mercredi 6 novembre 2019

Les Lices Hautes



De la Porte d'Aude à la Tour Mipadre les Lices Hautes ont été aménagées et c'est bien agréable de pouvoir se promener sans être obligé de prendre des bottes par temps de pluie. Cette partie des lices hélas se termine sur un terrain de plus en plus dégradé jusqu'à la Tour de la Vade. Souhaitons que dans un proche avenir cette partie des lices soit aménagée pour le plus grand plaisir des promeneurs
et ne soit plus fermée à la circulation pédestre les mois d'été.

















jeudi 31 octobre 2019

Le Talus de la Porte d'Aude


Le moins que l'on puisse dire c'est que ce recouvrement du talus n'est pas une réussite après une seconde journée de pluie le résultat n'est pas folichon, 




vendredi 25 octobre 2019

Le Talus de la Porte d'Aude


Etait ce une bonne idée que d'enlever toute la végétation d'une grande partie du Talus pour le recouvrir partiellement d'une toile ?


Apparemment non. A la suite du premier orage important de l'automne les dégâts sont bien visibles. 




Explication ..... lu dans l'Indépendant du 31 octobre 2019.









mardi 22 octobre 2019

Approvisionnement de la Cité au Moyen Age




L’approvisionnement de la Cité au Moyen Âge (4)
Et où va-t-on conserver nos réserves ?


Aujourd’hui nous avons le réfrigérateur pour pouvoir bien conserver nos réserves ou, pour les moins fragiles, un endroit frais comme p.ex. la cave. Au Moyen Âge il ne reste que la cave et bien-sûr, pour la viande, le sel.

Dans les tours des fortifications on trouve souvent des caves destinées à la conservation de vivres qui sont d’ailleurs parfois confondues avec des oubliettes !

Si on regarde cette ouverture dans la tour Bénazet on peut bien comprendre cet amalgame !
Et comme pour les tours de moulins, le nom de « Tour de la Glacière » suggère la présence d’un réservoir quelconque dans cette tour.





Il existe une solution plus simple, c’est-à-dire d’enterrer tout simplement les vivres. Un trou dans le sol de la salle basse de la tour de la Vade laisse supposer cette solution de saloir primitif …



 (Extrait du reportage RMC DECOUVERTE du 24 avril 2019)

Mais le nec plus ultra d’un saloir dans la Cité se trouve dans la tour méridionale de la Porte Narbonnaise, voyez vous-même :


 AD11 : 2809N 125

Construit dans l’appareil très soignée des ingénieurs royaux comme toute la tour, il est accessible par une petite trappe de la salle basse.
Guillaume Besse, avocat et historien de Carcassonne, nous rapporte en 1645 que ce charnier, destiné à conserver la « munition de bouche », a une capacité de « mille pourceaux salez et cent bœufs aussi salez ».
Et il continue : « Dans les greniers du Roy il y avoit quinze mille cestiers de bled, & cinq cens cestiers de febues, & quatre cens charges de vin, & cent cestiers de l’huile dãs ses caves : & outre toutes ces provisiõs & beaucoup d’autres qui seroient trop longues à descrire, les salins de sa Majesté estoient plein de sel, et dans une chambre du Chasteau il avait dix charges de cheval de soliers d’homme. »

Eh oui, maintenant nous sommes tout à fait rassurés concernant le bon apprivoisement de la Cité de Carcassonne au Moyen Âge …
Texte JP Oppinger


Sources :
- POUX J. « La Cité de Carcassonne »
- Mot G.J. « L’arsenal et le parc du Matériel à la Cité de Carcassonne en 1298
- Besse G. « Histoire des Comtes de Carcassonne »



samedi 19 octobre 2019

Approvisionnement de la Cité au Moyen Age




L’approvisionnement de la Cité au Moyen Âge (3)
Nous avons nos sacs pleins de farine, maintenant on va faire le pain.
Mais pour cela il faut un four !






Voilà les fours de la boulangerie du château après leur découverte en 1927/28.




En faisant votre promenade dans la cour d’honneur du château, vous avez peut-être remarqué ces ouvertures dans le mur de l’aile ouest du château comtal.
Ce sont les mêmes fours dont l’archiviste-paléographe Yves Bruant déplore « la restauration effectuée sans conviction » (il suffit de regarder les photos ; le troisième four à droite a même été supprimé).






