mercredi 15 juillet 2020

Nouvelles délégations pour la Cité




C'est avec beaucoup de plaisir que nous avons appris la nomination de Laurence Gasc et de Magali Bardou, deux belles et jeunes femmes qui ont des responsabilités O combien importantes pour notre Cité, en particulier.

 
Laurence Gasc plus connue sous le surnom de Lolo est issue de la Cité,  un pur produit citadin, son grand Père maternel Marcel Abadia était un des responsables à l'Hôtel de la Cité et habitait dans la grande maison aujourd'hui le bar à vin, sa mère Irène et son père Daniel (un ami trop tôt disparu) avaient élu domicile dans l'ancienne maison de la famille LLuch. Après la restauration de la vieille demeure, ils avaient créé un magasin qui est aujourd'hui toujours tenu par Lolo.  

     En ce temps difficile pour tous les commerces et en particulier ceux de la Cité qui vivent presque exclusivement du tourisme étranger et Français, la tâche de Magali et de Lolo s'avère d'ores et déjà extrêmement délicate. 

Certes, seules, elles ne pourront pas régler et solutionner les problèmes liés à cette pandémie. Elles ne pourront pas surmonter tous les obstacles, ni résoudre cette crise sans l'aide de tous les commerçants de de la Ville, de la Cité et de ceux qui depuis des générations travaillent dans cette Cité qu'ils aiment.

Le dernier trimestre de l'année 2020 sera, n'en doutons pas, catastrophique pour tous et tout le monde  se retournera vers nos deux déléguées au tourisme.
Faisons leur confiance, connaissant leurs capacités et leurs connaissances du terrain elles pourront œuvrer efficacement pour le bien de tous.

mercredi 8 juillet 2020

Suite de l'article du 15 juin date de la réouverture du château Comtal

7 juillet 2020

Devant Le Château Comtal quelques touristes venus pour la Cité monument historique classé au patrimoine mondial de l'humanité attendent patiemment pour pouvoir pénétrer dans ce lieu chargé d'histoire en respectant les mesures de sécurité imposées.


 








Début Juillet à la Cité




Cette année 2020 est une des seules années où le taux de fréquentation de visiteurs est au plus bas.
En temps normal pour monter cette rue Cros Mayrevieille il faut jouer des coudes ou bien s'adapter aux pas lents des visiteurs badeurs.


 

Tous les commerces ont ouvert leurs portes en espérant que les quelques touristes de passage daigneront acheter un petit souvenir dans la Cité.


Parfois des boutiques proposent dans nos vieilles murailles des objets plus ou moins surprenants.
Ainsi sont exposés des hamacs dans la rue Cros Mayrevieille,  pourquoi pas me direz vous ???


Les réflexions de certains touristes sont bien compréhensibles: "extérieurement la Cité est belle mais intérieurement c'est du n'importe quoi !!!!" excusez-moi mais je partage comme beaucoup cette opinion.

Heureusement qu'il y a quelques personnes qui respectent la Cité, qui l'aiment, qui expliquent son histoire, sa construction, le moyen âge etc......







samedi 13 juin 2020

Réouverture du Château Comtal à la Cité de Carcassonne


Article La Dépêche du Midi Samedi 13 juin 2020


"
 "C'est un peu comme une renaissance pour nous "






mardi 9 juin 2020

Quand le Pont Levis fut supprimé en 1788




Archives départementales.

En 1788 il fut décidé que les frais de restauration du Pont Levis étant trop importants il était plus convenable de combler de terre la partie sous le pont levis et moins onéreux que d'en faire un neuf.





Fin du 19ème siècle  le Pont Levis reprit forme lors de la restauration de la Cité 








lundi 8 juin 2020

Début Juin pendant le déconfinement



Samedi 6 juin 2020 je me suis rendu à la Cité, drôle d'impression, j'ai éprouvé un sentiment de malaise, de tristesse, d'incompréhension et de colère à la vue de cet abandon évitable de notre joyau départemental.
Le tapis de verdure souhaité sur le talus de la Porte d'Aude pour mettre en valeur notre monument est une catastrophe non entretenue. (ne parlons pas des cercles artistiques😖😖😖)


Quant aux lices, le spectacle est désolant: des herbes folles, des gravats, une vision pour les visiteurs potentiels inadmissible.


