jeudi 16 décembre 2010

16 décembre 2010

quelques flocons de neige sont tombés aujourd'hui sur Carcassonne

Arbre de noël républicain Cocorico!!!drapeau bleu blanc rouge à l'entrée du Chateau Comtal sous l'oeil dubitatif de Cros Mayrevieille





le nid joyeux

M.Martial Andrieu m'a autorisé à copier l'article concernant le NID JOYEUX dans son intégralité  http://histoiresdecarcassonne.blogs.lindependant.com/
Merci encore à Martial  qui, de plus, a fait un travail de recherches remarquables  sur un musiscien Carcassonnais Paul Lacombe qui l'ont sorti de l'oubli  (voir conférences, articles divers et participation au festival de la Cité.)


"Le Nid Joyeux (2)

"Le nid joyeux" était un orphelinat qui accueillait à la cité dès 1949, des enfants encadrés par les soeurs de St-Vincent de Paul et quelques monitrices comme Madame Sarraute Jacqueline, Madeleine, Hélène, etc... Il succéda ainsi à "L'ouvroir" qui était un établissement de Jeunes filles du même type entre les deux guerres. Les conditions dans lesquelles furent  dans un premier temps hébergés ces orphelins (que des graçons), étaient très précaires et à la limite de l'insalubrité. Les soeurs étaient très autoritaires et les enfants déboussolés par ces conditions. Un numéro était attribué à chaque pensionnaire pendant la durée de son séjour qui ne pouvait pas dépasser ses 14 ans (après le Certificat d'études). Les premiers arrivant furent les trois frères Viéro (René, André et Gilbert) puis les frères Rodriguez (Gérard, Guy et Robert), les frères Coste (Raoul et Paul), les frères Fabro (René et Louis) et Rey, Boyer, Arrigna, etc... La fin de cette période rigide coïncida avec l'arrivée de nouvelles soeurs bien plus sympathiques: Soeur Laguette (mère supérieure), Soeur St-Vincent (encadrement des enfants), Soeur Marthe (Cuisine), Soeur Henriette (jardinage, animaux, collecte de vivres), Soeur Thérèse (Intendance). Leur arrrivée transforma l'établissement en un lieu paisible et humain malgré l'absence de l'amour parental.





Soeur Laguette et ses parents, soeur Henriette, André Viéro devant l'entrée du Nid joyeux. C'est actuellement l'entrée de l'Hôtel du donjon à la cité.



De gauche à droite: Soeur Vincent, soeur Laguette, soeur Thérèse, soeur Henriette et soeur Marthe



Les soeurs amenaient les enfants le dimanche à la campagne ou au stade Domec pour les matchs de rugby. Elles jouaient aussi dans les lices à ce sport avec les jeunes pensionnaires. Il y avait aussi d'autres activités comme le cinéma, le cirque et l'été, en colonies de vacance ou à la mer. Il arrivait que certains orphelins soient accueillis par des familles pour passer la journée. Pour André Viéro, ce fut une éternelle reconnaissance pour M et Mme Bataillé qui habitaient le plateau Paul Lacombe.



Derrière l'orphelinat, il y avait un jardin où les soeurs faisaient pousser des légumes et un âne "Grisette"



Soeur Henriette partait tous les jeudis et samedis matin avec Grisette au marché, pour collecter de la nourriture que les maraîchers offraient par solidarité. André Viéro a souvenir ému pour tous les habitants de la cité: les frères Sarraute, Solanille, Vidal, Pech, Peyo, Pujol, Gaillagot, le commandant Béteille,M. Cadene, l'abbé Pierre Pont et le laitier Combe.



Les frères Coste et Gilbert Viéro lors d'une partie de carte.




Le Nid joyeux a fermé en 1962 et c'est la famille Pujol qui l'a acheté pour en faire l'Hôtel du donjon. Les soeurs sont partis à la maison de retraite St-Vincent de Montolieu où elles sont inhumées."

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Merci beaucoup à M. André Viéro pour ses souvenirs et ses photo

mercredi 15 décembre 2010

O pardon !!!

