mercredi 9 octobre 2019
lundi 30 septembre 2019
Le préau de l'école des garçons à la Cité
Encore!!! me direz-vous, le préau de l'école des garçons. ( voir les articles le concernant).
Il est vrai que depuis des années le préau est passé par plusieurs stades.
Nous, "los ciutadins", avons toujours souhaité qu'il soit conservé dans son état d'origine avec les toilettes qui pouvaient devenir publiques et facilement accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Mais voilà, notre idée n'était pas la bonne et grâce à l'élu municipal ce préau qui fait parti du patrimoine citadin est devenu tour à tour dépôt d'ordures avec de nombreuses poubelles, parking privé et aujourd'hui garage pour remorque. C'est la vie, c'est ainsi.
vendredi 13 septembre 2019
lundi 9 septembre 2019
La poterne de la Tour de la Peyre
LA POTERNE
DE LA TOUR DE LA PEYRE
appelée autrefois
aussi la poterne de la tour de la Pierre
Dans
mon article sur les poternes de la Cité, je vous avais promis de vous parler
plus tard de la poterne de la tour de la Peyre, et voilà :
Cette poterne a été construite à
usage exclusivement militaire. Elle devait permettre de briser une
attaque ennemie sur la Porte Narbonnaise par un raid surprise dans le flanc ou,
le cas échéant, de soutenir une sortie en force de la garnison contre un
adversaire devant cette porte. Il s’agit de la seule installation de la Cité
permettant une communication directe du rempart intérieur devant le rempart
extérieur et en plus, elle était munie d’une trappe s’ouvrant dans les lices.
Elle a été conçue avec le plus grand soin : la poterne comprend un
souterrain assez vaste sous les lices (d’après Viollet-le-Duc, la salle voutée
pouvait accueillir une quarantaine d’hommes en armes), qui offre toutes les
conditions pour bien préparer les actions militaires, même un puits. Un réduit
réhaussé entre la salle et la galerie menant à l’intérieur facilite la défense
contre un ennemi ayant forcé l’entrée côté tour de la Peyre. Côté ville, entre
la tour Trauquet et l’escalier (les deux inclus), se trouvait un logis
militaire, permettant l’accès à la poterne seulement aux membres de la
garnison.
Et si cette porte dans le fossé à
côté de la tour de la Peyre est l’accès extérieur à ce souterrain, on trouve
l’accès intérieur en tournant devant la porte Narbonnaise dans les Lices hautes.
Oui, cette étrange construction
rectangulaire entre la tour du Trauquet à droite et la tour st. Laurent à
gauche avec son toit en appentis protégeait autrefois une descente en bois conduisant
du chemin de ronde de l’enceinte intérieure vers la poterne.
Voici la situation vue d’en
haut :
Et ici les plans (images archives :
ap011_20101100235a3yy_p
et ap011_20101100240a2y_p) :
Légende :
1 : L’entrée
côté tour de la Peyre.
2 : La salle voûtée ; elle mesure 7m20 sur 3m25, sa
hauteur après l’entrée côté tour de la Peyre est de 4m20, au-dessus il y a 2m de
terre jusqu’au niveau des lices.
3 : Le
puits
4 : Le réduit rehaussé de 1m20 ; ici se trouvait aussi la
sortie dans les lices.
5 : La galerie vers l’escalier montant à l’enceinte
intérieure ; elle est obstruée de nos jours.
Regard de l’entrée côté Peyre dans
la salle voûtée ; au fond on remarque le réduit rehaussé.
Le puits.
La poterne de la tour de la Peyre peut nous apprendre
beaucoup sur l’ingéniosité des maîtres d’œuvres royales en matière de la
poliorcétique (c'est à dire l'art d’assiéger des places fortifiées).
Mais, comme d’autres installations aussi intéressantes
et passionnantes de la Cité, cette poterne est malheureusement inaccessible
pour les simples mortels …
On ne saura jamais assez gré à Joseph POUX qui a
soigneusement répertorié les résultats de ses observations et toutes les
informations disponibles sur la Cité dans ses œuvres, source inestimable pour
nos recherches !