Quelques voitures sont stationnées dans le parking qui, pendant la période de reprise, est gratuit.
Ce n'est pas la foule des grands jours mais c'est un début. Nous espérons pour nos petits commerçants de la Cité que nos amis Espagnols et Catalans puissent bientôt revenir dans nos vieilles murailles et que le temps soit plus clément. Cette clientèle n'est pas la seule mais, me semble-t-il, est la plus importante. 


Le parking des professionnels est loin d'être complet.


La porte Narbonnaise qui grouille toujours de monde est, en ce début de mois de Juin, bien calme.

 
Dans les fossés un tapis d'herbes sèches  permet à certains de pique niquer dans l'odeur des foins.




samedi 6 juin 2020

Le rempart des Francs




Le rempart franc

Après avoir étudié le rempart gallo-romain début avril, nous examinerons aujourd’hui le rempart des Francs.




Ce rempart est construit, sous la direction des ingénieurs du roi, en trois grands chantiers :

chantier (règne Louis IX) : 1228-1239
2° chantier (règne Louis IX) : 1240-1245
3° chantier (règnes Philippe III et Philippe IV) : 1280-1287

Le premier chantier 1228-1239 est une entreprise considérable, gérée par les sénéchaux Eudes de Queux et Jean de Fricamps.
Après l’annexion de Carcassonne au domaine royal de 1226, il y a urgence pour les occupants franchimands de se donner les moyens de défense contre une attaque des troupes espagnoles ou simplement contre une révolte des habitants de la région. La construction de l’enceinte extérieure, la transformation de l’enceinte intérieure et la fortification du château commencent. La réfection sur plan neuf de la tour de Justice, très proche du château, fait partie de ce chantier.
Il nous reste un exemple d’une tour gallo-romaine refaite par les Francs pendant cette période et finalement détruite au cours du remodelage de l'enceinte : la tour méridionale du reste de l’enceinte primitive derrière le nouveau mur franc entre la tour du Tréseau et la tour du moulin du Connétable : sur la photo on reconnait aisément le nouveau parement du Moyen-Âge. Le tronc de la tour détruite vers la tour Cahuzac montrait que cette tour avait subi le même traitement mais, malheureusement, il a été réenfoui.







Le nivellement des lices provoque de gros problèmes de solidité des murs gallo-romains [voir l’article « Tours penchées » du 31 janvier 2020]. Les ingénieurs royaux maîtrisent certes à la perfection leur reprise en sous-œuvre, mais sur le plan efficacité militaire, ça représente plutôt un pis-aller. Mais l’urgence de l’œuvre menait à l’acceptation de cette solution boiteuse (qui n’a jamais été corrigée).

Le deuxième chantier (sénéchaux Guillaume des Ormes et Hugues d’Arcis) est plutôt maigre : Le rempart existant avait donné satisfaction pendant les combats acharnés pendant le siège par le dernier Trencavel en 1240 ; il fallait entreprendre la remise en état des parties endommagées (barbacane Narbonnaise ou st. Louis, la tour de Bénazet ainsi que deux pans de l’enceinte extérieure au Nord et au Sud-Ouest près de l’enclos de l’évêché) et surtout la rectification du périmètre de l’enceinte extérieure sur le front oriental entre l’échauguette de l’Est et la barbacane st. Louis avec la tour de la Vade et la tour de la Peyre suite au démantèlement du faubourg sant Miquel.

Le troisième chantier (sénéchaux Philippe de Monts, Gui de Nanteuil et Jean de Burlas) est le plus important : Construction de la porte Narbonnaise, de la tour du Tréseau, réfection complète de la tour Balthazar, remodelage complet de l’enceinte intérieure (exception faite du front Nord et de la zone du château) avec les tours carrées de l’Évêque et st. Nazaire, des ouvrages très puissants, entièrement neufs, construits sur les points essentiels et qui se signalent à l’attention par un appareil à bossage caractéristique. Ailleurs, on n’hésita pas à réutiliser les fortifications anciennes en leur faisant subir de profondes transformations.
Ces réalisations du milieu du siècle commandées par le roi étaient extrêmement soignées ; elles démontraient un sens aigu du travail bien fait, un goût d’unité alliant solidité et beauté, la volonté de construire des bâtiments munis des ultimes perfectionnements.




Les particularités de la construction
Les élévations du moyen âge sont formées d’un noyau de blocage [formé de blocs de pierre gros ou menus jetés pêle-mêle dans un bain de mortier] contenu entre deux parements d’appareil.
L’appareil du XII° siècle expose bien ses assemblages réguliers au bas des façades du grand corps de logis rectangulaire qui sépare les deux cours du Château.