Mais pour être autonome un certain temps pendant les sièges, les soldats enfermés dans les tours disposaient également des fours en combinaison avec la cheminée.
En guise d’exemple, l’installation dans la salle de garde de la tour st. Nazaire et,



(carte postale collection Ferrisi).

une autre dans la porte Narbonnaise







mercredi 16 octobre 2019

Approvisionnement de la Cité au Moyen Age




L’approvisionnement de la Cité au Moyen Âge (2)
Nous avons parlé de l’eau, parlons maintenant des vivres.

Aussi densément construite que semble la Cité il n’y avait que 50% de sa surface intérieure qui étaient bâtis (on comprend mieux si on s’applique à étudier une photo aérienne et un ancien plan de la Cité). Les autres 50%, cours et jardins mis de côté, étaient réservés à des espaces où l’on pratiquait la culture et l’élevage pour pouvoir disposer en cas de siège des réserves supplémentaires, vitales pour les défenseurs.
Mais pour faire du pain, il faut d’abord des moulins. Au XIIIe siècle, on estime la consommation de pain de 1 à 1,5 kg par personne et par jour et la population dans la Cité à la même époque s’élevait à quelques quatre à cinq mille personnes. Pour assurer le quotidien d’une telle population on installe des moulins hydrauliques à partir du XIV° siècle, les moulins à vent s’ajoutent par la suite.




Viollet le-Duc n’a pas trouvé de moulin en état de fonctionner lorsqu’il a étudié la Cité de Carcassonne, par contre, il note : « sur les tours de l’enceinte intérieure de la Cité de Carcassonne, il y avait plusieurs moulins à vent ainsi que le constate une vignette de 1467 et les dénominations anciennes de quelques-unes de ces tours. »
En effet, on distingue sur cette vue cavalière le moulin (hydraulique) du Roi (cercle vert) et, à proximité de la Porte Narbonnaise, une tour surmontée d’un moulin. Il s’agit de la Tour du Moulin du Connétable (cercle rouge).
Les noms de deux autres tours, la Tour du Moulin d’Avar au Nord et celle du Moulin du Midi au Sud, rappellent sans doute leur vocation même si on n’y a pas trouvé des vestiges comme, sur ces photos prises 1864, au sommet de la tour du Moulin du Connétable.




 AD11_103NUM-4T73PH46 : Présence du moulin sur la tour et l'enceinte extérieure
percée de fenêtres témoignant de la présence d'habitations dans les lices. 1864.


 AD11_103NUM-4T73PH59 : Les tours Narbonnaises, la tour du Trésau, la tour du
Moulin du Connétable avec son moulin. 1864.


 De nos jours il n’y a plus que les boyaux d’ensachage qui témoignent de la présence du moulin.

Un inventaire de 1298 nous renseigne que dans l’arsenal près de la tour de la Charpenterie étaient conservées toutes les pièces de rechange ou de rebut pour les moulins : « arbres (2 arbores ferri) portant la meule supérieure au moyen de l'anille (nadila), meules (molas), avec cercles de fer ou de bois (brassolos) pour les enserrer quand elles se fendaient ou se brisaient, smilles (marteau à deux pointes du carrier et du tailleur de pierre) pour les piquer et enfin les récipients pour recueillir la farine (bacenos).
Texte et photographies JP Oppinger

lundi 14 octobre 2019

Approvisionnement de la Cité au Moyen Age.





L’approvisionnement de la Cité au Moyen Âge (1)
« La faim peut prendre des forteresses, elle peut aussi les rendre à l’ennemi. »
(Proverbe grec)

Le ravitaillement en eau et en vivres n’est pas moins important pour la valeur combattive d’une garnison qu’un commandement valeureux et un bon armement. Nous allons donc chercher ce que l’on peut trouver dans la Cité dans ce domaine …
Vivre sans manger c'est possible pendant plusieurs jours, voire plusieurs dizaines de jours. À la condition toutefois de continuer à toujours boire de l’eau. Car sans apport hydrique, nous ne pouvons pas espérer survivre plus de trois jours. Cherchons donc d’abord les ressources en eau.

Les points d’eau de la Cité :

- Lo Potz de las Fadas, le Puits des Fées ou le Grand Puits
Grâce à une structure au-dessus de la margelle, dont n’existent plus que 2 piles, trois personnes pouvaient puiser l’eau en même temps. Le diamètre du puits, à la margelle, est de 2m60 contre 3m46 au fond. La profondeur constatée lors du curetage de 1808 était de 39m45 contre 30m20 trouvés par Viollet-le-Duc cinquante ans plus tard.

- Le puits du Plô
Puits creusé dans le roc, d'un diamètre d'environ 1m60. La profondeur de ce puits est de 21m40.