Texte de JP Oppinger
Sources : - POUX J. : « La Cité de
Carcassonne, L’Epanouissement (1067 – 1466) » t. II, Ed. Privat Toulouse, pp.
142-143
- VIOLLET-LE-DUC E.E. : « La Cité de Carcassonne », Ed.
Bélisane, Cazilhac, p. 51
mercredi 28 août 2019
Sylvie David
Dans la presse l'avis de décès de Sylvie fut une terrible nouvelle.
CARCASSONNE
Monsieur Jean-Yves DAVID, son époux ;
Monsieur François David, son fils,
parents, alliés et amis
ont la tristesse de vous faire part du décès de
Madame
Sylvie DAVID
née TORT-NOUGUÈS
survenu à l'âge de 69 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le lundi 26 août 2019, à 10 h 30, à la basilique Saint-Nazaire, à Carcassonne, suivie de l'inhumation au cimetière de Saint-Michel.
Madame Sylvie DAVID repose à la chambre funéraire, 2, avenue Henri Gout, à Carcassonne.
La famille reçoit le samedi 24 août et
dimanche 25 août, de 10 heures à 12 heures
et de 16 heures à 18 heures.
La famille remercie par avance toutes les personnes qui prendront part à sa peine.
C'est avec beaucoup de tristesse que nous appris le décès de Sylvie David.
Les Ciutadins connaissaient bien Sylvie qui venait passer ses vacances dans la maison familiale de Pierre et Maria Sire et qui l'appréciaient pour sa gentillesse. Depuis des décennies, les liens d'amitiés avec la famille Espanol ne furent jamais rompus et ce malgré l'éloignement des uns et des autres.
Los Ciutadins présentent à la famille de Sylvie toutes leurs condoléances.
Photographie prise devant la stèle de Pierre et Maria Sire dans le Jardin qui porte leur nom au pied du Pont Vieux.
Association de la Cité de Carcassonne
Association, loi 1901, crée lors de l’Assemblée Constitutive le 31/01/2012.
Membres fondateurs : Christine Pujol, (Présidente) ; Geneviève Obin (Trésorière) ; Sylvie David (Secrétaire).
Blanc N. ;Bouzianne Y. ;Calvet P.; Fouich P. ; Gasc L. ; Pujol H. ; Teisseire E.
Association de pierre et de rêve
Photo DDM, Jean-Luc Bibal
"Disparition, hier, à
l'âge de 69 ans de Sylvie David, qui fit beaucoup pour la mémoire et la
valorisation de notre ville.
Membre de l'Association des Amis de la Ville et de la Cité de Carcassonne depuis de nombreuses années, dont sa mère, Régine (1923-2007) fut vice-présidente, elle était la fille du professeur Henri Tort-Nouguès (1922-2001).
Cofondatrice aux côtés de différentes personnalités du fond de dotation de la Cité de Carcassonne en 2016 pour soutenir son patrimoine, ses obsèques auront lieu le 26 août à 10h30 à la basilique Saint Nazaire." Alain Pignon
Membre de l'Association des Amis de la Ville et de la Cité de Carcassonne depuis de nombreuses années, dont sa mère, Régine (1923-2007) fut vice-présidente, elle était la fille du professeur Henri Tort-Nouguès (1922-2001).
Cofondatrice aux côtés de différentes personnalités du fond de dotation de la Cité de Carcassonne en 2016 pour soutenir son patrimoine, ses obsèques auront lieu le 26 août à 10h30 à la basilique Saint Nazaire." Alain Pignon
mercredi 31 juillet 2019
La Septimanie
La Septimanie
Plusieurs auteurs donnent des versions différentes quant à
l’origine de ce nom Septimanie.