L’appareil à bossage de la fin du XIII° siècle met en œuvre des éléments plus volumineux.



La hauteur d’une courtine doit se régler d’après celle que l’escalade peut atteindre. Lorsque l’enceinte est double, la crête de la ceinture extérieure est tenue à un niveau assez bas pour qu’un tir à longue portée puisse passer par-dessus.
Les courtines de l’enceinte intérieure qui procèdent, de pied en cap, du programme de reconstruction exécuté au XIII° siècle, montent à 15 et 17m au-dessus des lices (parapets non compris), celles de l’enceinte extérieure s’élèvent en correspondance de 8 à 11m. Les épaisseurs ne se présentent plus dans le rapport de 1 à 3, comme dans la muraille gallo-romaine ; la résistance des parements assurait au Moyen Âge la possibilité d’appareiller sans risque des fronts de défense 5 et 6 fois plus hauts qu’épais.
Les tours mesurent le plus souvent de 22 à 30m, parfois avec une grande différence entre les niveaux côté ville et côté lices (la tour du Tréseau porte son pignon à 30m sur la ville alors que sa hauteur est de 37 m). L’épaisseur des murs est généralement de 2m70 à 1m10 de pied en cap (les tours de la Porte Narbonnaise mesurant 4m10 à 2m10 de pied en cap).
Malgré la menace de l’anathème prononcé par le pape, Philippe II l’Auguste avait introduit l’arbalète dans son armée à cause de son performance [distances effectives de combat : pilum env. 20m, arc env.60m, arbalète env.100m] qui permettait l’allongement non négligeable des distances entre les tours ; enceinte intérieure : 35, 40 et 45m ; enceinte extérieure : communément 50 et 55m mais 65m entre le Grand Canissou et le Grand Burlas, 64m50 entre la Crémade et la Cautière et même 80m de la Vade à la Peyre.

Conclusion :
On remarque l’évolution dans les principes de la défense envers l’enceinte gallo-romaine : la riposte verticale n’est pas abandonnée (hourds, bretèches et assommoirs) mais le souci est aussi de pouvoir atteindre l’attaquant au loin (tir tendu des arbalètes, encore plus dangereux si déclenché près du niveau du sol). L’observation est donc encore plus importante (p.ex. les hautes et fines guettes de la tour du Tréseau).
L’existence d’une double enceinte permet d’opposer à l’ennemi deux lignes échelonnées de défense.




  
Deux remarques :

1)       Il ne faut pas oublier que les portes d’entrée des tours (comme des poternes) se trouvaient en règle générale dans une certaine hauteur nécessitant un moyen auxiliaire pour y arriver (un escalier en bois, une échelle) ; ce n’est que de nos jours et pour accommoder le passage des touristes que l’on a remplacé ces moyens par des escaliers fixes (en tranchant parfois même dans la maçonnerie antique). Dans un but mercantile on a défiguré la conception défensive des remparts…

2)      Les éperons en accolade, dont les tours furent dotées à cette époque, étaient, d’après certains chercheurs, destinés à renforcer leur résistance à une attaque frontale en détournant les chocs du bélier ; concernant les pierres à bossage ils avancent que la forme bombée permettait un dégagement latéral de l’énergie reçue lors de l’impact d’un projectile en limitant ainsi les dégâts. Pour ma part (et j’ai trouvé des notes de spécialistes qui me confirment dans mon opinion), je suis persuadé que la combinaison de l’appareil à bossage et du plan à éperon ne servait que peu à quelque fonction défensive plus ou moins illusoire mais qu’il s’agit avant tout d’un élément architectural destiné à dégager un aspect de solidité et de puissance ; dissuasion adressée à un attaquant potentiel :
« N’essaye même pas de m’attaquer, je suis plus fort que toi » !



Sources :
- POUX J. « La Cité de Carcassonne, l’épanouissement (1067-1466) », Privat 1922, tome II p. 17-57
- BRUAND Y. « Les enceintes fortifiées » dans Société française d’Archéologie, Congrès archéologique de France 131, Session 1973, Pays de l’Aude, AD11 : 770.94448 CON pp.497-515
Texte JP Oppinger

dimanche 24 mai 2020

André Dupuy



C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de Dédé Dupuy et nous regrettons de ne pas avoir pu assister aux funérailles pendant cette première période de déconfinement. 
La famille Dupuy en très peu de temps a perdu trois membres de la fratrie, tous estimés par la grande famille citadine.