Que les amateurs de bandes dessinées me pardonnent,  la réponse à mon précédent courrier je l'ai trouvée dans le journal l'Indépendant du 15 décembre 2010. Surpris par la présence insolite de ces chevaliers bizarres que nous retrouvons à Narbonne.

mardi 14 décembre 2010

des Chevaliers dans le fossé

 lors d'une promenade à la Cité nous avons aperçu de drôles de chevaliers, avec un fort accent canadien et des chevelures violettes fluorescentes et au jaune pétard s'agiter devant une caméra et quelques bottes de paille.

 chevalier femme  non armée aux oreilles pointues
effrayant ? tel une chauve souris qui prend son envol
 départ sac à dos vers d'autres cieux

vendredi 26 novembre 2010

Les pigeons

Après la vague touristique, les pigeons sont venus se dorer sur les toits et murs de notre  Cité. Ils ont pris la place d'autres volatiles aujourd'hui disparus je veux parler évidemment des corneilles aux yeux bleus qui étaient plus adaptées aux vieilles pierres que le sont ces affreux ramiers dont les dégats sont considérables.



 la moindre ouverture devient un nid

 la moindre tuile un perchoir, un radiateur
même la coiffe de Dame Carcas sert de nid


mardi 9 novembre 2010

Couleur d'automne




mercredi 27 octobre 2010

La Vigne et la Cité


Certains ont pu penser que le dernier message sur notre blog , concernant le vin, la fête du Vin, était incongru, déplacé, mais non la vigne était partout debut du 20 ème siècle autour de la Cité , dans la cité ( emplacement de l'actuel théâtre autrefois antique, aujourd'hui Grand Théâtre) et même ce qui est moins connu à la  Porte d'Aude, au pieds du château.




collection de M. Tranquille Bucciol


vendredi 22 octobre 2010

Fête du Vin 2010

d'après les syndicats 2000 personnes présentes, d'après la police 55,5 ,
En étant plus sérieux et ce malgré les efforts de la municipalité, du Conseil Général de l'Aude, des Chambres d'Agriculture et du Commerce, nous devons avouer qu'il y avait peu de monde sur la place Carnot et c'est regrettable mais c'était il est vrai un jeudi soir cependant le temps était clément, la musique était bonne et des vins délicieux étaient proposés par nos vignerons . J'espère que les prochains jours me démentiront, que la fête du Vin sera une véritable fête et que les Carcassonnais et les Audois participeront massivement  pour montrer leur attachement à ce département et à cette ville qu'ils aiment.

mardi 19 octobre 2010

Manifestation 19 octobre 2010



La manifestation a traversé le Pont Neuf pour se rendre, une fois n'est pas coutûme,  à la Cité de Carcassonne.


C'est au Prés Haut que se dispersa la manifestation dans laquelle de nombreux lycéens participaient activement, avec des comportements responsables que n'ont pas certains adultes, et surtout  qui ne confondent pas une manifestation et une journée de carnaval .

 Ainsi un individu accoutré en prètre gesticulait devant le pont levis se trompant probablement de jour et de mois . Que ne ferait on pas pour se faire remarquer !!!

lundi 18 octobre 2010

Chanson Carcassonne

Au dos d'une carte postale de la Cité de Carcassonne datée 1964 ( collection de M.Tranquille Bucciol) se trouve le poème sur Carcassonne chanté par G. Brassens .
 le texte dans la chanson a été amputé d'un couplet,  le 2ème.

samedi 9 octobre 2010

Les cornes (tour de l'âne 2010)

Pour faire le tour de l'âne il faut comme nous l'avons vu :
1. une âne
2. un marié et ....
3. des cornes
 Plusieurs thèses ont été avancées, en voici une

" Il est au premier abord stupéfiant et anormal que les cornes et particulièrement les bois de cerfs, symbole de force et de puissance aient pu devenir un signe d'aveuglement, d'impuissance, des maris trompés, ce qui en d'autres cas était un motif de fierté devenait un signe de dérision.

Pourquoi ? plusieurs explications ont été proposées sans qu'aucune jusqu' ici n'ait emporté une adhésion totale.
en voici une : Au Moyen Age, un encyclopédiste Barthélémy de Glanville répétera :
 " de rechief se le cerf est chastré devant que les cornes lui viennent, il n'en aura jamais nulle et s'il est chastré après, elles ne croistront jamais et ne les remuera ou renouvellera point, ainsi comme les autres font."

ce que Jacques Fouilloux précisera à la manière de Rabelais :
"Cela nous donne à cognoistre que les couillons ont une grande vertu car bien souvent sont cause qu'il y a beaucoup d'homme qui portent belle ramure sur les teste, laquelle ne mue et ne tombe jamais."

