partie de la Ville. "prévue en 1847, les travaux continuent, expropriations des propriétaires de part et d'autre du ruisseau de Pech Mary notamment Gabriel Puget et Mr Amigues. Arrachage des haies et abattage de plus de 90 arbres.
En 1863 Un nouveau projet pour alimenter les fontaines de la Cité avec l'eau du fleuve Aude. Un constat de la Municipalité qui démontre que "la Cité se dépeuple de jour en jour et que dans un avenir qui n'est peut être pas bien éloigné, cette partie de la ville sera complètement abandonnée ou à peu prêt, car, ajoute le secrétaire de la dite commission "la population ne trouve pas à un degré suffisant de satisfaction et de divers besoins et ce projet devrait être un moyen de l'y retenir"
En 1867 nous trouvons que fontaine, abreuvoir, lavoir sur le terrain appelé Pradel sont installés sur une propriété de Mr Severac qui demande une indemnité pour dégâts causés sur son terrain.
Cette affaire est envoyée devant la commission qui s'occupe de l'agrandissement du cimetière.
En 1878 Les responsables municipaux constatent que les 4 bassins à Pech Mary (alimentés par les ruisseaux de Pech Mary et de la Porte de Fer) sont remplis de vase et que la couche d'alluvion a atteint plus de 1m50 d'épaisseur, que ces 4 bassins et conduites d'amenées des eaux n'ont été l'objet d'aucun soin depuis 25 ans. Engorgés et remplis de vase, l'eau n'arrive plus à la Cité que trouble et chargée de limon et est non potable.
"double avantage de l'entretien:
1. permettrait d'assurer le service des eaux, des fontaines de la Cité pendant 10 mois de l'année sans qu'il fut besoin de faire fonctionner la machine à vapeur de St Gimer d'où une économie considérable .
2. permettrait d'occuper un grand nombre d'ouvriers de la Cité, tisserands ou autres que l'état peu florissant de l'industrie drapière laisse en ce moment sans travail.













































