vendredi 13 décembre 2013

Un petit ruisseau


Un petit ruisseau qui fait de gros dégâts, s'installe l'automne venu dans les lices, "la source" se situe vers la porte Saint Nazaire.
Dès le début de l'été, avant l'afflux massif de touristes, cette partie est comblée de sable et de gravier pour laisser place au spectacle des Chevaliers. Cette partie des lices de la barbacane St Nazaire à la Tour Mipadre est fermée à tous les visiteurs et touristes qui sont dirigés vers l'intérieur. Ils ne doivent ni flâner ni se promener dans les lices, circulez il n'y a rien à voir!!!  Il leur est impossible d'effectuer le tour complet de la Cité.
A l'intérieur des milliers de personnes mais seulement quelques dizaines entre les deux enceintes.


Ce n'est pas le premier article consacré à cette partie mais j'insiste lourdement encore et toujours devant les dégâts de plus en plus importants qui deviendront irréversibles si des travaux d'entretien ne sont pas effectués dans cette partie ensablée.


Devant la Tour Mipadre le ruisseau d'écoulement suit la pente naturelle puis son lit en pente douce, ensablé, s'élargit pour arriver enfin à la Tour du Grand Canisou.


Là arrivée à cet endroit, l'eau chargée de sable et de graviers ne peut se diriger que vers une ouverture non obstruée c'est à dire la porte de la Tour du Grand Canisou, tous les autres orifices étant bouchés.


A l'intérieur de la tour  le sable et le gravier s'accumulent et bouchent  les meurtrières.
Une citerne de sable qui conserve une humidité néfaste à la pierre est ainsi créée.


Je ne comprends pas que l'on puisse laisser se détériorer ainsi notre Patrimoine. Des solutions existent, ce ne sont pas des travaux insurmontables. Quoique!!! lorsqu'on voit l'extérieur de ces murs il y a du souci à se faire!!! néanmoins on peut probablement ralentir l'érosion en canalisant l'eau et en entretenant régulièrement cette partie fragilisée des lices. Des bénévoles encadrés seraient peut être intéressés !!!

jeudi 12 décembre 2013

Que faire ? Que dire ? Que penser ?




Dans notre vieille Cité, nous le répétons sans cesse, de belles choses auraient pu être réalisées (il y a toujours des si...) s'il y avait eu une gestion rigoureuse et non un laisser faire incompréhensible.
Ajoutez à cela le laxisme, la méconnaissance, l' incompétence devant l'arrivée d'une situation nouvelle et nous arrivons à l'état actuel de la Cité.
En effet pendant les trente glorieuses une société nouvelle a succédé à une société villageoise et cette transformation, dans un premier temps progressive, a explosé dans les années 70/80.
La Cité, différente des autres quartiers de la Ville, était un village bien particulier avec ses lois, ses coutumes, ses traditions, ses personnalités, son curé, ses instituteurs, etc...
Un village dans lequel les employés, les viticulteurs, les commerçants se côtoyaient dans la plus totale harmonie. D'un côté les petits bourgeois, de l'autre les ouvriers et les employés: en fait un village dans une forteresse avec ses conflits, ses fêtes, ses amours et ses morts.
Le grand argument des publicistes était à cette époque là que la Cité : "était habitée".

La disparition des écoles et de certaines règles ont permis de donner dans les années 80 des autorisations intempestives pour l'installation de terrasses et des créations anormalement envahissantes de commerces. (un débit de boisson ne pouvait ouvrir ses portes à moins de 100 mètres d'une école).
Le seul café présent sur la place Marcou n'avait que pour terrasse 4 ou 5 tables sur le trottoir.

Les petits locataires et les petits propriétaires disparurent progressivement au profit des commerçants déjà installés et de ceux qui trouvèrent dans ce lieu un nouvel "El Dorado". Ainsi  la Cité devint, sans espoir de retour, un centre commercial sans règles, sans union et sans entente. La loi de la jungle vous dis je!!!

Certains peuvent penser et c'est normal que j'exagère mais je vais vous donner des exemples précis:
la maison restaurée au début du 20ème siècle par mes grands parents fut décapitée et transformée sans problèmes... Je ne sais pas si dans le centre ville la même chose aurait pu se produire???... Centre ville qui parait être plus touché par une règlementation excessive et draconienne.

Dans un petit village que je connais bien une maison en partie démolie sans autorisation municipale dut être reconstruite par le propriétaire qui avait oublié certaines règles.

A Carcassonne ce n'est pas le cas, à la Cité on voit le meilleur comme le pire.