- La Font celada
Une fontaine, qui n’est celada, cachée, que depuis la construction de l’enceinte extérieure par les Francs et qui est un des plus anciens points d’eau de la Cité. On puisait l’eau par la margelle, scellée de nos jours, que l’on remarque dans la montée entre avant-porte et porte d’Aude. « Débit régulier qu’elle que soit la saison, eau de bonne qualité pendant que la foun grando et la fontaine des Capucins, « la pialo » de la Trivalle livrent de l’eau de mauvaise qualité. » C’est le constat d’+ Henri Alaux, historien de Carcassonne bien connu, qui nous a laissé aussi ce croquis de la font.




- Autres puits

Nous trouvons des puits dans la cour du Midi du château comtal




ainsi que dans la tour de la Vade, dans la tour st. Nazaire et dans la partie souterraine de la Poterne de la tour de la Peyre. Et qui ne connait pas le puits de la Sendrine (en réalité, la pauvre s’est noyée dans le Grand Puits !) avec sa double bouche près de la tour du Tresau Il y en a dans les jardins de la maison d’inquisition et du presbytère. Le cloitre capitulaire de la Cité disposait de deux puits ; un est encore visible dans l’enclos devant le théâtre, l’autre était situé là où il y a aujourd’hui le vaste fossé d’orchestre (dissimulé en grande partie sous la scène) auquel il a dû céder.


22 puits sont officiellement recensés dans la Cité mais grand nombre des maisons possèdent leur propre puits comme par exemple l’ancien restaurant « Les Buissonnets » dans sa cave du XI° siècle (ce puit inondait la cave lors de grandes pluies et Jojo a ajouté une margelle).

On les appelle communément puits mais en réalité ce sont tous plutôt des citernes. Elles sont nourries par le ruissellement de l’eau de surface à travers les fissures du sous-sol de la Cité dans leurs cavités ; exception faite de la Font celada qui est une vraie fontaine.




Nous connaissons tous la citerne dans la tour septentrionale de la porte Narbonnaise mais les vestiges effacés d’une autre citerne ont été reconnus juste à côté, dans l’angle formé par l’arête nord-ouest de la même tour et la courtine attenante.
Extra muros se trouve (au coin du chemin des Anglais) un réservoir qui, entouré de son bâti médiéval, recueillait encore hier l’eau des collines environnantes : la Font granda qui alimentait jadis la population du faubourg san Miquel.

N’oublions pas que ces ressources étaient habituellement suffisantes à une époque sans douche et sans lavage-auto (et même sans pastis). Mais, dans des circonstances particulières, il pouvait y avoir des problèmes : en août 1209, mois extrêmement torride, les croisés avaient encerclé la Cité et pris les faubourgs. Ainsi les Carcassonnais n’ont plus accès ni à l’Aude ni aux fontaines des faubourgs et très vite, le faible débit des seuls puits intra-muros ne suffit plus à ravitailler la population doublée par les réfugiés, habitants des faubourgs et les familles de paysans de l’entourage avec leurs bêtes. Ce qui a emmené le jeune Raimon Roger Trencavel (Pastouret, petit pâtre, comme l'appelait le troubadour Raimon de Miraval) à chercher des pourparlers avec les conséquences que l’on connaît.
Texte et photographies JP Oppinger






mercredi 9 octobre 2019

Le Talus de la Porte d'Aude



C'est bientôt l'hiver, pour protéger le Talus une couverture épaisse est étalée sur ses flancs.


Probablement pour éviter l'érosion des pluies hivernales et pour permettre à une végétation éradiquée à reprendre vie.








lundi 30 septembre 2019

Le préau de l'école des garçons à la Cité








Encore!!! me direz-vous, le préau de l'école des garçons. ( voir les articles le concernant).
Il est vrai que depuis des années le préau est passé par plusieurs stades.
Nous, "los ciutadins", avons toujours souhaité qu'il soit conservé dans son état d'origine avec les toilettes qui pouvaient devenir publiques et facilement accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Mais voilà, notre idée n'était pas la bonne et grâce à l'élu municipal ce préau qui fait parti du patrimoine citadin est devenu tour à tour dépôt d'ordures avec de nombreuses poubelles, parking privé et aujourd'hui garage pour remorque. C'est la vie, c'est ainsi.


