lundi 19 janvier 2026

Quand le Jardin du Prado était un lieu d'exécution...

 Ce joli jardin ombragé, situé devant la Cité, à côté la Porte Narbonnaise, est aujourd'hui un lieu de détente.

C'est aussi là que les groupes qui visitent le monument ont rendez-vous avec les guides conférenciers. 

Tantôt appelé "Pradal" ou "Préau", le Jardin du Prado était un lieu essentiel de rassemblement de la population locale. Elle s'y retrouvait autour d'un orme communautaire ce qui n'est pas sans rappeler l'orme seigneurial de la Cour d'Honneur du Château Comtal au temps des Trencavel.

Mais qui souvient que cet endroit, paisible et agréable, était, entre autres, un lieu d'exécution où ont péri plusieurs condamnés ?

Photographie Fabienne Calvayrac

L’exécution de Jean Massip au préau.

Au mois de janvier 1607, Jean Massip, prêtre et vicaire de Villefloure, est condamné à mort. Il est reconnu coupable du meurtre de Pierre Canis, dit Marcou, sonneur des cloches de la cathédrale Saint-Nazaire et Saint-Celse, dans laquelle il est, de surcroît, rentré par effraction.

Lors de son jugement, il est condamné « a estre mis et délivré entre les mains de l’exécuteur de la haute justice », c’est-à-dire entre les mains du bourreau.

Jean Massip devra faire amende honorable en public, devant la cathédrale, puis, le bourreau l’accompagnera « au-devant du palais et auditoire de monsieur le Senechal », où sa main droite sera tranchée.

Ensuite, le bourreau lui fera faire les tours accoutumés et le conduira au préau au devant de la porte de la Cité. Là, il « sera pendu et estranglé a une potence qui y sera dressée et après son corps sera bruslé et reduict en cendres ».

Source: Archives Départementales de l'Aude 


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