Photographie JeanFrançoisK
Dans un livre dédié à
Monseigneur Armand Bazins de Bezons Evêque de Carcassonne Abbé de Lagrasse, le
Révérend Père Bouges écrit :
« Pendant la minorité du jeune Almaric, Théodoric, roi
d’Italie, gouverna les états soit dans l’Espagne, soit dans la Septimanie, avec
tant de justice et de modération que les
peuples ne furent jamais plus heureux. On appela SEPTIMANIE le reste de
la Province Narbonnaise qui demeura aux Visigoths après les diverses conquêtes
que les Français avaient faites sur eux, elle consistait dans les villes de
Narbonne, Béziers, Nîmes, Agde, Carcassonne, Maguelone et d’Elne. Auparavant
écrit le Révérend Père Bouges Toulouse, Uzès et Lodève faisaient partie de
l’ancienne Septimanie, mais depuis qu’elles furent sous la domination des
Français, les Visigoths subsistèrent à la place de ces trois villes celle de
Carcassonne Maguelonne et d’Elne et les élevèrent au rang de Cité, environ l’an
530 et ensuite les firent ériger en évêchés pour conserver le même nombre de
Cités qui étaient dans l’ancienne Septimanie ».
Wikipédia
La Septimanie, appelée Gothie correspond en fait à l’ancienne
région française Languedoc Roussillon.
Dans un ouvrage de Sidoine Appolinaire ( homme politique, évêque , écrivain gallo romain Préfet de Rome en 468, évêque d'Auvergne en 471) on trouve l’expression
de Septimanie,
Ancienne province Gallo Romaine qui était occupée par la 7ème
légion Romaine mais précise l’auteur le nom de
Septimanie pouvait aussi provenir des 7 villes Toulouse, Béziers, Nîmes,
Agde, Maguelone, Lodève et Uzès.
La Province Narbonnaise était la plus importante des 7
Provinces Romaines,
les deux Aquitaines, la Novempopulanie (pays des 9 peuples ou Aquitaine 3ème), la Viennoise, les deux
Narbonnaises et la province des Alpes Maritimes qui constituaient l’ancienne
partie des Gaules.
Par The_Roman_Empire_ca_400_AD.png: Cplakidasderivative work: Jbribeiro1 — Ce fichier est dérivé de : The Roman Empire ca 400 AD.png:, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30279576
Par The_Roman_Empire_ca_400_AD.png: Cplakidasderivative work: Jbribeiro1 — Ce fichier est dérivé de : The Roman Empire ca 400 AD.png:, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30279576
D’autres ont pensé que le mot Septimanie pourrait provenir du
nom de la ville de Béziers appelée par les anciens Septimanorum mais
également de Cap de Sète ou de Saint
Gilles.
Que choisir pour origine du nom de SEPTIMANIE ??? entre la 7ème Légion Romaine,
les 7 Villes, les 7 évêchés, Béziers, Cap de Sète, ou Saint Gilles ???
Que choisir pour origine du nom de SEPTIMANIE ??? entre la 7ème Légion Romaine,
les 7 Villes, les 7 évêchés, Béziers, Cap de Sète, ou Saint Gilles ???
lundi 29 juillet 2019
la garde et la défense de la cité 3
Texte JP Oppinger
3/ L’organisation de la garde dans la Cité royale
Le régime normal en temps de
paix comporte une permanence de jour à chacune des entrées principales et une
surveillance de nuit sur la fortification.
Les gardes du jour sont
présents en permanence à la porte, de l’ouverture à la fermeture. Ils portent
la tenue complète, ceints de l’épée. Ils peuvent déposer leurs casques à portée
de main mais doivent garder leur masse d’armes au poignet.
Quand des étrangers arrivent,
ils doivent se présenter au corps de garde où ils sont interrogés. Avant de
pouvoir entrer, ils doivent décliner leur identité et « donner cognoissance avec qui ils ont à
besoigner et laisser le harnois à la porte ».
Pour la garde de nuit, quand
toutes les portes sont fermées, la compagnie fournit un contingent journalier
de 34 hommes en armes et 4 trompettes. Suivant l’ordre de roulement, chaque
sergent est de tour une nuit sur trois, la « tersa neyt ».
Les hommes en
service se rendent au lieu de rassemblement quand les cloches sonnent le
« premier coup des vêpres ». La troupe rassemblée est
divisée en 3 groupes. Le premier comprend 18 hommes de garde à poste fixe et
les 4 trompettes, les deux autres, les groupes mobiles, 8 hommes chacun. Les
hommes de garde à poste fixe se présentent au rassemblement également en tenue
complète, armés de leurs arbalètes garnies et de leurs épées. Les hommes des
groupes mobiles portent uniquement leurs épées.