A tous les siens,à son épouse Claude,à sa fille Myriam nous présentons nos amicales et sincères condoléances.
los ciutadins.
Photo Cécile Cousteau.

Trois copains citadins de l'époque Dedé, Robert Franc et assis Jojo Cousteau





Période de déconfinement



Pendant cette période de déconfinement un plan de circulation a été mis en place à l'entrée de la Cité Porte Narbonnaise.



De part et d'autre du Pont Levis, de gros panneaux préviennent les visiteurs des distances à respecter, du port obligatoire du masque et des sanctions encourues.

La circulation dans les rues étroites se fait sur la droite. Donc les visiteurs doivent se tenir à la queue leu leu, bras tendu à l'avant, pas plus d'une personne au mètre carré,  impossibilité de zigzaguer, d'aller d'un magasin à l'autre. On croit rêver, qui a pu faire un tel aménagement!!!.
Imaginez un club du troisième âge de Castelnaudary venu  passer une après midi de détente à la Cité, imaginez 50 personnes âgées, masquées, respectant les distances imposées qui montent la rue Cros Mayrevieille en rang pas serré ... pas comme à l'armée!!!!




Evidemment aujourd'hui très peu de visiteurs pour flâner dans les ruelles citadines, la distance du rayon de 100 km limite la possibilité de venir voir ou revoir notre monument qui, faut bien le dire  semble avoir été laissé à l'abandon, sans aucun entretien des lices ou des fossés.



photographies Guy Blanc

jeudi 14 mai 2020

Début de la période de déconfinement 11 mai 2020


Après de longues semaines de confinement, il fut décidé que nous pourrions désormais, après le 11 mai, quitter nos maisons pour retrouver progressivement une activité normale.
Il y a évidemment des contraintes, port du masque, distanciation sociale de 1 mètre et possibilité de sortir sans justificatifs mais dans un rayon de 100 km à vol d'oiseau. Par contre les commerces de bouches, les bars, sont fermés jusqu'à nouvel ordre.



mardi 12 mai 2020 

A la Cité de Carcassonne il semblerait que la préfète n'ait pas donné l’autorisation aux commerçants d'ouvrir leur boutique. A ce jour la Cité est théoriquement fermée. Par contre quelques touristes sont dans la cité avec l'espoir d'une visite.(?)



 Mercredi 13 mai 2020 paraissait un article dans le journal l'Indépendant

La préfecture de l’Aude a annoncé une série de mesures ce mercredi 13 mai. 
Il sera désormais possible de déambuler dans les rues de la Cité. Dans la stratégie locale de déconfinement pour le département de l’Aude publiée ce mercredi 13 mai sur le site de la préfecture, il est précisé que la Cité de Carcassonne "est ouverte au public dans le respect des mesures barrières et du sens de circulation".
Toujours dans ce document, on apprend que les lieux culturels, musées et monuments "doivent faire l’objet d’une demande d’ouverture auprès de la préfète de l’Aude", laquelle a déclaré ce vendredi 8 mai que ces demandes seraient examinées "au cas par cas".


Deux mois après le confinement respecté scrupuleusement par les Carcassonnais, la cité revêt un caractère d'abandon. L'herbe a envahi jardins et lices. Une toilette printanière s'impose!!! peut être aurait il été judicieux d'autoriser le personnel d'entretien à s'activer pendant ce confinement... Il ne risquait pas plus qu'au supermarché.

Photographies G.Blanc





vendredi 1 mai 2020

1er Mai 2020


Joli mois de Mai que m'apportes tu ?.............





J'ai connu des premiers mai où l'on grelottait, j'ai connu des premiers mai sous la pluie, j'ai connu des  premiers mai très chauds mais je n'ai jamais connu un 1er Mai tel que nous le vivons aujourd'hui, en étant confinés.

Certes, les derniers 1er mai n'avaient pas la même intensité que ceux de ma jeunesse où chacun était fier d'appartenir à une classe laborieuse et qui sortait dans la rue célébrer la fête des travailleurs.