vendredi 13 septembre 2019

Hier et aujourd'hui : La porte d'Aude



Hier la Porte d'Aude avant les travaux


Aujourd'hui: le Talus et les murailles de la porte d'Aude


lundi 9 septembre 2019

La poterne de la Tour de la Peyre




LA POTERNE DE LA TOUR DE LA PEYRE
appelée autrefois aussi la poterne de la tour de la Pierre
Dans mon article sur les poternes de la Cité, je vous avais promis de vous parler plus tard de la poterne de la tour de la Peyre, et voilà :
Cette poterne a été construite à usage exclusivement militaire. Elle devait permettre de briser une attaque ennemie sur la Porte Narbonnaise par un raid surprise dans le flanc ou, le cas échéant, de soutenir une sortie en force de la garnison contre un adversaire devant cette porte. Il s’agit de la seule installation de la Cité permettant une communication directe du rempart intérieur devant le rempart extérieur et en plus, elle était munie d’une trappe s’ouvrant dans les lices. Elle a été conçue avec le plus grand soin : la poterne comprend un souterrain assez vaste sous les lices (d’après Viollet-le-Duc, la salle voutée pouvait accueillir une quarantaine d’hommes en armes), qui offre toutes les conditions pour bien préparer les actions militaires, même un puits. Un réduit réhaussé entre la salle et la galerie menant à l’intérieur facilite la défense contre un ennemi ayant forcé l’entrée côté tour de la Peyre. Côté ville, entre la tour Trauquet et l’escalier (les deux inclus), se trouvait un logis militaire, permettant l’accès à la poterne seulement aux membres de la garnison.




Et si cette porte dans le fossé à côté de la tour de la Peyre est l’accès extérieur à ce souterrain, on trouve l’accès intérieur en tournant devant la porte Narbonnaise dans les Lices hautes.


Oui, cette étrange construction rectangulaire entre la tour du Trauquet à droite et la tour st. Laurent à gauche avec son toit en appentis protégeait autrefois une descente en bois conduisant du chemin de ronde de l’enceinte intérieure vers la poterne.



Voici la situation vue d’en haut :





Et ici les plans (images archives : ap011_20101100235a3yy_p et ap011_20101100240a2y_p) :
Légende :
1 : L’entrée côté tour de la Peyre.
2 : La salle voûtée ; elle mesure 7m20 sur 3m25, sa hauteur après l’entrée côté tour de la Peyre est de 4m20, au-dessus il y a 2m de terre jusqu’au niveau des lices.
3 : Le puits
4 : Le réduit rehaussé de 1m20 ; ici se trouvait aussi la sortie dans les lices.
5 : La galerie vers l’escalier montant à l’enceinte intérieure ; elle est obstruée de nos jours.


Regard de l’entrée côté Peyre dans la salle voûtée ; au fond on remarque le réduit rehaussé.


Le puits.

La poterne de la tour de la Peyre peut nous apprendre beaucoup sur l’ingéniosité des maîtres d’œuvres royales en matière de la poliorcétique (c'est à dire l'art d’assiéger des places fortifiées).
Mais, comme d’autres installations aussi intéressantes et passionnantes de la Cité, cette poterne est malheureusement inaccessible pour les simples mortels …
On ne saura jamais assez gré à Joseph POUX qui a soigneusement répertorié les résultats de ses observations et toutes les informations disponibles sur la Cité dans ses œuvres, source inestimable pour nos recherches !
Texte de JP Oppinger

Sources : - POUX J. : « La Cité de Carcassonne, L’Epanouissement (1067 – 1466) » t. II, Ed. Privat Toulouse, pp. 142-143
- VIOLLET-LE-DUC E.E. : « La Cité de Carcassonne », Ed. Bélisane, Cazilhac, p. 51



mercredi 28 août 2019

Sylvie David


Dans la presse l'avis de décès de Sylvie fut une terrible nouvelle.

CARCASSONNE
Monsieur Jean-Yves DAVID, son époux ;
Monsieur François David, son fils,
parents, alliés et amis
ont la tristesse de vous faire part du décès de
Madame
Sylvie DAVID
née TORT-NOUGUÈS
survenu à l'âge de 69 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le lundi 26 août 2019, à 10 h 30, à la basilique Saint-Nazaire, à Carcassonne, suivie de l'inhumation au cimetière de Saint-Michel.
Madame Sylvie DAVID repose à la chambre funéraire, 2, avenue Henri Gout, à Carcassonne.
La famille reçoit le samedi 24 août et
dimanche 25 août, de 10 heures à 12 heures
et de 16 heures à 18 heures.
La famille remercie par avance toutes les personnes qui prendront part à sa peine.


