samedi 29 janvier 2022

Fouille archéologique au Préau

 



Question sémantique: depuis des années le mot Prado est utilisé pour le mot Pradel ou Préau que j'ai entendu toute mon enfance, dit par mes parents, grands parents, cousins, cousines et par tous les habitants de la Cité. 
Lors de mes modestes recherches je n'ai trouvé que le mot Préau chez les historiens utilisant le Français comme langue écrite. Le mot Pradel était utilisé dans la langue occitane.
Lorsque la majorité des habitants ont déserté la Cité pour des raisons multiples mais essentiellement économiques, est alors apparu le mot Prado. Pourquoi ? Qui peut l'expliquer?







vendredi 21 janvier 2022

Sortie Citadine

 

Le 15 janvier 2022 Los ciutadins ont fait une petite sortie  dans un restaurant de la ville basse "La table de Marie" restaurant bien sympathique avec une bonne cuisine et une patronne agréable. Quelques absents étaient excusés et regrettés, travail oblige!




C'était le jour anniversaire de Gérard dit Gégé toujours bon pied bon oeil se tenant bien à table appréciant les bonnes choses, un citadin quoi!!!

Ici soufflant les bougies en évitant de perdre le dentier.


Après cet excellent repas, Tête de veau ou cassoulet pour plat principal, le tout arrosé d'un  bon vin, il était indispensable de se dégourdir les jambes et faire une promenade digestive le long des berges de l'Aude.


Avec une magnifique vue sur la Cité !!!




samedi 15 janvier 2022

Hier et aujourd'hui nouveau commerce

 Au fils des ans notre Cité change d'aspect et c'est un crève cœur pour les nostalgiques d'une époque révolue et lointaine. Hier la maison de Lily était mise en vente probablement la dernière demeure de la rue qui n'avait pas été encore transformée en commerce.

Aujourd'hui apparait un nouveau commerce..


Aujourd'hui une Pizzeria côté rue du Grand Puits



Côté jardin des travaux d'une grande ampleur sont toujours en cours.



vendredi 31 décembre 2021

Bonne année 2022

 

Los ciutadins souhaitent à tous les lecteurs du blog " Los Ciutadins" une Bonne année 2022 faite de bonheur et de joie et surtout que cette année qui arrive voit la disparition progressive de cette pandémie qui nous affecte depuis de trop longs mois.


Amicalement Anton

dimanche 19 décembre 2021

Samedi 18 décembre à la Cité de Carcassonne

 

Le Préau à la cité décoré, certes, mais avec peu de goût, un podium est toujours en place il devait probablement servir pour les officiels de la descente aux flambeaux qui fut hélas annulée pour cause de covid. Le contraste est saisissant entre les illuminations de la Bastide et celle du pôle touristique Carcassonnais.


Article de la Dépêche du Midi 18/12/21



Il est vrai aussi que les touristes en en cette fin d'année sont peu nombreux entre les murs de notre Cité.


La crèche de la Basilique Saint Nazaire à la Cité


lundi 29 novembre 2021

Sortie Citadine chez le Seigneur des Albarels

 

Une fois encore "Los ciutadins" se sont retrouvés chez leur ami citadin Jean Claude Loupia qui nous avait proposé un civet de lièvre et un lièvre à la broche. Comme d'habitude c'est avec grand plaisir que les amis d'enfance se sont réunis pour parler de tout et de rien,  pour passer un agréable moment de détente, de bonne humeur, oublier pour quelques heures les tracas quotidiens, pour le plaisir simplement d'être ensemble.




Tandis que les "hommes" s'occupent du feu et de la cuisson du lièvre, dehors, malgré le froid et la pluie, les Dames, elles prennent l'apéritif après avoir préparé la table, mis le couvert, fait cuire les tagliatelles, et  le civet.


Et l'apéritif fut conséquent.




