vendredi 14 juin 2019

Epoque Romaine


Article écrit par JP Oppinger collaborateur du blog Los Ciutadins.




EN 333, CARCASSONNE EST DEJA ENTOUREE D’UN REMPART !
Ce que nous avons tous appris à l’école, mais comment le sait-on ?
Un pèlerin bordelais, dont le nom ne nous est pas parvenu, a rédigé un document qui décrit son chemin de Bordeaux à Jérusalem dans l’année 333. Il s'agît de la première description connue d'un voyage en Terre-Sainte par un pèlerin chrétien. L'Anonyme de Bordeaux, comme on l’appelle, mentionne toutes les stations rencontrées sur la route, les haltes, les distances et un certain nombre d'informations anecdotiques, qui font de cet itinéraire le premier guide touristique connu. Ainsi, le texte latin se présente comme une liste de localités et de distances.
Ce texte présente un intérêt énorme puisqu'il livre un grand nombre de toponymes, parfois référencés nulle part ailleurs ou sous des formes inédites.

ITINERARIUM BURDIGALENSE
ou

ITINERARIUM HIEROSOLYMITANUM
en français
L’ITINERAIRE DE BORDEAUX A JERUSALEM

Voici l’extrait de sa liste qui concerne Carcassonne :
[548]   ANNO DOMINI CCCXXXIII [En l'an du seigneur 333]
[549]   ANONYMI ITINERARIVM A BVRDIGALA HIERVSALEM VSQVE, ET AB HERACLEA
PER AVLONAM, ET PER VRBEM ROMAM MEDIOLANVM, SIC :
CIVITAS BVRDIGALA, VBI EST FLVVIVS GARONNA, PER QVEM FACIT MARE OCEANVM ACCESSA ET RECESSA PER LEVGAS PLVS MINVS CENTVM.

Un itinéraire anonyme de Burdigala (Bordeaux) à Hierusalem (Jérusalem) et de Heraclea (Eregli) par Aulon (Valona) et par la ville de Roma (Rome) à Mediolanum (Milan). Comme suit:
La ville de Burdigala (Bordeaux), où est le fleuve Garonna (Garonne) dans lequel les flux et reflux de l'océan (marées) se font sur plus ou moins cent lieues]
[551]  Mutatio ad Iouem (Lèguevin) leugae VII

Civitas Tholosa (Toulouse) leugae VII

Mutatio ad Nonum (Pompertuzat) milia VIIII

Mutatio ad Vicesimum (L'Hôpital) milia XI

Mansio Elusione (Font d'Alzonne, Montferrand) milia VIIII

Mutatio Sostomago (Castelnaudary) milia VIIII

Vicus Hebromago (Bram) milia X

Mutatio Cedros (Caux-et-Sauzens) milia VI

Castellum Carcassone (Carcassonne) milia VIII

Mutatio Tricensimum (Cremadeills, Floure) milia VIII

[552]  Mutatio Hosuerbas (Lézignan-Corbières) milia XV

Civitas Narbone (Narbonne) milia XV
 
Légende :
Civitas :             la ville principale d’un territoire ou d’une communauté.
leuga  :               lieue, mesure itinéraire des Gaulois correspondant à environ 2450 mètres *
Mansio :             gîte d’étape pour garantir aux voyageurs un service confortable
dans un établissement destiné au repos. On trouvait une mansio toutes les trois mutationes. Elles étaient distantes entre elles d'environ 30 à 50 km. Tenu par le caupo, c'est un lieu d'étape bien équipé et permettant d'y passer la nuit. On y trouvait une auberge pour le repas, un service d'écuries pour le repos des montures, un maréchal-ferrant, un vétérinaire, voire un charron chargé de l'entretien des véhicules.

milia :               un mille, correspondant à 1479 mètres soit 1000 double pas *

Mutatio :           La mutatio est une halte-relais répartie tous les 10 à 15 km, pour la simple
détente et le changement éventuel de monture. Elle était située très généralement auprès d'un cours d'eau.

Vicus :                  implantation qui n'avait pas le statut de ville, bourg ou petite ville de province
*   Les distances entre lieux consécutifs sont données en
lieues gauloises jusqu'à Toulouse puis en milles romains.