C'est avec beaucoup de tristesse que nous appris le décès de Sylvie David.
 Les Ciutadins connaissaient bien Sylvie qui venait passer ses vacances dans la maison familiale de Pierre et Maria Sire et qui l'appréciaient pour sa gentillesse. Depuis des décennies, les liens d'amitiés avec la famille Espanol ne furent jamais rompus et ce malgré l'éloignement des uns et des autres.
Los Ciutadins présentent à la famille de Sylvie toutes leurs condoléances.



Photographie prise devant la stèle de Pierre et Maria Sire dans le Jardin qui porte leur nom au pied du Pont Vieux.

Association de la Cité de Carcassonne
Association, loi 1901, crée lors de l’Assemblée Constitutive le 31/01/2012.
             Membres fondateurs : Christine Pujol, (Présidente) ; Geneviève Obin (Trésorière) ; Sylvie David (Secrétaire).
Blanc N. ;Bouzianne Y. ;Calvet P.; Fouich P. ; Gasc L. ; Pujol H. ; Teisseire E.


Association de pierre et de rêve



Photo DDM, Jean-Luc Bibal

"Disparition, hier, à l'âge de 69 ans de Sylvie David, qui fit beaucoup pour la mémoire et la valorisation de notre ville.
Membre de l'
Association des Amis de la Ville et de la Cité de Carcassonne depuis de nombreuses années, dont sa mère, Régine (1923-2007) fut vice-présidente, elle était la fille du professeur Henri Tort-Nouguès (1922-2001).

Cofondatrice aux côtés de différentes personnalités du fond de dotation de la Cité de Carcassonne en 2016 pour soutenir son patrimoine, ses obsèques auront lieu le 26 août à 10h30 à la basilique Saint Nazaire." Alain Pignon

mercredi 31 juillet 2019

La Septimanie




La Septimanie

Plusieurs auteurs donnent des versions différentes quant à l’origine de ce nom Septimanie.

Photographie JeanFrançoisK

Dans un livre dédié à Monseigneur Armand Bazins de Bezons Evêque de Carcassonne Abbé de Lagrasse, le Révérend Père Bouges écrit :
«  Pendant la minorité du jeune Almaric, Théodoric, roi d’Italie, gouverna les états soit dans l’Espagne, soit dans la Septimanie, avec tant de justice et de modération que les  peuples ne furent jamais plus heureux. On appela SEPTIMANIE le reste de la Province Narbonnaise qui demeura aux Visigoths après les diverses conquêtes que les Français avaient faites sur eux, elle consistait dans les villes de Narbonne, Béziers, Nîmes, Agde, Carcassonne, Maguelone et d’Elne. Auparavant écrit le Révérend Père Bouges Toulouse, Uzès et Lodève faisaient partie de l’ancienne Septimanie, mais depuis qu’elles furent sous la domination des Français, les Visigoths subsistèrent à la place de ces trois villes celle de Carcassonne Maguelonne et d’Elne et les élevèrent au rang de Cité, environ l’an 530 et ensuite les firent ériger en évêchés pour conserver le même nombre de Cités qui étaient dans l’ancienne Septimanie ».

                                                   Wikipédia

La Septimanie, appelée Gothie correspond en fait à l’ancienne région française Languedoc Roussillon.




Dans un ouvrage de Sidoine Appolinaire ( homme politique, évêque , écrivain gallo romain Préfet de Rome en 468, évêque d'Auvergne en 471) on trouve l’expression de Septimanie,
Ancienne province Gallo Romaine qui était occupée par la 7ème légion Romaine  mais précise l’auteur le nom de Septimanie pouvait aussi provenir des 7 villes Toulouse, Béziers, Nîmes, Agde, Maguelone, Lodève et Uzès.

La Province Narbonnaise était la plus importante des 7 Provinces Romaines,
les deux Aquitaines, la Novempopulanie (pays des 9 peuples ou Aquitaine 3ème), la Viennoise, les deux Narbonnaises et la province des Alpes Maritimes qui constituaient l’ancienne partie des Gaules.


Par The_Roman_Empire_ca_400_AD.png: Cplakidasderivative work: Jbribeiro1 — Ce fichier est dérivé de : The Roman Empire ca 400 AD.png:, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30279576

D’autres ont pensé que le mot Septimanie pourrait provenir du nom de la ville de Béziers appelée par les anciens Septimanorum mais également  de Cap de Sète ou de Saint Gilles.

Que choisir pour origine du nom de SEPTIMANIE ??? entre la 7ème Légion Romaine,  
 les 7 Villes, les 7 évêchés, Béziers, Cap de Sète, ou Saint Gilles ???