A la tombée du
jour quand retentit la sonnerie d’avertissement, le groupe de 18 hommes se
répartit sur l’enceinte intérieure (l’extérieure restant inoccupée). En silence, les sergents, 2 par 2,
gagnent 9 emplacements fixes sur le rempart, déterminés par le connétable, pendant
que chacun des trompettes se dirige vers l’un des points cardinaux. Les 9
sentinelles doubles doivent rester toute la nuit à leur poste fixe sur la
muraille et tenir le contact avec les sergents de ronde des groupes mobiles qui
passent dans les lices.
Un des groupes mobiles a sa
place dans le corps de garde intérieur de la porte Narbonnaise, l’autre dans la
loge de l’avant-porte, derrière l’accès qui est, de nos jours, le pont levis.
Aux heures ordonnées, 2 hommes du groupe font le tour des lices, 12 tours en
hiver, 8 tours en été.
Si les sergents postés sur le
chemin de ronde, les serjans dels gaytz, ne répondent pas
aux appels que leur adressent les binômes du groupe mobile lors de leur
passage, les serjans del stalgayt, ils sont punis le lendemain matin.
Les trompettes se tiennent
dans les tours qui leur sont affectées et exécutent à heures fixes les
sonneries réglementaires.
Le connétable ou son
lieutenant effectuent des contrôles inopinés et punissent de privation de
solde tous les manquements de tenue ou d’exécution de service.
A l’intérieur de la Cité, la sécurité est assurée
par des patrouilles d’habitants dans les ruelles.
Les portes de la ville sont ouvertes après le
rassemblement de la garde descendante par les soins des quatre maîtres-portes.
En 1308, l’évêque Pierre de Rochefort fonde la confrérie
de Saint-Louis, à laquelle adhèrent les sergents de la Cité qui se
trouvent ainsi « fédérés » pour la première fois. Suite à la demande
des sergents adressée à Philippe VI lors d’une visite à Carcassonne, une
ordonnance royale stipule en 1335 l’hérédité de l’office en faveur des fils,
des frères ou des neveux des sergents décédés à condition toutefois que ces
derniers aient les aptitudes nécessaires.
L’instauration du régime successoral entraîne un
changement radical de l’attitude de sergents. On voit peu à peu apparaître de
véritables dynasties de sergents, ces derniers n’hésitant pas à pénétrer dans
le processus des alliances familiales.
Le caractère de perpétuité s’exprimera plus tard, au XVI°
siècle, par le vocable « morte-paye », appliqué très
improprement aux membres de la milice.
Placé sous les ordres du capitaine gouverneur de la Cité,
le corps des mortes-payes continua d’exister jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
Cependant, son entretien et son équipement en armes incomba progressivement aux
consuls qui, en l’absence du gouverneur, exerçaient le contrôle et la police
des gardes. Ceux-ci devaient assurer un service de garde en armes de 24 heures
à la Porte Narbonnaise. Ils devaient également être présents lors de cérémonies
comme la fête patronales, la messe dominicale ou toute manifestation
officielle.
C’est en 1790 que le corps fut dissout et qu’il fut
enjoint aux mortes-payes d’incorporer la garde nationale.
Sources :
- POUX,
J. : « La Cité de Carcassonne, Histoire et description,
L’épanouissement » tome I, Privat 1931
- BLANC, J et alii : « La Cité de Carcassonne,
des Pierres et des hommes », Grancher 1999
mardi 23 juillet 2019
La Garde et la défense de la Cité 2
Texte de JP Oppinger
La garde et la défense
de la Cité
2/ Les débuts dans la Cité royale
Les châtellenies des Trencavèl
s’éteignent après la prise de la Cité par les Croisés en 1209 ; les estagers
du vicomte montrent bien moins d’attachement à leurs nouveaux maîtres, les envahisseurs
du Nord.