CARCASSONNE, comme on voit, y est désigné comme CASTELLUM .
Dans l’Empire Romain un castellum n’est pas une Civitas, une ville principale (comme p.ex. Narbonne) mais plus important qu’un simple vicus (comme p.ex. Bram), c’est précisément une IMPLANTATION FORTIFIEE.

C Q F D
Ou comme notre Bordelais aurait dit :
QUOD ERAT DEMONSTRANDUM


















 


Voici Carcassonne sur la table de PEUTINGER (copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain)
Deux remarques :
L'ensemble des fiches relatives à l'itinéraire de Bordeaux à Jérusalem a été réalisé à partir des énormes ouvrages de synthèse publiés respectivement en 1845 et en 1848 par le marquis A.-J.-F. Fortia d'Urban et M.-E. Pinder & G. Parthey. L'ensemble des identifications proposées par ces deux ouvrages a été réévalué, modernisé et profondément corrigé.

L’exactitude des mesures données dans cet itinéraire prouve qu’il n’a probablement pas été fait par un particulier, mais qu’il a été extrait de ces recueils d’itinéraires dressés par les ordres des empereurs, d’après les arpentages très exacts, exécutés dans tout l’empire pour l’usage des fonctionnaires publics et pour la marche des troupes. À l’énoncé un peu sec des étapes, l’auteur ajoute une description minutieuse des lieux saints et quelques remarques sur les routes qu’il a extraites des itinéraires impériaux.

Sources :
- http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/itineraire-de-bordeaux-a-jerusalem-6866.htm#top
- http://www.villemagne.net/site_fr/jerusalem-l-anonyme-de-bordeaux.ph

mercredi 12 juin 2019

11 juin 2019 La Porte d'Aude et le Talus





Il va falloir quelques mois peut être quelques années avant que les traces d'un collage qui a dégradé les murailles disparaissent et que le Talus non végétalisé soit de nouveau dans un triste état suite aux orages parfois violent qui sévissent aujourd'hui.




vendredi 31 mai 2019

Tour de l'âne 1946


Le premier tour de l'âne après la guerre.


1946



Photographie prise sous l'ancien lavoir du Préau ( reconnaissable au deux fenêtres derrière)





lundi 20 mai 2019

Les lavoirs de la Cité



Le dernier lavoir public de la Cité fut celui de la rue du Plô, devenu La Maison des Métiers d'Arts de la Cité (où divers artisans exposent leurs œuvres, à visiter !!!) proche de l'école des filles aujourd'hui La Calandreta. 
A l'autre bout de la rue, face à la rue Trencavel, se trouvait le lavoir de l'hôtel de la Cité...



... aujourd'hui le parking du Bar à Vin, derrière la palissade de bois.




Jusqu'aux années 50 un lavoir se trouvait à l'entrée principale de la Cité, au préau (le Pradel) à l'emplacement actuel des toilettes publiques où coule la fontaine la "Pialo", est devenu aujourd'hui l'abreuvoir des envahisseurs roucoulants. Ce lavoir avait une forme circulaire et notre ami Jojo pensait que les margelles de ce basin servaient aujourd'hui à entourer un petit monument de la ville basse. Photographie ci dessous.




Dans le tome I p.355 du dictionnaire archéologique de Viollet le Duc, une porte est indiquée à la Grande Barbacane.

"Profitant de la tranchée creusée actuellement pour la confection du nouveau lavoir,  j'ai examiné le sous sol et j'ai pu facilement reconnaître les fondations d'un mur à l'emplacement indiqué pour la porte".



- les fondations du mur mises à jour sont à environ 7 mètres de l'ancien lavoir.
Il est intéressant de savoir à quelle époque le Boulevard de la Barbacane fut détruit. Une pièce des archives départementales côtée I Q-4 va nous donner cette date, 14 septembre 1814.



- vu la pétition présentée par Mr Birot, géomètre domicilié à Carcassonne tendant à ce que le parapet du Boulevard de la Barbacane, faubourg de la Cité de Carcassonne lui soit vendu pour être démoli..........

Sur des cartes postales anciennes nous voyons effectivement à l'endroit indiqué sur le dessin, les traces d'un ancien bâtiment
voir les vues ci-dessous.


