dimanche 5 avril 2009

Chanson d'un terrain de chasse : Pech Marie

Je cherche une explication sur cette fronde que nous appelions "fléou" mot occitan ? mot d'argot?
les deux? la seule définition que je trouve de ce mot c'est : fléou , un dur de banlieue,un voyou de 1900. quant à fléau = calamité qui peut apporter une réponse dans commentaires (fin de page).

les jeunes pour chasser avaient , non pas des flèches, mais des frondes, que l'on appelait las flèous
qui, manipulées par des mains expertes, étaient de véritables armes. elles étaient faites d'une branche en forme de Y , de deux lanières de caoutchouc de vieilles chambres à air,ou de caoutchouc à section carrée, d'une vingtaine de centimètres de long en vente à midi caoutchouc dans la Bastide Saint Louis, réunies avec un morceau de cuir, pour y glisser des pierres rondes de la grosseur d'une bille. les plus adroits pouvaient déquiller une canette à une dizaine de mètres. la fléou était dissimulée sous la chemise autour du cou.

d'où cette chanson d'une haute portée philosophique et morale de jeunes chasseurs affamés, chassant 1ère solution pour subvenir à leur besoins tant la misère était grande à la Cité
ou 2ème solution tout simplement par jeu. cette deuxième solution me semble être la plus réelle.
nos chanteurs accompagnés à la guitare lors d'un repas aux Albarels

C'est nous les Citadins qui revenont de loin,
nous venons de Pech Marie pour chasser la perdrix,
nous avons laissé là bas les plumes à nos amis,
et nous avons au cœur une indicible ardeur,
car nous allons bouffer,
pour le souper,
le bon gibier que l'on a déquillé,
et, si quelqu'un venait à y toucher,
à y toucher,
il recevrait un palpin,
par les pieds,
vole cailloux, il est tombé,
on l'aura pour souper.
Et quand la chasse sera finie,
nous reviendrons à la Cité, à la cité
le coeur joyeux et l'âme fière d'avoir tué
notre gibier, notre gibier
en avant, en avant, en avant,
Pom, pom, pom

chanson immédiatement suivie de ce morceau de littérature qui a fait date dans les manuels de l'université de Pech Mary.


Mon père était parachutiste
dans les armées de Napoléon, Napoléon,
il fit la campagne d'Egypte,
pour éprouver des sensations, des sensations,
parachuté au dessus du Caire
son parachute ne s'ouvrit pas
il s'esclaffa comme une merde
et , c'est ainsi qu'il expira, qu'il expira.....

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