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lundi 24 avril 2017

11ème épisode Histoire ou Légende




Antoine creusait, creusait, creusait, dimanche soir il dût s'arrêter subitement, des nausées probablement provoquées par la grippe brune qui sévissait durement dans tout le pays et particulièrement sur le pourtour de Notre Mer.          
Cette maladie avait déjà contaminé un certain nombre pour ne pas dire un nombre certains de citadins.
La caractéristique de cette maladie est de faire perdre la raison ou le babarot, les atteints prennent une couleur vert de gris ou bleu marine, ont des yeux exorbités et déambulent le visage haineux en tenant des propos bizarres parlant de Charles le Marteau, de Sarrazins, de Grecs, de barbares, de gitans, d'Ibères bref!!! des malades.
Sont ils incurables? comme le laisserait penser la déesse aux cent bouches, les personnes sorties de la cuisse de Jupiter et les intelligents???.
Faut il les éradiquer? Les vêtus de vert sont contre l'utilisation de produits phytosanitaires et préconisent la méthode douce qui consisterait à leur faire humer, fumer, inhaler et manger une plante cultivée chez les Berbères, plante aux pouvoirs apaisants parait-il.
Verraient-ils pour cela la vie en rose?
Entre les atteints, les presque atteints, les adorateurs des blancs bonnets ou bonnets blancs, les adeptes de nini, des jeunes loups, des vieux renards, des renégats, des porteurs de vestes réversibles ou cersiens marinus, Antoine jugea plus prudent de prendre le maquis dans un premier temps sur la colline de Pech Mary et ensuite rejoindre le Castel de Jacquetou dans la Piège à la rencontre de Dame Nature qui seule peut apaiser les esprits.



Dans une quinzaine de jours notre vieux pays dont la vigne avait coloré son drapeau perdra probablement ce teint pour prendre une couleur citron, la couleur de ceux qui n'ont plus le foie. la couleur des vendus aux bourses asséchées les closcas mols et les tristes sires tels des zébulons rebondiront indignés.
  

mardi 6 décembre 2016

Les sept archers de St Gimer




Article de Pierre Sire




 La légende des sept archers de St Gimer est encore un témoignage de la croyance superstitieuse aux méfaits du diable et à sa présence dans ces lieux préférés que sont les carrefours, les ponts, les gouffres, les puits, etc.
 Les habitants de la Cité de Carcassonne ont toujours cru que le grand puits de son enceinte était habité par le diable et que des vociférations et des blasphèmes étaient entendus durant certaines nuits de l'année, par ceux qui s'étaient trouvés aux alentours.
L'histoire de la Cité nous apprend, du reste, que ce puits a toujours hanté l'imagination populaire de ses habitants, par suite, sans doute, de la croyance commune que le riche trésor des Wisigoths y était enfoui En venant faire le siège et la conquête de la Cité, les Goths avaient apporté le trésor prodigieux provenant du pillage du temple et du palais de Salomon. Vaincus à Vouillé par Clovis et contraints à fuir, ils jetèrent ce trésor dans le puits de la Cité, espérant l'y retrouver plus tard. Rien donc d'étonnant que la pensée de ce trésor fabuleux ne soit devenue pour les habitants de la Cité de Carcassonne, le sujet de légendes de toutes sortes, dont celle des sept archers de St Gimer reste un type particulier et suggestif.



 Dans sa littérature populaire et traditions légendaires de l'Aude (1), Gaston Jourdanne nous la raconte à peu près en ces termes.

Sept archers de la Cité de Carcassonne avaient dans une libre conversation médit des Apôtres et de St Gimer évêque de la ville. Un certain jour revenant de corvée, ces mêmes archers aperçoivent un âne abandonné et broutant l'herbe sur le bord du chemin. Deux d'entr'eux le saisissent et sautent sur son dos aux applaudissements de leurs compagnons. Bientôt un troisième puis un quatrième enfourchent l'animal paisible, dont le dos semble s'allonger à mesure qu'augmente le nombre des cavaliers. Si bien que les sept archers perchés maintenant sur l'âne fantastique s'y trouvent à merveille, et vont leur chemin plein de rires et de bruyantes plaisanteries. Mais pendant qu'ils avancent, la riche housse dont l'âne errant était recouvert se change, comme par enchantement, en un drap mortuaire, tandis que l'allure d'abord paisible de l'animal devient un galop vertigineux. Arrivé en face du cimetière, l'âne s'arrête brusquement comme pour contraindre les archers effrayés et raidis sur son dos, à entendre un moment les chants et les psalmodies funèbres qui semblent sortir de chaque tombe.