Blanche de
Castille et Louis IX décident donc de créer à Carcassonne une MILICE
ROYALE, mercenaire et permanente, de 220 hommes placés sous les ordres
d’un connétable (constabularius),
domiciliés toute l’année dans la Cité. Les recrues doivent avoir les aptitudes
nécessaires pour être « bon
arbalestrier, bien tendant et traiant arbalestre, et bien souffisant au dit
office ».
Les premiers
sergents occupent la tour de la Vade (leur quartier général) dès 1245.
Il semble
que, durant tout le XIII° siècle, les recrues originaires des provinces du Nord
sont beaucoup plus nombreuses que l’élément local ; les nouveaux maîtres
n’ont pas trop de confiance dans la population occitane…
Des mandements royaux de 1286
concernent les nominations à des sergenteries de Carcassonne. Le roi peut
pourvoir à une vacance entraînée par la démission ou la mort d’un
titulaire ; il peut également destituer un sergent indigne et le remplacer
par un homme de son choix.
Les lettres de provision sont
établies sous forme de mandement et scellées d’un sceau pendant ; elles
sont remises directement au bénéficiaire qui les présente lui-même au sénéchal
chargé de les exécuter.
Le plus souvent, les brevets
de sergents énoncent expressément l’affectation des titulaires ; parfois
cependant, les termes du mandement sont élargis pour faciliter au sénéchal de
donner satisfaction à un favori du roi, quelle que soit au même moment la
situation des effectifs.
Et il semble que Louis IX surveillait de
près l’ordre des mutations. Vers 1254, il avait enjoint au sénéchal de
Carcassonne de réserver à son protégé, Senebrun de Darne, la première solde
journalière de douze deniers tournoi qui viendrait à être disponible à la Cité.
Le sénéchal, ayant omis d’obéir, se vit infliger un sérieux avertissement…
Le connétable tient sa
commission du sénéchal agissant comme délégué du roi. Il réunit dans ses
attributions l’autorité sur la milice et la haute main sur l’organisation
intérieure de la défense, depuis l’entretien des fortifications jusqu’au détail
de l’armement et au service des approvisionnements (G. Besse le désigne comme
« chef de guerre et capitaine de
ville »). Comme « Lieutenant du sénéchal », le connétable
participait au gouvernement militaire de la sénéchaussée.
Sous l’autorité du connétable,
les sergents d’armes assurent la garde de la Cité. Leurs obligations de service
sont finalement définies par un règlement du XIV° siècle dont les dispositions
se trouvent dans un mémoire de 1483 (surement influencé par la règlementation des
châtellenies).
Ce corps participe aussi aux festivités de la Cité.
Durant la fête du Papegay (occitan : perroquet), les sergents
participent à un concours de tir à l’arc devant la tour de la Vade. Pour la
Saint-Louis (25 août), les mortes-payes assistent à la messe en l’église
Saint-Sernin et reçoivent leur solde devant la tour du Tréseau.
« Les mortes-payes »
La fête du Papegay
et une procession où l’on distingue les mortes-payes en armes juste derrière
l’évêque.
Viollet le Duc, qui a visé cette époque dans sa
restauration, nous donne, dans son élan romantique de faire ici aussi le
maximum, un nombre des « hommes strictement nécessaires pour défendre la
Cité » de 1323 (détails voire Viollet le Duc « La Cité de
Carcassonne », Bélisane 2004, p.74 ; il attribue déjà 20 hommes à
chaque tour). En temps de crise,
le roi devait envoyer les renforts nécessaires, comme il l’avait fait en 1240.
Il fallait bien les hommes pour servir les tours des deux enceintes, les
barbacanes, les courtines, les portes et l’enceinte du château.
lundi 22 juillet 2019
dimanche 21 juillet 2019
Garde et défense de la Cité
Texte de JP Oppinger
Mais comment étaient organisées la
garde et la défense de la Cité ?
1/ Du temps de la dynastie Trencavèl
En 1124,
Bernat Aton IV Trencavèl réussit à se rendre définitivement maître de
Carcassonne.
Il
réorganise la défense de la Cité avec un Corps de Châtelains où il a remplacé les
aristocrates locaux qui s’étaient révoltés contre lui par des hommes fidèles,
capables de lui donner conseil et soutien. Ces vassaux constituent le noyau de
la cour de Bernard Aton et de ses successeurs.