Autre exemple: sur une place fréquentée on voit ce genre de fils sortant du sol sur le passage des piétons. Vous avez dit n'importe quoi?
Et je ne vous montre pas les installations de fils, de lampes sur des platanes, etc... etc...


Vous comprenez que dans ces conditions, l'intérêt que porte les actuels occupants au monument est tout à fait secondaire et que leur amour est lié à leur porte-monnaie.
Qu'une tour soit détériorée par négligence leur importe peu, par contre ils demandent toujours et encore plus d'animations pour réanimer un commerce défaillant l'hiver. Faut il généraliser?
Non, bien sûr! Il y a des exceptions certains font leur métier en respectant lieu et touristes mais elles sont peu nombreuses. Mon ami Guitou a eu, seul, le courage de le dire et de dénoncer la vaste hypocrisie de façon ironique et incomprise des intéressés, ce qui lui a valu des critiques injurieuses et injustifiées .
J'ai appris que 40 à 50°/o des commerçants avait des baux commerciaux temporaires alors l'amour des vieilles pierres....
Je comprends tout ça et je pense à tous ces employés des commerces soumis au travail précaire entraînant des longues périodes de chômage!!! La Cité avec les doigts de pieds en bouquet de violettes sur une terrasse ensoleillée ce n'est pas pour tout le monde.

L'arrivée massive des touristes dans nos murs qui était prévisible n'a pas été accompagnée par des gestionnaires avisés.
La cité a été laissée seule à une organisation anarchique de ceux qui rêvaient de faire fortune!!!!... Devant ce vaste gâchis, nous regrettons que cela se soit passé de cette façon.

mardi 10 décembre 2013

Bicentenaire de la naissance d'Eugène Viollet le Duc


L'aspect de notre Cité actuelle est d'une part dû aux constructions successives:

-Des Romains puis des Wisigoths au VIème siècle (certaines murailles conservent encore leurs traces) l'enceinte intérieure et la Citadelle XIème et XIIème siècles, l'enceinte extérieure fin du XIIIème siècle.

-Des restaurations du XIXème  siècle dont Eugène Viollet le Duc fut l'artisan."" Restaurer un édifice ce n'est pas l'entretenir .......C'est le rétablir dans un état complet qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné ""

 L'ensemble est assez fidèle à la vérité historique comme le montre ce dessin de 1462 ( la Cité , le pont Vieux et la Ville Basse)

Eugène Viollet le Duc est né le 27 janvier 1814 à Paris et décédé le 17/09 1879, nous devrions donc célébrer le bicentenaire de sa naissance dans un peu plus d'un mois.
Cependant nous ne sentons ni ferveur populaire ni enthousiasme de la part de nos élus, ou des responsables des monuments Historiques.
Peut être qu'un hommage national sera rendu à cet homme (?), ce Grand Architecte dont Prosper Mérimée Inspecteur Général des Monuments Historiques, demanda de restaurer dans un premier temps la basilique de Vézelay (1840) avant une série de restaurations dont les plus célèbres furent La Cathédrale Notre Dame de Paris et notre Cité de Carcassonne.
Il se peut que des actions soient entreprises pour cet évènement dans notre département, dans notre ville, mais de grâce informez! ... Ceux qui vivent de la cité, dans le département, dans la Ville, dans la Cité devraient avoir une certaine reconnaissance pour cet homme, sans qui notre ancienne Cité ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui.

Dessin de Viollet le Duc  du Château et de la Barbacane

dimanche 8 décembre 2013

La Marche aux flambeaux 2013


               Une foule importante s'était rassemblée au Pont Levis sur la Place du Pré-Haut pour une marche aux flambeaux. Dès 19h de nombreux Carcassonnais, Catalans et Espagnols attendaient sagement le départ. Après l'achat de flambeaux, la foule empruntait la voie royale citadine, la rue Cros-Mayrevieille.


 

C'est l'heure du départ, les flambeaux sont enflammés et la foule va commencer cette marche rapide.



Dire au pas de course serait exagéré mais tout de même pour suivre dans la descente de la Porte d'Aude faut être jeune ou bien entraîné.





Cette marche aux flambeaux fut tout de même une belle marche, un défile de torches sans âme, sans aucune émotion particulière avec une musique peu adaptée. Une simple séance de jogging.
Nous avons participé à cette marche pour le Téléthon, et c'est cela qui est important, moment de partage un peu trop rapide cependant," léu fai pla fai", le reste importait peu.
Les porteurs de Lumière avaient  la flamme, ils ont traversé la ville de la forteresse à la Bastide à la vitesse de l'éclair.






