Ce joli jardin ombragé, situé devant la Cité, à côté la Porte Narbonnaise, est aujourd'hui un lieu de détente.
C'est aussi là que les groupes qui visitent le monument ont rendez-vous avec les guides conférenciers.
Tantôt appelé "Pradal" ou "Préau", le Jardin du Prado était un lieu essentiel de rassemblement de la population locale. Elle s'y retrouvait autour d'un orme communautaire ce qui n'est pas sans rappeler l'orme seigneurial de la Cour d'Honneur du Château Comtal au temps des Trencavel.
Mais qui souvient que cet endroit, paisible et agréable, était, entre autres, un lieu d'exécution où ont péri plusieurs condamnés ?
L’exécution de
Jean Massip au préau.
Au mois de
janvier 1607, Jean Massip, prêtre et vicaire de Villefloure, est condamné à
mort. Il est reconnu coupable du meurtre de Pierre Canis, dit Marcou, sonneur
des cloches de la cathédrale Saint-Nazaire et Saint-Celse, dans laquelle il est,
de surcroît, rentré par effraction.
Lors de son
jugement, il est condamné « a estre mis et délivré entre les mains de
l’exécuteur de la haute justice », c’est-à-dire entre les mains du
bourreau.
Jean Massip devra
faire amende honorable en public, devant la cathédrale, puis, le bourreau l’accompagnera
« au-devant du palais et auditoire de monsieur le Senechal »,
où sa main droite sera tranchée.
Ensuite, le
bourreau lui fera faire les tours accoutumés et le conduira au préau au
devant de la porte de la Cité. Là, il « sera pendu et
estranglé a une potence qui y sera dressée et après son corps sera bruslé et
reduict en cendres ».
Source: Archives Départementales de l'Aude

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