Mais l'arrêt n'est que momentané, l'âne comme aiguillonné par une force invisible, reprend sa course effrénée vers la place du grand puits de la Cité. Et là, sans donner aux archers le temps de mettre pied à terre, il se précipite dans le gouffre béant en un saut infernal, entraînant avec lui les cavaliers qui avaient médit des Apôtres et de St Gimer et plaisanté imprudemment du diable et de sa puissance. Jamais plus ajoute la légende, nul n'a revu les sept archers de la Cité. Mais par les nuits d'orage et de tempête et quand l'horloge de la cathédrale St Nazaire sonne les douze coups de minuit, on entend sortir du fonds de l'antre diabolique tout illuminé des reflets d'éclairs effrayants, des imprécations mêlées de râles et de gémissements. (1).







(1) Littérature populaire et traditions légendaires de l'Aude. G. Jourdanne. 



mercredi 16 novembre 2016

Le trou du loup





A l'entrée de la Porte Narbonnaise, du côté opposé à celui de Dame Carcas, se trouvait un bureau d'octroi qui prélevait une taxe sur l'entrée de certaines denrées, notamment le vin.


Les vignes citadines étaient insuffisantes pour la consommation des travailleurs citadins qui devaient aller acheter leur vin dans les campagnes avoisinantes. Les ouvriers citadins, agricoles ou pas, étaient dès le mois de septembre-octobre utilisés pour la récolte. Ces campagnes, ces propriétés embauchaient de nombreuses personnes pendant les vendanges, une main d'oeuvre locale et surtout Espagnole.
Pour s’approvisionner en vin, hors période automnale, et pour éviter de payer cette taxe les habitants de la Cité allaient acheter le vin de nuit dans les « campagnes » des environs. Arrivés à destination, ils commençaient à boire un verre, le verre de l'amitié, peut être deux ou trois puis, leurs cruches et leurs bonbonnes pleines, prenaient le chemin du retour en chantant.


Pour éviter la route, ils prenaient un chemin de traverse et passaient au « trauc del Lop »


 Et pour franchir l'enceinte ils rentraient par la poterne qui conduit à la porte de la Tour Saint Nazaire.

(d'après un texte de P.Sire)


Photographies archives Nationales




mardi 15 novembre 2016

La tour Malpel


Photographies Archives Nationales

"En 1792, le général Dugommier fut envoyé dans le midi pour y rassembler une armée contre les Espagnols. Il établit son camp à Auriac aux environs de Carcassonne. Les volontaires s'y rendirent en foule. Ceux de Carcassonne y furent conduits par un nommé Malpel que ses chansons patoises (') avaient rendu populaire. Il avait excité chez les Carcassonnais un tel enthousiasme qu'à cette occasion ils le nommèrent leur capitaine. C'est en chantant ses compositions qu'ils arrivèrent à Auriac. Ils ne s'en tinrent pas là. Les jours suivants les exercices alternèrent avec les chants de Malpel et cela d'une façon si persistante que Dugommier qui ne comprenait pas l'idiome (') dans lequel ils étaient composés s'imagina qu'ils contenaient des calomnies royalistes contre la Révolution. Il ordonna de les faire cesser. Les chants continuèrent de plus belle. Irrité Dugommier fit saisir le capitaine qui fut enfermé dans une tour de la Cité. Cette tour qui s'appelait alors Tour St Paul fut baptisée par le populaire tour Malpel. C'est qu'en effet notre homme s'était procuré un violon et tous ceux qui s'approchaient de la tour pouvaient l'entendre entonner ses chansons patoises ('). C'est pour celà que depuis cette époque, on peut entendre dans les rues de la vieille Cité retentir cette menace adressée aux enfants turbulents : « S'es pas satge, pichou, t'embouiaren jouga dal biuloun dans la tour de Malpel. »
d'après P.Sire



vendredi 13 janvier 2012

10ème épisode Histoire ou légende




Après avoir expulsé les musulmans, la Septimanie se dota d'une administration comtale sous le Règne de Charles le chauve qui avait vendu ses peignes lors d'un vide grenier organisé par Lesourouge, dont je ne vous conterai pas les péripéties, mais qui fit les choux gras de la gazette locale. Nous eûmes droit à un comte nommé Oliba, au teint verdâtre, dont le sucesseur Oliba II ayant mûri, au teint par contre plus coloré, profita des largesses du Roi pour agrandir son domaine Le Carcassès et le Razès par mariage, une nouvelle famille élargit encore le territoire du côté de Béziers et d'Agde et la succession de morts et de mariages profita à Raymond Bernard Trencavel déjà Vicomte d'Albi et de Nîmes époux d'Ermengarde. Par la suite les Comtes de Carcassonne devinrent Vicomtes. La presque totalité des Citadins ayant reconnu un des leur, le comte de Barcelone comme Seigneur légitime, Trencavel en prit ombrage, appela Toulouse à la rescousse et reprit la Citadelle, le Comte de Barcelone assassiné dans notre bonne ville, les habitants craintifs, se mirent du côté du manche, comme les Chevaliers et l'Eglise. Mais cette soumission du peuple était liée à une promesse faite par Trencavel: rendre à Bérenger le troisième, Comte de Barcelone, sa propriété. Il n'en fut rien, parjure, Trencavel partit la fleur sur son haume pour la Terre Sainte.