 
Le maître des lieux, l'inénarrable Jean Claude, toujours heureux d'avoir une tablée importante d'amis, nous fait toujours des récits de son enfance passée dans l'épicerie familiale du grand puits. Dieu! que cela fait du bien de se remémorer cette période des années 50/60  où la vie était, quoi que l'on dise, bien différente de celle que nous vivons. Les personnages décrits de ce quartier avaient quelque chose d'émouvant et d'attachant, semblables aux personnages de M.Pagnol, que seuls les Citadins de cette époque peuvent connaître.








vendredi 26 novembre 2021

mercredi 10 novembre 2021

Les armes de siège offensives

 


III. LES ARMES DE SIEGE OFFENSIVES

LA BALISTE - L’HÉRITAGE DE LA LÉGION ROMAINE

Les armées romaines avaient développé des engins principalement, mais non exclusivement*, destinés à la guerre de siège. Certains ont perduré pendant le Moyen Âge, mais leur conception à base de tension et de torsion les rendait fragiles aux aléas climatiques, de sorte qu’ils n’ont été principalement utilisés que sur les théâtres d’opérations méridionaux et orientaux.

LA BALISTE a connu différentes versions permettant de lancer de lourdes flèches, des projectiles sphériques ou des quartiers de roche, chacune d’elles baptisées d’un nom particulier : catapulte, onagre, scorpion, …




Son fonctionnement est basé sur une combinaison de ressorts à torsion et de ressorts à tension (arc) agissant sur un fléau (verge). La course du fléau, bloquée brutalement en position verticale par une traverse, accroît la force de propulsion. Le tir est réglé par des amortisseurs de peaux ou de fourrures placés contre la face interne de la traverse. Plus le fléau atteint la verticale, plus le tir est tendu. La baliste, sauf dans sa version arbalète à tour, est définitivement supplantée au XIII° siècle par les engins à balancier.

* La légion romaine utilisait son artillerie en défensive comme en offensive, y compris sur les champs de bataille.


LES ENGINS À BALANCIER

 



Sous l’influence des Sarrazins lors de la ‘’Reconquista’’ en Espagne, puis lors des Croisades, l’artillerie médiévale se développe à partir de systèmes à balancier, rustiques mais puissants, autorisant le tir plongeant, par-dessus les murailles, tout autant que le tir tendu pour les abattre. Ils combinent effet de levier et effet de fronde.

Le levier est un fléau de bois (verge) qui, redressé brutalement sous une traction humaine et/ou l’effet d’un lourd contrepoids, entraîne dans sa rotation le projectile placé dans une fronde. Le fléau se termine par un système d’étriers articulés qui libère automatiquement les brides antérieures de la fronde lorsque la charge est positionnée dans le prolongement de la verge sous l’effet de la force centrifuge (dans l’axe du rayon de rotation).


 LES ENGINS A CONTREPOIS

III.I - LE MANGONNEAU

Il est apparu dans la première partie du XII° siècle. C’est une pièce qui combine contrepoids (huche fixe à l’extrémité de la verge) et traction humaine. Il disparait au XV° 




Le réglage du tir s’effectue par la traction plus ou moins vigoureuse des servants sur le contrepoids. Une traction forte augmente la force centrifuge appliquée au projectile et entraine l’ouverture plus rapide de la fronde. Le projectile s'élève plus haut pour une portée moins grande. Le projectile tombe à l’intérieur des murailles.

Une traction faible ou l’absence de traction entraine l’ouverture plus tardive de la fronde. 

Le tir plus tendu et de portée maximale permet de battre la muraille. Le groupement des tirs par un ou plusieurs engins sur un même point peut provoquer l’écroulement de celle-ci.


Dimension au sol

4,4 x 4,5 m

Hauteur

8,4 m

Poids total

< 10 tonnes

Portée

160 m

Projectiles

jusqu’à 100 kg

Cadence de tir

2 tir/h

Servants

12 + artisans

Le contrepoids fixe, dans le prolongement du mât, passe de l'horizontale à la verticale avec un déplacement irrégulier et brusque de la charge et la masse de terre ou de pierre contenue dans la huche du contrepoids finit toujours par se déplacer
provoquant des à-coups et des vibrations, ce qui influe défavorablement sur la précision du tir.

Pour remédier à ce défaut, les « ensgeniors » de l'époque ont articulé le contrepoids, appelé aussi huche, qui peut contenir jusqu'à 10 tonnes de terre ou de pierres :

III.II - LE TRÉBUCHET

Il est la première pièce à contrepoids articulé, apparu au XII° siècle.