  

mardi 3 décembre 2013

Magie de Noël 2013


                                           

                                                                             De nombreuses animations à la Cité, animations médiévales comme il se doit pour le plus grand bonheur non seulement des Carcassonnais mais également des commerçants Citadins qui nous montreront ces jours de fêtes, leur dynamisme et leur bonheur de travailler dans un des plus beau site de France et de Navarre...





samedi 30 novembre 2013

mots et expressions de chez nous






CABUSSER
Une peau de banane par terre, un copain qui vous fait un croche-pied, un obstacle imprévu au sol, un trottoir que vous n’avez pas vu, votre pied droit qui se met en travers de votre pied gauche… et voilà, vous vous prenez un cabus !
Se prendre ou piquer un cabus, c’est plonger, se « casser la gueule ». Ici à Narbonne-Plage vous l’entendez surtout l’été quand il fait très chaud : « je vais piquer un cabus à la mer pour me rafraîchir avant de passer à table ». (Je vais plonger pour me rafraîchir…)
D’où le verbe cabusser (de l’occitan « cabussar ») qui signifie plonger la tête la première. A la piscine vous pourrez autant piquer une tête dans l’eau qu’un cabus sur le relax tout proche, car après le repas frugal, une bonne sieste sous le mûrier (avec la tête qui tombe seule)  rien de mieux pour attendre l’heure de la pétanque.






CROUSTET.
De bons « croustéts » dans la soupe de poissons, il n’y a rien de mieux pour se régaler ! Le « croustét » ? C’est le croûton (ici grillé et tartiné d’aïoli avec du fromage râpé dessus). De l’occitan « crostet » qui se prononce croustet.
On parlera aussi de casse-croûte à propos du « croustét » : dernièrement je suis allé aux champignons avec Popol et j’ai pris un « croustét » (un sandwich, en général, pas avec du pain frais) au pâté de foies de poulet accompagné d’olives vertes de l ‘année : un régal !
Et quand on parle de « croustét » on garde en mémoire le célèbre film sur la révolte des vignerons « Lou dernier croustét ». Et il me vient  à l’esprit ce que me racontait ma grand-mère Denise : « quand on était gosse, nous autres, à goûter, on mangeait un peu d’ail frotté sur un « croustét » ! Et rien de plus, sauf peut-être, un filet d’huile d’olive par grand froid. »
Par extension, on parlera également de « croustét » pour quelqu’un qui a la tête dure. Mais également de « croustét » (de l’occitan « crostier ») pour la croûte d’une plaie.  






CLOSCAMOL
Dans « closcamol », on entend  « closca » (tête), et « mol » (mou), donc « closcamol », signifie chez nous une tête molle, pas tout à fait finie, qui a encore des choses à apprendre et dont les raisonnements par conséquent ne sont pas adaptés à la situation.
Cela peut signifier aussi, une personne lente, lente dans ses mouvements mais aussi lente dans sa compréhension.
Un autre sens peut exister et souvent entendu par les ramasseurs d’escargots : « celui-là, je le laisse car c’est un closquemol ! » En fait c’est un escargot jeune qui n’a pas sa coquille ourlée et que l’on doit laisser grandir parce que, en plus, dans la « cargolade » la coquille s’effrite et c’est désagréable au palais.  Mais il y a toujours cette idée de ne pas être fini.

vendredi 29 novembre 2013

fin novembre à la Cité de Carcassonne


                                  Lors d'une promenade à la Cité à la recherche du temps passé je fus saisi d'une sorte de malaise, j'avais l'impression d'être dans un château fort déserté par ses occupants à cause d'une épidémie. Les rues étaient vides, quelques guirlandes  se balançaient, aucun bruit, le magasin l'Inquisition  un des rares magasins ouverts de la rue Cros-Mayrevieille affichait un bonhomme grimaçant menotté, enchaîné.


 Une question me vint alors à l'esprit, pourquoi les magasins sont ils fermés en période de fêtes en particulier à la Cité ???
Alors, pourquoi les commerçants demandent ils des animations alors qu'ils sont fermés?
 Vaste question !
Ont ils suffisamment ou trop travaillé ?
Leurs tiroirs caisses ont ils été chauffés à blanc pendant la période estivale?
Trêves de plaisanteries de mauvais goût !! nous croyons savoir que certains baux accordés par les propriétaires sont d'une durée de sept mois renouvelables pendant trois ans ce qui expliquerait les fermetures hivernales pour ces petits exploitants. Je n'en suis pas sûr mais cela me semble fort possible.
 Quelle est la personne qui  pourrait donner une réponse dans les commentaires?
Nous cherchons à mieux comprendre.