Les Carcassonnais profitèrent de ce voyage, de cette croisère coûteuse pour le peuple, pour se rebeller contre les exactions du Vicomte, colérique et violent. Après des vacances longues, onéreuses de 4 ans dans les pays Orientaux, le Vicomte fut de retour au Pays. L'accueil ne fut pas celui auquel il s'attendait: pas de flons flons, pas de petits drapeaux, pas de jeunes filles aux gros seins comme il les aimaient, ... parès ... la révolte gronda, s'amplifia jusqu'au village de Couffe où un barde aimé de tout un peuple grattait un luth à se faire péter les cordes pour la défense de ce petit peuple plus Sudiste que Nordique. Le Vicomte dut s'enfuir et, revenus à leur premières amours les Carcassonnais versatiles prétèrent serment à Bérenger. Très vite, sournoisement, profitant des occupations guerrières de Raimond Bérenger, le Vicomte et son copain Toulousain prirent la Ville et la répression fut féroce, nezs coupés, yeux crevés, mutilations diverses et variées. Papa Trencavel et Roger s'en donnèrent à coeur joie, rebelote quelques années plus tard, le même sénario se reproduit malgré l'intervention de l'Eglise, la répression fut tout aussi cruelle, plus de 40 nobles se soumettent, des domaines sont confisqués, les chevaliers mis au plis, en semi-liberté, toujours sur place au service du Vicomte. Le gardiennage d'une tour fut associé à la possession d'un domaine. A la mort du père Ato, Roger dut partager avec ses deux frères, il hérita de Carcassonne, du Razès et de l'Albigeois. Les Bourgeois apparurent et commencèrent à s'immiscer dans les affaires publiques au détriment des "de", des chevaliers, des faux et vrais nobles, des miltaires.


Le temps passa, les années, les mois et les jours défilèrent: à la pauvreté succéda la richesse et surtout la misère des petites gens, les laborieux qui s'accrochaient désespérement à leur taudis, à leur abri de fortune. Nous les vîmes même, en 70, revendiquer, le pouvoir en place ayant tenté, après avoir détruit leur demeure et expulsé un grand nombre d'entr'eux, d'enchaîner les résistants, de les museler au profit des consuls et des bourges, commerçants et autres. Déjà à cette époque apparurent curieusement les "enfants de Trencavel" mais la marche inéluctable du temps et le pouvoir de l'argent virent disparaître la presque totalité des habitants. Il fallait bien en conserver quelques uns pour les faire de temps en temps aboyer avec juste raison, la soupape de sécurité était née. Bien qu'on affirme souvent que l'argent n'a pas d'odeur, d'autres avaient senti, reniflé, il y a quelques décennies déjà, l'odeur de la monnaie que des hordes de touristes venues du nord, les Goths, les ostrogoths, les allemands, sortiraient de leurs bourses pour des achats d'objets hétéroclites. Les commerçants aujourd'hui maîtres des lieux furent à leur tour victimes de leur prolifération et toujours tout aussi curieusement apparut un fier Trencavel Roger qui reçut une fessée après une agression verbale non justifiée, jour de pleine lune.

Antoine creusait, creusait, creusait, maintenant âgé sa fougue l'avait quitté depuis bien longtemps déjà, mais il creusait, creusait, descendre au plus profond, dans cette obscurité absolue, là où la terre se marie avec l'eau et le feu, était sa seule préoccupation, dehors, la douceur de l'hiver pertubait les gens. Les vendanges étaient terminées depuis bien longtemps et la préoccupation majeure des bourgeois et des petits bourgeois inoccupés pendant l'hiver, était les discussions, évitées pendant la saison par manque de temps car il fallait rentrer la monnaie, engranger pour des carrosses dorés ou tout simplement pour manger et payer des loyers exorbitants. Antoine était indifférent à ces préoccupations. Son château, Sa Cité, il se l'était appropriée, elle était à lui seul, personne mieux que lui connaissait le moindre recoin, la moindre pierre, d'ailleurs il savait, il comprenait, ressentait la pierre qu'il avait souvent caressée, allongé comme un lézard au soleil du printemps. Il humait narines grandes ouvertes ces odeurs, bien différentes et caractéristiques qui se dégagent de la pierre le soir venu lorsqu'elle a été chauffée par le soleil l'après midi ou, après un orage qui restitue cette tièdeur et ses effluves, seules reconnaissables par quelques rares citadins survivants exilés. Antoine creusait, creusait, creusait,  trouvera-t-il ce qu'il cherchait nous le saurons peut être dans un prochain épisode.