Les cerfs chatrés qui sont privés de leur bois se cachent pour avoir perdu force et beauté, mais ils peuvent aussi garder le reste de leur vie leur ramure et dans ce cas ils sont pareillement honteux de leur état.

On sait le rôle que joue cette situation inconfortable lorsqu'elle est appliquée à l'homme, situation souvent mise en scène dans les fabliaux du Moyen Age ou dans l'oeuvre de Rabelais. Le fait de ne pas perdre ses bois au contraire des autres en février, rendait le cerf chatré plus facilement décevable à cette époque de l'année, ce qu'il explique pourquoi c'est à carnaval que les cocus qui lui étaient assimilés étaient traditionnellement recensés et jugés. Le plus souvent un charivari ou chahut avait lieu sous les fenetres du coupable, il était promené dans les rues en chemise, des bois de cerf fixés sur la tête et chevauchant un âne à rebours , il était aussi insulté hué et moqué....

Le tour de l'âne de la Cité de Carcassonne perpétue -t-il cette ancienne tradition???
Il est à noter que certaines similitudes ont traversé les âges, certes les cornes de cerf sont devenues par assimilation celles d'un taureau, mais l'âne et le charivari sont toujours là.
Toutefois il existe une différence fondamentale entre cette tradition et celle du tour de l'âne  : celui qui monte l'âne est le dernier marié de l'année , peut être en prévision de ce qui l'attend dans sa vie future d'époux...

Bien entendu cela n'est pas valable pour le vieux marié qui se dévouerait pour perpétuer cette tradition.
Tout est symbolique dans le tour de l'âne. "

vendredi 8 octobre 2010

Le marié, ( tour de l'âne 2010)


Pour le Tour de l'âne il faut, évidemment un âne comme nous l'avons vu précedemment, condition nécessaire mais cependant insuffisante, il faut , pour le chevaucher et faire le Tour, le dernier marié Citadin de l'année . Cette année Loulou a remis le couvert en enfourchant cette monture 44 ans après avoir effectué son premier tour en 1966.

                                             

sous l'oeil amusé et malicieux de l'épouse qui participe à cette promenade toujours au côté de son mari.Elle le soutient et l'encourage même dans cette longue promenade, traversée symbolique .


L'âne ( tour de l'âne 2010)

                       
 Pour le Tour de l'âne il faut c'est évident un Âne,cette année ce fut une ânesse têtue et capricieuse qui a confirmé la réputation de son espèce, refusant de passer le pont levis pour la plus grande joie de touristes Espagnol hilares. Tenue par les mains d'un Loulou Combes toujours aussi alerte et compétent dans son rôle de muletier.

lundi 4 octobre 2010

Humeur avant le Tour de l'âne 2010

Le vent marin souffle depuis deux jours, un vent humide qui perturbe, penetre tout, violent il arrache les branches d'arbres, c'est dans cette ambiance que nous nous sommes réunis le matin pour préparer et pour accueillir les personnes qui veulent participer à notre Tour de l'âne 2010, ainsi que les personnalités qui honorent par leur présence la petite association que nous sommes.
l' association , tel le phoenix ressurgit de ces cendres en 1998, grace à deux chercheurs écrivains amoureux de la Cité, Jean Pierre Pinies et Christiane Amigues.
La tradition du tour de l'âne dont l'origine est incertaine s'était assoupie en 1976 suivant en cela l'évolution de la Cité qui perdait son statut de village et devenait un super marché aux souvenirs grace  au manque de projet , d'intérêt et à la négligence de beaucoup. La pompe à fric fonctionne bien. Pour l'économie locale trois millions de visiteurs  par an ,c'est pas rien, alors tant que ça fonctionne à quoi bon s'occuper de l'état des lices devenues de véritables routes ? à quoi bon s'occuper de l'état des pierres, du monument dans son ensemble ? la beauté est devenue une notion secondaire après la rentabilité. Ce qui me chiffonne le plus c'est le manque de respect de cet environnement par les principaux bénéficiaires.
J'enfonce, me direz vous des portes ouvertes,........ le vent marin, peut être,  qui lorsqu'il s'absente pour un certain nombre de jours manque autant que sa présence dérangeante.