L’emploi d’une huche articulée le rend beaucoup plus précis et stable que les autres engins. Il ne disparaitra qu’au cours du XVI° siècle, longtemps après l’apparition des bouches à feu. Deux ressorts (arcs de bois) bandés par le treuil arrière soulagent l’effort des servants

Dimension au sol

9,9 x 4,5 m

Hauteur

16.5 m

Poids total

15 à 20 tonnes

Portée

220 m

Projectiles

80 à 140 kg

Cadence de tir

1 à 2 tir/h

Servants

60 (art.inclus)

pour abaisser la verge avec le treuil avant. La portée et la trajectoire du projectile sont déterminées par la longueur des brides de la fronde et la longueur du sous tendeur, corde double reliant la fronde à la verge destinée à ouvrir la fronde lorsqu‘elle est tendue (anticipant le passage de la fronde dans le prolongement de la verge).

 

III.III - LE COUILLARD, nommé aussi biffa, apparait au XIV° siècle.


C’est une variante plus petite et plus compacte du trébuchet dont le contrepoids est constitué de deux huches articulées, d’où son nom. Les huches articulées facilitent le 


service de l’arme et permettent d’augmenter la cadence de tir.

 Dimension au sol

2,50 x 5m

Hauteur

8,40 m

Poids total

< 3 tonnes


Portée

180 m

Projectiles

30 à 80 kg

Cadence de tir

10 tir/h

Servants

4 à 8

 

 

 

  Source : Microsoft Word - Fiche Art Moyen Age.doc (musee-du-genie-angers.fr)

 

 OBSERVATIONS :

1)      Ces engins, en particulier le mangonneau et le trébuchet, exigeaient des délais importants de construction et de préparation des plateformes de tir.

Une fois les pièces en batterie, il était difficile de les réorienter et surtout de changer de position. L’installation, comme le tir, étaient l’affaire de spécialistes, ingénieurs et artisans, car les contraintes imposées aux engins pouvaient conduire à de graves accidents en cas de fausse manœuvre (ébranlement et rupture des assemblages, chute accidentelle du projectile).

L’efficacité de l’artillerie mécanique assure généralement le succès des sièges, de sorte que la chevalerie perd progressivement sa prééminence au profit des spécialistes.

2)      Ces machines sont utilisées jusqu'au XVI° siècle alors que l'artillerie à poudre a fait son apparition au siège de La Réole au début de la guerre de Cent Ans entre Anglais et Français en 1324.

Mais si les balistes continuent d'avoir les faveurs des chefs de guerre pendant encore deux siècles, c'est que la mauvaise maîtrise de la poudre rend la précision et la cadence très aléatoires. Des résidus de poudre incandescents restent dans le tube, demandant une attente d'une heure entre chaque chargement. De plus, la poudre est très chère.


III.IV - LE BÉLIER COUVERT




Le bélier consistait en une longue poutre armée d'une tête de fer à son extrémité antérieure, suspendue en équilibre horizontalement à des câbles ou des chaînes, et mue par des hommes au moyen de cordes fixées à sa queue. En imprimant un mouvement de va et vient à cette pièce de bois, on frappait les parements des murs, que l'on parvenait ainsi à disloquer et à faire crouler.

Les hommes étaient abrités sous un toit. L'engin était posé sur des roues.

Les assiégés cherchaient à briser le bélier au moyen de poutres qu'on laissait tomber sur sa tête au moment où il frappait la muraille ; ou bien ils saisissaient cette tête à l'aide d'une double mâchoire en fer qu'on appelait loup ou louve.


III.V - LE BEFFROI




Les beffrois étaient souvent façonnés avec des bois verts, coupés dans les forêts voisines des lieux assiégés, ce qui rendait leur destruction par le feu beaucoup plus difficile.
Posé sur 4 roues et mus au moyen de cabestans montés dans l’intérieur même de l'engin, ces lourdes machines avançaient à l'aide de câbles, d'ancres ou de piquets.
Le fossé au pied des remparts étaient comblés en laissant une légère pente pour entrainer le beffroi qui s'appuiera sur la muraille. On ouvre le pont et voilà les assiégeants entrent dans la ville. 

III.VI - LE TRÉPAN

Pièce de bois ronde munie d’une pointe métallique, qu’on enfonce entre les pierres en la tournant soit à l’aide de leviers ou à l’aide d’un archet pour déceler les pierres de parement


Article de JP Oppinger







dimanche 7 novembre 2021

La Cité en Novembre