vendredi 1 avril 2011

Euro Disney arrive



C'est sûrt à présent la nouvelle tant attendue est tombée hier en fin d'après midi sur nos fax: Euro Disney a décidé de s'installer dans nos murs.





le dernier sage de la Cité dit Guitou Le Blanc observe depuis les collines environnantes la progression de la horde touristique.
les travaux  commencés début 2010 tout devrait en théorie être fin prêt pour la saison avant les vendanges 

 
à l'extérieur des remparts tout est nettoyé consolidé mis aux normes


il en est de même à l'intérieur
Château Comtal , l'ouverture d'un Mac Do est même prévu avec repas ligth Dame Carcas, celle - ci  ayant déjà balancé par les remparts tous les cochons de la Cité, ceux qui ont 4 pattes et la queue en tire bouchon évidemment.
rien n'est oublié , même le préau de la vieille école sera restauré, la culture c'est important !

à la gare le Comité d'accueil présent ou pas dirigera les touristes vers ce lieu d'histoires, les commerçants ont préparé leurs étals, épées plastiques ( actuellement la tendance est au bois, plus écolo) casques , trompettes et autres sifflets et moulins à vent. 
Surprise!!!ça y est , ils débarquent, par la porte d'Aude , c'était pas prévu......

lundi 14 septembre 2009

9ème épisode Histoire ou légende


Nos trois pèlerins de retour au pays, le trouvèrent agité, les tensions étaient toujours aussi intenses, la première manche du tournoi fut remportée par les chevaliers au blason décoré d'une rose, chevaliers qui menaient intelligemment leur combat face à des chevaliers brouillons et agressifs. Ces hommes de parchemins et non de terrain, avaient eu l'audace de dénigrer l'ancien Connétable, homme de bien, vénéré par la ville et ses faubourgs. ces quartiers étaient peuplés de petites gens, de nationalités diverses qui l'aimaient et l'admiraient, lui le fils d'immigrés Ibères.

Un chevalier errant et remuant, emportant avec lui toutes les malédictions de la terre bien, pour les uns mal pour les autres, conseillé, rejoignit le camp des bleus pour justifier son sobriquet.
Ce qui devait arriver, arriva, le Chevalier à la rose , dans une tunique blanche, immaculée, terrassa après un combat dur et âpre, où toutes sortes de bassesses furent utilisées, le Chevalier au bleu blason qui s'effondra. Aussitôt la foule composée de manants, de boutiquiers, d'artisans, de gens d'armes se rassembla pour exprimer sa joie. La fête dura toute la nuit sur la Grand Place aux Herbes de la Bastide. un des premiers gestes du Chevalier à la rose fut d'envoyer un énorme bouquet de roses à la nièce de Dame Carcas.

Pendant ce temps ,loin de toute agitation, Antoine creusait, creusait, creusait! Trouvera-t-il un jour ce trésor tant convoité des Wisigoths? Peut être en apprendrons nous un peu plus dans un prochain épisode.

dimanche 2 août 2009

8ème épisode Histoire ou Légende



Antoine creusait, creusait, creusait et Jean Paul 1er polissait, polissait, polissait. l'été devraitv être un été comme les autres, moyen plus , comme disait tante Berthe institutrice à la retraite de l'école Sainte Marie des Champs. Les diverses écuries engagées pour le grand Tournoi de Septembre commençaient à se mettre en place. La mise en scène des acteurs prenait forme, un champs proche de la Porte Narbonnaise avait été aménagée pour les chevaliers.
De chaque coté du champs des tentes de couleur bleue, orange, rose, verte et une dont la couleur n'était pas bien définie, s'installaient , une tente aux couleurs arc en ciel trônait au milieu de chaque camp et avait fière allure. Cette mise en place donnait le tournis avant le tournoi.
Les chevaliers aux écus bleus étaient divisés, certains allaient grossir la liste des chevaliers aux écus orange, d'autres rejoignaient les chevaliers aux écus décorés d'une rose, c'était un ballet pas très sérieux qui donnait une image assez décevante de nos fiers chevaliers Occitans. Malgré l'intervention des Princes de la Capitale du Royaume, la situation n'avait pas avancé d'un pouce, le dauphin local brouillé avec le Connétable et la descendance de Dame Carcas étaient tous unis dans un profond désaccord.
Damoiselle Carcas juchée au sommet de la Tour Carrée de l'Evêque dominait la Bastide.
Patiente elle regardait sagement s'affronter ces vaillant chevaliers désordonnés.
La Déesse aux cent bouches abreuvait et maintenait la pression . Antoine était irrité par toute cette agitation et ne souhaitait qu'une chose que Justice soit enfin reconnue et rendue. Aussi il creusait, creusait, creusait, son seul but était de trouver le trésor de Wisigoths et de faire fructifier son Jardin aux légumes venteux.
Il décida avec un brigadier retraité et un tavernier de la Bastide tous deux sages et éclairés de faire quelques lieues sur le Chemin de Sain t Jacques. Une méchante rumeur insidieuse et des propos incohérents, parfois stupides lui parvenaient par le soupirail de la cave et par le trou de la serrure, seul le Chemin leur permettrait de retrouver calme et serenité loin des passions violentes de nos terres occitanes. Une date après les moissons avait été prévue. Le troisième laron soucieux et soumis aurait-il la force de se libérer de ses chaînes pour participer au voyage ? nul ne le savait. Antoine oublierait il pendant ces quelques jours le trésor des Wisigoths? ? Nous le saurons probablement après les Corridas de nos frères Ibères et avant les Vendanges de notre viticulture méridionale.