Fête du travail depuis 1890, elle devint jour chômé et payé puis, progressivement, jour de congé ordinaire, seul le brin de muguet est offert traditionnellement.
Pour beaucoup de jeunes, le 1er mai est le jour de la vente du muguet porte bonheur.


jeudi 30 avril 2020

LA GALERIE DITE " ALLEMANDE "





La galerie dite « allemande »

Avez-vous entendu parler d’un souterrain sous la place Marcou ? Moi aussi, mais des souterrains dans la Cité, on en parle beaucoup donc je ne m’y accrochais pas, mais sans oublier le sujet.
Et un jour, je tombais sur deux dessins de Jacques Ourtal, réalisés en 1944.

[Ourtal est un peintre un peu oublié dans sa ville natale Carcassonne (1868-1962), toutefois Winston Churchill et John Kennedy étaient en possession des toiles de sa main].



Le premier dessin montre une entrée dans cette galerie qui se trouvait sous le pont traversant le fossé du château avec la note : « Entrée d’une Écoute dans les Fossés du Château », le deuxième une sortie dans les lices qui porte le commentaire suivant :




avec un ajout postérieur



« Cette ouverture de Trauquet à environ 40 mètres des tours Narbonnaises – elle a été comblée en 1945 – »




Et là j’ai vraiment commencé à chercher !


En fouillant dans les archives du Ministère de la Culture (base Mistral/Mémoire), j’ai trouvé la photo suivante, N° sap01_73n00061_p :





L’auteur de l’original est Henri Nodet fils, architecte en chef des monuments historiques (comme déjà son père avant lui) entre 1920 et 1956, c’est une base fiable. La recherche continua donc dans les Archives départementales de l’Aude.

Résultats :

Au printemps 1944 les Allemands investirent complètement la Cité. Les habitants sont évacués, les portes murées. Fin août 1944 ils quittent la place et les habitants reviennent.

[Un jour, Elia ( Cousteau) m’a raconté qu’elle était la première à revenir à la Cité, après signature auprès des autorités que ce retour était à ses risques et périls.]

En revenant dans la Cité les habitants découvrent alors l’existence de cette galerie, au moins la plupart d’entre eux ; j’y reviendrai …

Le tracé de la galerie (partie gauche du plan) commence bien dans les douves du château sous le pont entre la Barbacane et le château et continue vers une ouverture dans l’enceinte intérieure entre les tours Trauquet et st. Sernin avec une longueur de 130m environ ; il ne passe pas sous les maisons.

Il touche par contre la base du clocher de l’église st. Sernin.


Dans le massif de la fondation se trouve une salle du Moyen Âge d’environ 12 avec une voute en berceau (partie droite du plan) ; devant son mur méridional on voit dans un fossé le passage de la galerie (La photo est extraite du reportage RMC DECOUVERTE du 24 avril 2019, rediffusé le 08 avril 2020).




Entre la salle souterraine et la sortie dans les lices, la galerie était doublée sur 13m avec une distance de 4m environ.

La galerie se trouvait à un peu plus de 5m sous terre ; elle était haute de 1m80 et large de 1m20 environ (comme on peut vérifier sur le plan). Les Allemands avaient installé un boisage [Ensemble des étais en bois qui soutiennent la galerie] dans des règles de l’art qui, manque d’entretien, pourrissait au cours des années, entraînant des affaissements du sol de la place Marcou.


Dans les années 1953-1954, la galerie a été comblée par puits, comme on le voit sur le plan de Nodet (partie droite en haut).

[La date du plan original de Nodet est 1952, le problème a donc dû être connu bien avant 1953 puisqu’il montre le comblement, au moins planifié ; il y a peut-être erreur concernant la date du 13 avril 1953 dans le document des Archives départementales.]

Ouvertes restent par contre nos questions :
- Pourquoi les Allemands ont-ils creusé à cet endroit ? Pour abriter leurs munitions, comme on croit souvent, il y avait quand-même assez de caves souterraines mieux adaptées. Pour chercher des trésors ?
- Il semble bien qu’il y avait déjà des vestiges avant eux ; qui les y a dirigés ?

Mais, comme nous apprend Gilbert Barnabé, un autre enfant de la Cité : « Le convoi (des Allemands qui avait abandonné la Cité au soir du 24 août 1944) fut mitraillé par l’aviation allié sur la route qui longe la plage entre Agde et Sète. …Cette route garda très longtemps encore les traces zigzagantes des rafales de balles dans son bitume ».



Source : Document AD11 : 1046W17
Texte JP OPPINGER