La Cité compte seize
châtellenies liées les unes aux autres sur tout le développement de l’enceinte
gallo-romaine qui forment autant de vertèbres de la défense.
Le
châtelain, baron vassal, est assujetti à l’estaga (vient de l’estatga :
séjour, permanence) qui comprend deux catégories d’obligations militaires.
La première
est le devoir d’assurer dans son district et à la tête de ses hommes, la
permanence du service de garde et de guet, concourir, au besoin, à la défense
générale de la Cité et de ses faubourgs.
La deuxième
concerne un engagement formel de résidence. Le châtelain doit occuper la maison
d’habitation qui dépend de son office, pendant une durée qui n’est jamais
inférieur au tiers de l’année. Il doit y résider en personne, entouré de ses
familiers. Son temps normal de séjour varie, suivant l’importance de sa
châtellenie pour la défense, du terme de base de 4 mois jusqu’à un terme de 12
mois consécutifs.
A la châtellenie est attaché
l’attribution d’un fief (bien, droit ou revenu qu’un vassal tient de son
seigneur). Ce fief se décompose en deux parts, situées l’une à l’intérieur,
l’autre hors des murs de la Cité. La part intérieure embrasse un secteur de
front de fortification avec une tour principale qui est l’emblème de l’office
et qui sert de donjon à une maison d’habitation édifiée dans le voisinage de la
muraille. La part extérieure du fief comprend une dotation territoriale, tirée
de la redistribution des biens des insurgés. Les premiers qui furent pourvus de
cet emploi et qui jouirent des privilèges sont :
Pierre de Lauran, Arnaud Pelapouil, NIchole, Bernard
Pons, Pierre de Calengs, Guillaume Calmet, Pierre Pelapouil, Roger de
Pennautier, Bernard de Canet, Guillaume Roger.
Le châtelain est investi par le
vicomte dans la forme solennelle du contrat féodal de l’époque, documenté dans
des chartes successives. La jouissance du patrimoine noble qui lui est dévolu
n’est limitée que par le droit d’intervention du suzerain, en matière
d’aliénation.
Le baron vassal ne peut vendre
ou engager sa terre sans l’assentiment du vicomte. Par réciprocité, le
caractère héréditaire de la tenure protège le bénéficiaire loyal contre le
caprice du suzerain qui pourrait être tenté de reprendre le fief sans raison.
En recevant l’investiture, le
châtelain prête serment de fidélité : il jure de respecter et de défendre
la personne du vicomte ainsi celle de la vicomtesse et des héritiers de la
dynastie.
Retenons bien : la
châtellenie du XII° siècle est un office militaire noble.
mardi 16 juillet 2019
La Tour Carrée de l’Évêque 2011, La Tour de l'Inquisition 2019
Photographie Archives Nationales.
Le 16/07/2011 Journal l’Indépendant
La tour carrée de l'Évêque endommagée par le feu
d'artifice
C'est un incident extrêmement rare qui s'est produit
jeudi soir, à l'occasion du feu d'artifice du 14-Juillet. L'une des centaines
de fusées tirées depuis la Cité est en effet retombée sur la tour carrée de
l'Évêque. Située côté ouest, entre le château Comtal et la basilique
Saint-Nazaire, cette tour date du XIIIe siècle.
Jeudi soir, "un début d'incendie s'est déclaré
sur la toiture de la tourelle d'escalier de la tour", explique Lionel
Arnault, administrateur par intérim du château et des remparts de la Cité pour
le Centre des monuments nationaux.
Les pompiers, qui se trouvaient déjà à la Cité en
raison du feu d'artifice, sont rapidement intervenus sur les lieux. Le colonel
Henri Benedittini, qui dirige le Service d'incendie et de secours de l'Aude,
était sur place.
Ils ont aussi été renforcés par d'autres sapeurs venus
de Carcassonne, ainsi que par des agents de la Ville, de l'Hôtel de la Cité
tout proche et des Monuments nationaux.