dimanche 12 juillet 2009

7ème épisode Histoire ou légende


Pendant qu'Antoine creusait, creusait, creusait, Jean Paul 1er, son fils, polissait, polissait, polissait.
La situation était dramatique dans nos terres occitanes. Le Seigneur du Languedoc Roussillon, comte de Montpellier, regardait d'un air malicieux et pétillant , les préparatifs du Grand Tournoi de Septembre où deux chevaliers s'affronteraient probablement sur deux tours dans nos lices citadines. Notre très puissant Seigneur détenait les cordons de la bourse, et tout le monde connaissait ses largesses envers ses amis et alliés . Notre bonne, vieille Cité n'avait pas suffisamment de frèche pour remonter une situation devenue catastrophique au fil des ans.
Le grand Argentier, lui même,un des plus grand serviteur de l'état s'arrachait les quelques cheveux qu'il avait sur la tête Cependant tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes et rien n'était visible parmi le peuple, d'où cette obsession de Jean Paul de faire ses lunettes. Jean Paul polissait, polissait, polissait, pendant que les rosés de la Vilatade et des Albarels coulaient à flots, c'était l'été, c'était la fête, des chanteurs saxons venaient chanter sur de grandes esplanades, les chanteurs du royaume de France se contentaient de Théâtre tout respirait la joie , le bonheur. Les toros attendaient dans leurs pâturages Espagnol leur jour de gloire, Les Occitans apatrides espéraient leur soirée , la soirée, la seule l'unique qui valait bien un petit sacrifice. Il faisait beau, il faisait chaud, les filles étaient belles, les hommes étaient beaux dans leur tricot de peau.
Les barons dissidents des contrées voisines vinrent prêter main forte et se réunirent dans les jardins de l'écurie de la Bastide où le régiment des Dragons du Roi avait son campement. Ils décidèrent de faire l'union sacrée, entre hommes, en rappelant que l'oignon faisait la force et plongeait ceux qui en mangeaient sans toutefois en abuser, dans une espèce de bonheur intérieur, sans utilisation de produit illicite.
De la fronde utilisée jusqu'à présent, on passait à la catapulte pouvant lancer de très gros pavés dans les mares. tout était prêt ou presque pour l'affrontement final. Aussi Jean Paul 1er polissait, polissait, polissait ses lentilles, ennemi de la nuit et des ténèbres il polissait pendant que son vieux père creusait, creusait, creusait.
Jean Paul aura -t-il fini ses lunettes ? Antoine trouvera-t-il son trésor ? vous le saurez probablement dans le prochain épisode.

vendredi 10 juillet 2009

6ème épisode Histoire ou légende



Antoine creusait, creusait, creusait, son fils installé confortablement dans la Bastide Saint Louis, avait pignon sur rue et exerçait le métier de lunetier. c'était une profession fort importante dans notre région, où de nombreux habitants étaient malades d' une maladie héréditaire , transmissible de père en fils , qui provoquait de nombreux dégâts, débats, départs et tracas. Les filles semblaient protégées de cette malformation , réunies et bénies par l' association : " Ni flutes, ni mises ". Le fils de Colombe et d'Antoine , Jean Paul 1 , toujours habillé de blanc était connu et reconnu même au delà des frontières occitanes. c'était le meilleur lunetier . Ses lunettes , ses verres, ses lentilles polis manuellement atteignaient pratiquement la perfection. Jean Paul polissait, polissait, polissait tandis que son père creusait, creusait, creusait. Tous deux étaient des travailleurs infatigables l'un sous terre l'autre sur terre. Jean Paul avait créé, grâce à un travail acharné et constant des lunettes moralisant ou déformant la vérité à souhait. Pour être équitable il créa cinquante pour cent de chacune des catégories. mais il s'aperçut très vite que dans notre bonne vieille Cité tout allait de travers, suivant la paire de lunettes achetées et conseillées par des gens de la Parole, ce qui laissait Antoine sans voix, sa voie à lui , était toute tracée, il creusait, creusait, creusait. Le baratin inutile et stérile, il le laissait aux prédateurs et autres rapaces qui pour quelques pièces d'Or étaient capables de vous faire prendre des vessies pour des lanternes,
d'où la nécessité de ses lunettes qui rétablissaient la situation, tout ce qui était mauvais devenait bon par contre tout ce qui était bon devenait mauvais. Nous étions au 7ème mois d'une année de garces , la date du grand tournoi devait se dérouler au 9ème mois. Jean Paul 1 avait donc très peu de temps pour remédier à cette vision. dans un premier temps il eut l'idée de mettre un verre gauche, le bon et un verre droit, le mauvais ou l'inverse sur chaque paire de lunette, cette transformation créa la confusion dans l'esprit des ciutadins qui portaient des lunettes de lune ou de soleil.
Jean Paul 1 a-t-il eu le temps d'aider ses conscitoyens à retrouver une vue normale avant la date fatidique de septembre ???nous l'apprendrons dans un prochain épisode.
et pendant ce temps Antoine creusait, creusait, creusait Jean Paul 1 polissait, polissait, polissait.