Tristes décors aux volets fermés, la vie a quitté ce lieu qui autrefois fut si vivant et si accueillant.
Cette place n'était pas structurée avec des lignes blanches, et surtout le voisin était un ami et non pas un concurrent.

Les portes restaient ouvertes.....


jeudi 28 novembre 2013

Quand on vous dit qu'il y a urgence.....




Quand on voit les dégâts causés par les intempéries, quand on voit tout ce qui se dégrade par le manque d'entretien, quand on voit toutes ces détériorations dûes aux activités liées à un commerce peu scrupuleux de l'environnement, quand on voit enfin le laisser aller général des uns et des autres on ne peut qu'être ulcéré et dégouté.
Ce ne sont pas des animations intempestives et des guirlandes sur les façades avec des petits sapins dans les vitrines qui restaureront notre vieux monument dégradé.
Faut arrêter.... et se demander quelle est la priorité???  Est-ce le monument, la Cité, le château ou l'activité commerciale.

Des ouvriers employés par les monuments historiques devraient travailler en permanence sur notre Cité et non pas de façon épisodique.


Un exemple parmi tant d'autres et moi qui ne suis pas un expert quand je vois l'état de cette tour je me pose des questions??? .....Il semblerait tout de même que la base soit solide!!!

mercredi 27 novembre 2013

Vous avez dit : " faut faire un choix!!!"


Que choisir ??? là est le dilemme :
entre un vieux mur, solide sur sa base, soutenant un cimetière, qui ne menaçait en aucune manière la sécurité des vivants et des morts?
 Et des remparts rongés par des lichens, par l'érosion pluviale et menacés par un aveuglement persistant?
Comme dirait mon petit fils :"y a pas photo" cependant .............


N'ayant pas la science infuse et n'étant pas un spécialiste dans les matériaux, je suis tout simplement allé chercher sur internet ce que les mousses et les lichens pouvaient faire sur nos murailles antiques.
Deux sortes d'actions:
l'une chimique, par les substances secrétées ils peuvent ronger détruire et corroder la pierre.
l'autre physique, les mousses et les lichens envoient des filaments ou des rhizoïdes dans les moindres interstices de la pierre qui peuvent à long terme entraîner l'éclatement.


De plus, sur ce même blog vous pouvez trouver plusieurs articles des 8 et 9 avril 2013,
"pendant l'orage" "après l'orage" "Faut le voir pour le croire" "dégats des eaux" etc.....
concernant cette partie de la Cité peu fréquentée et difficile d'accès,  les lices étant obstruées par un mur de bois qui protège le spectacle des chevaliers.
A mon humble avis il serait judicieux de déplacer ce spectacle et stabiliser cette partie des lices par un drainage recueillant les eaux de pluie qui ravinent ce terrain.........



et qui  entraînent sable et autres graviers que nous retrouvons dans la tour du Grand Canisou transformée en véritable citerne. Sur cette photographie tirée hier matin nous voyons l'humidité de la tour qui avec le gel  risque de voir ses pierres fragilisées.



                 Remarquez l'état général de cette muraille, avouez qu'il y a de quoi s'inquiéter!
Laissée à l'abandon, sa base a été nettoyée par un bénévole qui a rempli deux grands sacs de bouteilles de plastique et autres déchets ramassés à la place de la plateforme qui y était  installée. 




mardi 26 novembre 2013

Un chantier automnal 2013







 Un chantier pharaonique a vu le jour le long du cimetière de la Cité pour restaurer un vieux mur qui le soutient.



sur le panneau du chantier nous lisons :
 Réparation du mur de contrescarpe de la douve Est de la Cité (woaw!!!)
 Tout simplement ce mur fut probablement construit pour soutenir le terrain occupé par le cimetière et non pas pour délimiter un fossé susceptible d être rempli d'eau. Par définition le mur de contrescarpe est un mur délimitant un fossé autour d'une fortification. Quant au mot Douve qui vient du latin Doga  qui signifie la vase donne en vieux français Dolve et par la suite Douve. Sans être plus royaliste que le Roi il me semble que dans ce cas là le mot utilisé est inapproprié, d'autant plus qu'existe déjà un mur de contrescarpe de chaque côté du pont levis. Je peux me tromper mais ce n'est, me semble -t-il, qu'une question de bon sens.


lundi 25 novembre 2013