Mais la difficulté d'accès de la charpente en bois
leur a compliqué la tache. L'incendie qui s'est déclaré vers 22 h 50 n'a été
totalement maîtrisé qu'à 1 h 40.
Remparts fermés au public
Les Monuments nationaux rappellent que "toutes
les autorisations requises avaient été obtenues et les conditions de sécurité
renforcées", histoire d'éteindre toute polémique.
"Par mesure de précaution", hier, le
parcours de visite des remparts ouest-est a été fermé en partie aux visiteurs.
Le Centre des monuments nationaux "mobilise toutes ses équipes pour
permettre une réouverture le plus rapidement possible".
Si des débuts d'incendies causés par des fusées et
pétards du 14-Juillet se sont déjà produits sur des habitations, c'est la
première fois que le monument en fait les frais.
Jeudi soir, un autre départ de feu, également causé
par des fusées, a été enregistré à proximité immédiate de l'église Saint-Gimer,
au pied de la cité. L'intervention rapide des pompiers a là aussi évité une
propagation.
Journal l'indépendant le 16 /07/ 2019
Bruno Coince, pour
L'indépendant
Dimanche soir à Carcassonne,
lors du traditionnel spectacle pyrotechnique donné à la Cité médiévale, la
toiture de la tour de l'Inquisition a pris feu.
Carcassonne : un feu détruit la charpente du toit dans
la tour de l'Inquisition, à la Cité
Le soir du dimanche 14 juillet, à Carcassonne, à la Cité médiévale, la
toiture de la tour de l'Inquisition a pris feu. Plus exactement, ce sont des
charpentes qui ont été la proie des flammes. L'incident s'est produit en plein
feu d'artifice.
Les sapeurs-pompiers qui se trouvaient sur place dans
le cadre de la sécurité sont intervenus dès que l'alerte a été donnée, vers
environ 23 heures, et ils ont rapidement maîtrisé le sinistre. Ils sont restés
sur les lieux jusqu'à 7 heures du matin afin de surveiller les cendres.
Le président des
Monuments nationaux attendu
De l'extérieur, les dégâts ne se voient pas. "A
priori, d'après ce qu'on a pu constater, il semblerait qu'il n'y ait pas de
risques pour la structure", déclare Christophe Varennes, l'administrateur
du Château et des remparts de la Cité. "Le président national des
Monuments nationaux, qui se trouvait dimanche soir sur un autre site, vient à
Carcassonne ce lundi matin afin de se rendre compte des dégâts. Pour l'instant,
il est encore trop tôt pour établir une estimation financière".
Une enquête devrait être ouverte pour déterminer les
causes de ce sinistre. Rappelons qu'en 2011, la tour carrée de l'Evêque avait
été elle aussi endommagée lors du feu d'artifice. Une fusée avait mis le feu à
la toiture.
Photographie Archives Nationales
Photographie Archives Nationales
16/07/2019 Tour de l'Inquisition Journal La Dépêche du Midi
Dimanche soir, à Carcassonne, à la Cité médiévale, la toiture de la tour de l'Inquisition a pris feu, d'après nos confrères de L'Indépendant. Plus exactement, ce sont des charpentes qui ont été la proie des flammes. L'incident s'est produit en plein feu d'artifice. Les sapeurs-pompiers qui se trouvaient sur place dans le cadre de la sécurité sont intervenus dès que l'alerte a été donnée, vers environ 23 h, et ils ont rapidement maîtrisé le sinistre. Ils sont restés sur les lieux jusqu'à 7 h du matin afin de surveiller les cendres..
De l'extérieur, les dégâts ne se voient pas. "A priori, d'après ce qu'on a pu constater, il semblerait qu'il n'y ait pas de risques pour la structure", déclare Christophe Varennes, l'administrateur du Château et des remparts de la Cité. "Le président national des Monuments nationaux, qui se trouvait dimanche soir sur un autre site, vient à Carcassonne ce lundi matin afin de se rendre compte des dégâts. Pour l'instant, il est encore trop tôt pour établir une estimation financière".