mardi 7 juillet 2009

5ème épisode Histoire ou légendes

Antoine avait donc préféré, laisser sa fortune à ses enfants qui habitaient dans la Bastide Saint Louis. Avec sa femme, ils habitaient toujours dans la maison de la tante Gironne et malgré fortune faite il désirait garder cette maison, pour une raison toute simple: elle était située dans un lieu stratégique et puis maintenant comme hier, seule comptait la recherche du trésor des Wisigoths.
De nombreux évènements avaient eu lieu depuis son nouveau départ professionnel. La vie avait totalement changé dans sa ville, une agitation permanente régnait depuis la mort du dernier Connétable que tout le monde saluait et respectait. Il était originaire de la Province de Huesca , très tôt investit par le peuple a la plus haute charge de la Cité, il lui resta fidèle et dédaigna d'autres fonctions dans le royaume de France. Sa succession fut une chose difficile dans cette terre Languedocienne où les passions sont très vite exacerbées, où le vent marin , violent, décoiffe les jeunes filles et perturbe les adolescents. C'est un Capitoul qui lui succéda, le premier des sénéchaux de la ville, la guerre civile en Espagne entre Carlistes et partisans de la jeune reine était encore dans toutes les mémoires. Et ce qui devait arriver , arriva, la rupture fut consommée. La soupe faite de lard et des plus beaux légumes du jardin d'Antoine fit que la lutte entamée, lutte pour des appétits voraces devait durer, durer, durer encore de longs mois. La justice des gens du nord, n'étant guère appréciée par ce peuple frondeur.


Antoine avait oublié trop longtemps son jardin et l'apport de terre neuve jamais exploitée , fit qu'il redevint ce jardinier apprécié par tous, nobles et manants. Le sérieux de ses cultures biologiques où l'utilisation de l'ortie, plante toujours proche de l'homme fit qu'il eut un succès fou et très vite , conscient ,il se rendit compte qu'il oubliait peu à peu son trésor au profit de son commerce de gros légumes. la fatalité s'acharnait contre lui, redevenu riche malgré lui, par la passion du poireau, il se laissa envahir par une douce somnolence bienheureuse, ne luttant plus, par fatigue et par facilité. Cependant le spectacle désolant de cette province, où la misère côtoyait le luxe, faisait souffrit Antoine. Cette souffrance n'était pas feinte.
Accroché à sa bouteille de rosé, le petit des Lices, acheté sur la voie Romaine, rosé Médaille d'Or au concours Général Agricole. Antoine réfléchissait. Réflexion, action . Il se leva et d'un pas mal assuré se dirigea vers sa cave. A la lueur de sa lampe à essence dernier cri, garantie inexplosive, il vit une poignée de bronze qui dépassait d'un des nombreux tas de terre qui jonchaient le sol de sa grande cave.

Il retira avec précaution une cassette très lourde, si lourde qu'il fut obligé de demander à son ânesse Belleavoir si elle voulait bien l'aider à dégager ce lourd fardeau. 'Une corde passée par le soupirail devait suffire, mais Belleavoir se fit supplier, elle connaissait les hommes..... elle fit semblant de ne pas comprendre cette langue imposée dans les écoles par les gens du nord aussi Antoine lui susurra tendrement : trauc del cuol, avança!!!! Tira mila Dieu!!! à ces mots Belleavoir avança, péniblement certes mais avança. Antoine savait parler aux fenas, Ah macarel !!! Lorsque la cassette fut enfin extraite de la cave , il fallut la rentrer, rapidement, avant que les voisins ne s'aperçoivent de quelque chose.
La déception d'Antoine fut grande à la vue des pièces, des Louis d'or par kilo, ce n'était pas hélas le trésor si convoité. Quelques jours plus tard un Abbé vint récupérer cette fortune et partit avec deux mules chargées comme des bourriques. Sur son passage les gens se signaient et disaient: c'est le curé de Rennes................. Antoine souffrait énormément mais il persévérait il le trouverait ce p ........ de trésor, depuis un demi siècle qu'il creusait, creusait, creusait, parole de ciutadin.