Collection privée A.E



et enfin un nouveau lavoir, avec des toilettes attenantes, vit le jour suite à la démolition du mur du Boulevard et de la Barbacane  . 




vendredi 17 mai 2019

Les Lices Hautes partie Sud et partie ouest




Quel contraste!!! entre la partie des lices hautes de la Porte Saint Nazaire à la Tour Mipadre et de la tour Mipadre à la Tour Wisigothe.
La deuxième partie restaurée, aménagée, agréable aux visiteurs telle que nous ne l'avons jamais connue ...


 
... et la partie sud, partie des lices hautes utilisée par le spectacle d'été des chevaliers, là où les eaux de ruissellement détériorent tout sur leur passage et qui aboutissent à la poterne dite du Penjadou proche de la Tour du Grand Brulas.





Pas besoin de longs discours, ces photographies prises le 17 mai 2019 en début de matinée parlent d'elles mêmes........








mercredi 15 mai 2019

Hier et Aujourd'hui la poterne du Penjadou


Avant-hier



Grand père d'Alain Tesseyre. Photographies Archives Nationales.


hier


Aujourd'hui




samedi 11 mai 2019

Contents !!! contents !!!


                    Il y a quelques années déjà ( 27 novembre 2013) nous avions constaté les dégâts causés par les eaux de pluie et de ruissellement passant par la partie des lices où se déroulent chaque années "le tournoi des chevaliers".




Aujourd'hui de gros et importants travaux ont été réalisés pour remédier à ce problème destructeur.
et maintenant après ces travaux indispensables de base, nous avons pu voir que les murailles très endommagées étaient à leur tour restaurées voir les photographies prises le 5 mai 2019 dans la partie ouest.






jeudi 9 mai 2019

Les "Lices Hautes" partie ouest


De la tour Mipadre en passant par la Tour Cahuzac




la Tour Carrée de l'Evêque



à la tour l'Inquisition


 à la Tour Wisigothe, le sol des Lices Hautes côté ouest a été aménagé et par endroit pavé ce qui est de plus bel effet.

Quelques photographies pas très anciennes montrant l'état cette partie des lices comme dirait l'autre "y'a pas photo"













mercredi 8 mai 2019

Poterne de la tour de la Vade, de la Peyre N°6


Poterne de la Tour de la Vade


                                                  dont le passage est construit de la même façon.                                                                                                                





                                                                                              Et cette porte dans l'angle de la Tour de la Peyre avec sa courtine septentrionale, me demanderez -vous , ce n'est pas une poterne ?     oui cette porte est aussi une poterne, mais une poterne bien spéciale dont je parlerai une autre fois.......

Toutefois vous avez bien fait de m’interpeller puisque j’ai en fait oublié une poterne, qui est situé sur le front ouest de la Cité, entre la porte d’Aude et le château ; je me rattrape :




Regardez bien : sous le troisième merlon à partir du châtelet en direction Porte d’Aude, vous remarquerez d’abord le linteau de l’ancienne ouverture
Ici encore une fois la poterne murée qui se trouve à neuf mètres au-dessus du sol extérieur (entretemps, le mur a été nettoyé de la végétation indésirable).



Suite aux travaux de Viollet-le-Duc, qui a bien rehaussé le passage original entre château et Porte d’Aude, on ne voit de l’intérieur que le linteau à quelques centimètres des marches.

                                                                                                                                                                                                Ceci conclut un petit chapitre de l’histoire militaire de la Cité …
                                                                                                                                                                                                                        

mardi 7 mai 2019

la poterne du Penjadou, de la barbacane Cremada, de la Tour Cautières N°5


L’enceinte extérieure est également bien équipée :


La Poterne du Penjadou




Cette poterne avoisinante à

la tour du Grand Burlas était bien pourvue des installations de défense comme le montre un regard en haut du passage. Il s’agit en fait d’une sortie (souterraine par rapport au niveau des lices) du logis militaire dont témoignent encore les vestiges au-dessus de la poterne.


D’autres poternes se trouvent sur le front est de l’enceinte extérieure et sont bien connues :

La Poterne de la barbacane Cremada au-devant de la Tour de st. Nazaire,




La Poterne de la Tour Cautières


Grâce à leur construction ces passages sont, en cas d’attaque, faciles à bloquer avec des pierres, que l’on a stocké en grand nombre dans les lices à côté de l’entrée.