Une enquête devrait être ouverte pour déterminer les causes de ce sinistre. Rappelons qu'en 2011, la tour carrée de l'Evêque avait été elle aussi endommagée lors du feu d'artifice. Une fusée avait mis le feu à la toiture.
lundi 1 juillet 2019
Journée festive chez le baron Loupia des Terres Hautes des Albarels
Depuis quelques jours une chaleur caniculaire s'abat sur toute la France et notamment sur notre région avec des température dépassant les 40 degrés.!.
C'est devenu une tradition, le repas de fin d'année se déroule pour les Ciutadins, dans le domaine des Albarels du Baron de Loupia et comme d'habitude ce fut une journée fort agréable.
Pour l'apéritif fallut faire attention, cette chaleur donnait soif, chercher l'ombre sous un poirier fort ancien ou sous le mûrier platane et s'accrocher aux branches étaient les principales préoccupations de ce dimanche à midi sous un soleil de plomb.
Ces dames n’étaient pas les dernières à picorer
et à plaisanter
Après cette mise en train, comme il se doit toujours de façon raisonnable, le repas pouvait commencer sous la tonnelle ombragée du maître des lieux.
Au menu du melon avec chiffonnade de jambon, un couscous royal, une salade bio de la Piège, un plateau de fromage apporté par Danièle et des glaces pour terminer.
Pour les vins nous avons dégusté du vin rouge du domaine du baron de Loupia et du rosé frais à souhait de Sébastien Arino de la Fontaine Grande, vins excellents, de grande qualité et toujours apprécié par les " Ciutadins" à boire cependant avec modération surtout dans cette période caniculaire.
Comme d'habitude tous les repas se terminent par des chansons, aujourd'hui, Jean notre barde, nous a régalé par des chants occitans en particulier le Chant de Védrines.
Le baron quant à lui entonnait des chansons paillardes
soutenu par Guitou.
Une bien belle après midi, du partage, du bonheur et des plaisirs simples. Un grand merci à notre dévouée et active trésorière Cathy et bonnes vacances à tous.
la chanson de Védrines
E qu'es aquò que s'entend dins la bruma ?
Qu'es aquel bruch, es un aucèl sens pluma ?
Que fa tuf - tuf, que ronfla e que fuma
Monta, descend e vira coma vòl.
Qu'es aquel bruch, es un aucèl sens pluma ?
Que fa tuf - tuf, que ronfla e que fuma
Monta, descend e vira coma vòl.
Le cap levat nòstre pòble frissona...
Cerca dals èlhs que pòt èsser aquel fòl...
Mès coma ven de devèrs Carcassona
Canta a plen garganhòl.
Cerca dals èlhs que pòt èsser aquel fòl...
Mès coma ven de devèrs Carcassona
Canta a plen garganhòl.
Aquò que bronzina
Es le motur de Vedrina
Qu'a chaval sus sa machina
Fila coma un rat...
Parèlh a l'esclaire
Aquí es a son afaire
Sembla que nade dins l'aire
Coma un passerat
Aquí es a son afaire
Sembla que nade dins l'aire
Coma un passerat
Dins lo cèl blau e lis coma una glaça
Gaitatz amics aquel punt dins l'espaça
Que pauc a pauc grossís e se desplaça
Qu'aisidamnet escalada tant naut.
Es un utís fait de boès e de tèla,
Per le menar cal pas èsser un nigaud
Veiràs un jorn crebarà las estèlas
E nòstre solelh tant caud.
Per le menar cal pas èsser un nigaud
Veiràs un jorn crebarà las estèlas
E nòstre solelh tant caud.
E se les vièlhs que son mòrts a la guèrra
O dins lor lèit se levavan de tèrra
Eles qu'an pas jamai sauput çò qu'èra
Que de volar serián al desespèr
O dins lor lèit se levavan de tèrra
Eles qu'an pas jamai sauput çò qu'èra
Que de volar serián al desespèr
Las mans sul Cap davant aquel miracle
Estabosits, un frisson dins le còr
S'amagarián en cridant es le diable
Que nos ven de l'infèrn".
Estabosits, un frisson dins le còr
S'amagarián en cridant es le diable
Que nos ven de l'infèrn".
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