mardi 23 juin 2009

4ème épisode Histoire ou légende


Grâce à la vente de la terre, Antoine Cassagnol était devenu un homme d'affaires et sa vie était un enfer. Assis confortablement dans un fauteuil voltaire, il fumait une pipe en écume bourrée, elle aussi, d'un tabac odorant, venu des Pays Bas, transporté par courrier spécial jusqu'au Grand Puits. Les volets étaient clos, seule la lumière d'une grosse bougie éclairait la pièce. Le menton appuyé sur la main droite, tel le penseur de Rodin, Antoine réfléchissait. Il devait sortir, marcher, évacuer ce stress, difficile d'être riche quand on a connu la misère, malaise. Ses voisins, ses voisines , ces pauvres gens , eux aussi ne sont jamais contents. 70 heures de travail par semaine, un jour de repos le dimanche avec l'autorisation d'aller à l'Estaminet de 11 heures à midi, pendant que femme et enfants vont écouter le sermon de leur curé que veulent ils donc de plus?

ils sont toujours entrain de se plaindre. Adolfi, le contre maître, pensait qu'il fallait réagir, ne pas attendre, sinon le pays courait à la catastrophe, car bientôt cette bande de fainéants demanderait les 40 heures et pourquoi pas les 35 heures par semaine. Ces petites gens qui parlaient Languedocien, ces perdants, ces vaincus, ces gagne petits, l'exaspéraient, lui avait un accent parisien à te crever un oeil, à l'évidence de tels propos n'étaient pas pour plaire à Antoine. Il sortit avec un cache nez, tissé par le meilleur Tisserand de la Cité, un bonhomme végétarien, un cathare probablement, le cache nez comme son nom l'indique cachait le nez et la moitié du visage, et de grosses lunettes noircies au feu d'une lampe à pétrole, pour protéger ses yeux fragiles, avec un pas de sénateur Romain, il se dirigea vers la cathédrale, pour se recueillir et parler avec Monsieur le Curé,

un homme avisé et de bons conseils. Arrivé devant la Taverne " aux deux chiens", il fut plaqué violemment au sol par deux gendarmes habillés de noir. Antoine ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait, face contre terre, lunettes brisées,les bras tenus fermement dans le dos un genou dans les omoplates, il avait peine à respirer, l'un des gendarme lui demanda son nom et lui rappela que le pouvoir des occupants français interdisait officiellement, sous peine d'une amende, le port d'une cagoule ou de tout autre objet dissimulant le visage. ces gendarmes vêtus de noir et cagoulés étaient impressionnants. lorsqu'il déclina son nom, les gens d'armes se répandirent comme des camemberts coulants de mille excuses.
Antoine fut ébranlé par cette altercation violente. Les tracassés chroniques de l'ordre nouveau français s'affirmaient de jour en jour depuis que le Bon Roy Louis avait imposé le port de cette jolie étoile à certains croyants, l'ordre régnait à la Cité .

Antoine commençait à regretter le bon vieux temps, les cours d'Amour, les soirées à la Tête Noire, son jardin, sa vie misérable et cependant digne, un oignon, une alancado, un verre de vin et c'était le bonheur. Profil bas, Antoine rejoignit son domicile, appela son notaire et céda toute ses actions , toute sa fortune à son aîné Antoine junior qui vivait dans la Bastide loin de ces rouges. il décida de se consacrer uniquement à la recherche du Trésor des Wisigoths, de son trésor et le soir même accompagné par son anesse Belleavoir, le ballet repris à travers les ruelles du Grands Puits. Antoine creusait, creusait, creusait. Persévérant, il trouverait bien ce fameux Trésor, parole de citadin.

jeudi 18 juin 2009

3ème épisode histoire ou légende.

Antoine Cassagnol, comme les Chats d'Oc qui pompaient, creusait, creusait, creusait. Tout ce qui se passait à l'extérieur ne l'intéressait pas, il ne se sentait pas concerné, pourtant une inquiétude grandissante régnait dans la province, depuis que le Connétable avait été obligé de quitter ses fonctions et ses appartements pour une sombre affaire de bulletins.

