samedi 24 janvier 2026

Gâteau des rois 2026

Comme chaque année, nous faisons un petit repas pour la galette des rois ou couronne (inconnue dans le nord de la France). Tradition que nous n'oublions pas de célébrer.
 Arrivés devant le restaurant Bérail à Cépie nous sommes contents de nous retrouver quelques heures autour d'une bonne table.
 





Après quelques charcuteries et une salade de gésier vint le plat de résistance, veau aux morilles pommes de terre 




un peu de fromage,
puis vint le temps de la galette des rois et notre "barde" Jean de la tour du plô entonna une chanson occitane 



la fève ayant disparu notre ami guitou prouva qu'il ne l'avait pas cachée dans sa bouche.



Un café et une catagène terminèrent ce déjeuner et le prochain rendez pour la chandeleur au mois de février a déjà été évoqué.


lundi 19 janvier 2026

Quand le Jardin du Prado était un lieu d'exécution...

 Ce joli jardin ombragé, situé devant la Cité, à côté la Porte Narbonnaise, est aujourd'hui un lieu de détente.

C'est aussi là que les groupes qui visitent le monument ont rendez-vous avec les guides conférenciers. 

Tantôt appelé "Pradal" ou "Préau", le Jardin du Prado était un lieu essentiel de rassemblement de la population locale. Elle s'y retrouvait autour d'un orme communautaire ce qui n'est pas sans rappeler l'orme seigneurial de la Cour d'Honneur du Château Comtal au temps des Trencavel.

Mais qui souvient que cet endroit, paisible et agréable, était, entre autres, un lieu d'exécution où ont péri plusieurs condamnés ?

Photographie Fabienne Calvayrac

L’exécution de Jean Massip au préau.

Au mois de janvier 1607, Jean Massip, prêtre et vicaire de Villefloure, est condamné à mort. Il est reconnu coupable du meurtre de Pierre Canis, dit Marcou, sonneur des cloches de la cathédrale Saint-Nazaire et Saint-Celse, dans laquelle il est, de surcroît, rentré par effraction.

Lors de son jugement, il est condamné « a estre mis et délivré entre les mains de l’exécuteur de la haute justice », c’est-à-dire entre les mains du bourreau.

Jean Massip devra faire amende honorable en public, devant la cathédrale, puis, le bourreau l’accompagnera « au-devant du palais et auditoire de monsieur le Senechal », où sa main droite sera tranchée.

Ensuite, le bourreau lui fera faire les tours accoutumés et le conduira au préau au devant de la porte de la Cité. Là, il « sera pendu et estranglé a une potence qui y sera dressée et après son corps sera bruslé et reduict en cendres ».

Source: Archives Départementales de l'Aude