Certaines personnes de la maréchaussée étaient impliquées ainsi que d'autres personnages connus pour leurs compétences, mais on ne savait pas lesquelles. De toute façon ils étaient compétents, c'était essentiel et le peuple n'avait pas à savoir, ni connaître de quoi ni pourquoi. La colère grondait et enflait et malgré les grandes fêtes estivales, les jeux de cirque et d'arènes offertes gratuitement à la populace. Dans cette ambiance malsaine, la vie continuait malgré tout. La famine était toujours présente et le peu de travail existant se faisait dans le noir. Ca Antoine l'avait compris et il creusait, creusait, creusait. Les rumeurs de la ville ne l'atteignait pas. Il était devenu sourd aux cris de détresse de ces personnes malheureuses qui avaient perdu dans une heure, 60 minutes exactement , l'équivalent nécessaire pour nourrir sa femme et se huit enfants pendant 60 ans.

le seul luxe d'Antoine , c'était son Pipo et quand il jouait son esprit était musique et il oubliait pour quelques instants toute cette misère, toute cette noirceur, toute cette crasse. Jouant les yeux fermés il voyait la Lumière. Dans les soirées qu'il animait pour quelques petites pièces seulement, sa principale ressource, il imposait un certain respect.Était ce du à son aspect physique, à cette couleur de peau qui le rendait comme transparent , à son détachement envers tout ce qui l'entourait ou bien à cette force étrange qui émanait de son corps usé?. La soirée terminée, il empochait son gain après avoir bu son dernier verre de rouge, in vinas veritas, et regagnait sans dire un mot sa cave.
Il reprenait son activité. Tard dans la nuit il déversait , près de la Barbacane Notre Dame ( Carcas?) la terre tirée du sol et au petit jour il s'endormait , à l'heure où les braves gens et ceux qui ne l'étaient pas , s'éveillaient.
Il creusait, creusait, creusait. Une nuit de fatigue physique et mentale, il n'eut pas la force d'aller jeter son chargement de terre avec Belleavoir et le déversa dans un jardin. Cette terre noire, riche et souple jamais exploitée promettait une très bonne récolte; au bouts de quelques jours son jardin avait changé d'aspect et était surélevé de plus d'un mètre. Les voisins par l'odeur d'humus alléchés demandèrent à Cassagnol d'où provenait cette terre. Antoine fumait une cigarette roulée de tabac gris, sous son figuier à l'ombre de midi, avant d'aller se coucher. Il ne répondit pas. Ils le supplièrent de leur fournir quelques brouettées de cette matière à leurs yeux miraculeuses, on en mangerait, disaient ils, mais ils ne le firent pas. ils portaient cette terre à leur visage, humaient toutes narines dilatées, en fermant les yeux et dans leur tête les tomates rouges étaient aussi grosses que les courges oranges.
Devant l'insistance de ses voisins, Antoine, brave homme, bourru et silencieux , décida de vendre cette terre du sous sol par lui exploitée. Toute la famille participa à cette folle entreprise, il devint très riche tant la valeur reconnue de cette terre était grande. Il agrandit son activité en achetant un droit d'exploitation de la Barbacane Notre Dame à l'entrée Porte Narbonnaise.

Au bout de quelques mois, un fossé se dessina, s'élargit et s'agrandit au point d'abaisser considérablement le passage de cette entrée de la Cité. Le rabin Levis fit don à la ville dansante, chantante et ruinée d'un pont de bois mobile pour faciliter l'accès de ses concitoyens. Depuis le fossé est là il deviendra le terrain de jeu des jeunes gens de la Cité qui avec une vessie de porc dans les mains devaient la transporter à l'autre extrémité du terrain, tous les coups étaient permis, à une seule conditions qu'ils ne laissent pas de traces ou qu'ils soient donnés discrètement. L'hiver les chataignes remplacaient les citrons et le verre de rouge chauffé.

Il fut une époque même où les autorités eurent l'idée de le remplir avec de l'eau, ça ferait plus joli, pensaient ils ,avec des canards et des cygnes, mais très vite cette idée tomba à l'eau comme celles qui consistait à créer des bains romains à ciel ouvert, d'organiser une régate ou une compétition des planches avec une voile.

Homme d'affaires le jour, la nuit venue Antoine creusait ,creusait, creusait. Il devint un homme riche et gros, son portefeuille augmentait de volume, sa tête enflait, ainsi que ses chevilles et son foie, son liquide préféré étant toujours le rouge. Il avait épuisé toute la cave de Gaston. Le tavernier ruiné, se jeta du haut des tours de la Porte Narbonnaise devant les yeux orifiés de Marie Notre Dame, gardienne de ces lieux. Elle ne put le retenir et pria, un vol de corneille, au chant mélodieux emporta notre Gaston dans le ciel des Cieux. Toutes les jeunes filles de la Tête Noire, devenues orphelines, prirent le voile, créerent le Jid Noyeux et se vouèrent corps et âme à la rééducation de ces jeunes pubères, jetés, rejetés, abandonnés par manque ou par trop d'Amour.

Antoine la nuit, creusait, creusait, creusait, le jour vendait, vendait, vendait.
trouvera t il enfin ce trésor des Wisigoths , vous l'apprendrez peut être, dans un épisode suivant.